Sermon du : 02.10.2026 prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad

La confiance exemplaire du Messie Promis (as) en Allah

Sermon du vendredi prononcé le 2 octobre 2026 par Sa Sainteté Hadhrat Mirza Masroor Ahmad (aba), Calife de la Communauté musulmane Ahmadiyya, à la mosquée Moubarak d’Islamabad, Tilford (Royaume-Uni). Transcription établie à partir de la traduction française diffusée par MTA Français.

Après le Tashahhoud, le Ta‘awwoudh et la récitation de la sourate Al-Fâtiha, Hadhrat Mirza Masroor Ahmad (aba) a déclaré :

Une révélation au jour du décès de son père

Évoquant la grâce d’Allah à son égard depuis sa jeunesse, la manière dont Allah l’a traité et la confiance qu’il plaçait en Allah le Tout-Puissant, le Messie Promis (as) déclare :

« Il y a environ trente ans de cela, lorsque mon père – que Dieu le couvre de Sa miséricorde – tomba malade dans sa vieillesse, le jour même où sa mort était décrétée, vers midi, j’ai reçu de la part de Dieu cette révélation, dont la traduction est : “Par le ciel et par ce qui apparaît la nuit.” »

Expliquant cela, le Messie Promis (as) déclare :

« En même temps, il fut mis dans mon cœur que c’était une allusion à sa mort, et que cela signifiait : “par le ciel et par l’événement qui surviendra au moment du coucher du soleil”. Ce fut, de la part d’Allah le Tout-Puissant, une expression de condoléance, c’est-à-dire de réconfort, envers Son serviteur. J’ai alors compris que mon père décéderait au coucher du soleil, et plusieurs autres personnes ont été informées de cette révélation. Je jure par Celui en la main de qui se trouve mon âme – et c’est l’œuvre d’un Satan réprouvé que de forger un mensonge à Son sujet – que cela se réalisa exactement ainsi.

Ce jour-là, la maladie principale de mon père, une colique néphrétique, avait disparu ; il ne souffrait plus que d’une légère dysenterie. Même alors, il ne présentait pas de faiblesse excessive et il se rendit aux toilettes par ses propres moyens, sans aucune aide. Lorsque le soleil se coucha et qu’il revint s’asseoir sur sa couchette, à peine fut-il assis que le râle de la mort, ce bruit caractéristique de l’agonie, commença. Puis sa respiration devint saccadée. C’est dans cet état qu’il m’a parlé, puis il s’est allongé. Jamais auparavant je n’avais vu quelqu’un parler avec autant de clarté et de fermeté au moment même de l’agonie. Immédiatement après, au moment même où le soleil se couchait, il quitta ce monde périssable.

Ce fut la première révélation, la première prophétie parmi toutes celles que Dieu me manifesta. À midi, Dieu m’informa que cela allait arriver, et au coucher du soleil, cette nouvelle s’accomplit. J’ai de quoi en être reconnaissant et je n’oublierai jamais qu’au moment du décès de mon père, Dieu le Tout-Puissant m’a consolé et qu’Il a juré par la mort de mon père, de même qu’Il a juré par le ciel.

Ceux chez qui l’esprit satanique est en effervescence s’étonneront qu’il soit possible que Dieu accorde à quelqu’un une telle grandeur qu’Il jure par la mort de son père, la considérant comme une si grande affliction. Mais je jure à nouveau par le Dieu Tout-Puissant que cet événement est vrai, que c’est Dieu Lui-même qui m’en a informé à titre de consolation, et que tout s’est manifesté en conformité avec ce qu’Il m’avait dit. »

« Dieu ne suffit-Il pas à Son serviteur ? »

« Lorsque j’ai été informé que mon père décéderait après le coucher du soleil, j’ai été peiné par cette nouvelle, comme l’exige la nature humaine, car l’homme est porté à s’inquiéter. La plupart des aspects de notre subsistance dépendaient de sa vie : il recevait une pension du gouvernement britannique ainsi qu’une somme considérable conditionnée par sa survie, et il bénéficiait de certains droits tant qu’il était en vie. C’est pourquoi cette pensée me traversa l’esprit : que se passerait-il après sa mort ? Et la crainte s’installa dans mon cœur que des jours de détresse et de souffrance ne nous attendent.

C’est alors que Dieu me fit cette révélation : “Dieu ne suffit-Il pas à Son serviteur ?” Avec cette révélation divine, mon cœur fut tellement fortifié que ce fut comme si un chagrin profond, une blessure gravement douloureuse, guérissait instantanément sous l’effet d’un baume. En vérité, il a été maintes fois constaté que la révélation divine possède cette propriété intrinsèque d’apporter le réconfort au cœur, et la racine de cette propriété est la certitude qui naît de la révélation divine. »

C’est-à-dire qu’il avait la certitude que c’était la parole d’Allah, et Allah avait dit : « Dieu ne te suffit-Il pas ? » Désormais, il avait cette certitude et n’avait besoin de rien d’autre ; il n’y avait plus lieu de s’inquiéter de qui que ce soit. Désormais, c’est en Allah qu’il plaçait sa confiance.

Il déclare :

« Quand j’ai reçu cette révélation, j’ai compris à ce moment-là que Dieu n’allait pas me laisser périr. J’ai alors donné cette révélation par écrit à un hindou nommé Malawa Mal, résident de Qadian, qui est toujours en vie, je lui ai relaté toute l’histoire et je l’ai envoyé à Amritsar afin que, par l’intermédiaire de Hakim Maulvi Muhammad Sharif Kalanauri, il fasse graver cette révélation sur une pierre précieuse sertie dans une bague et qu’il la rapporte. J’ai choisi cet hindou pour cette tâche dans le seul but qu’il devienne témoin de cette grandiose prophétie, et que Maulvi Muhammad Sharif en devienne également témoin.

C’est ainsi que, par l’intermédiaire de ce Maulvi Sahib, cette bague fut fabriquée pour seulement cinq roupies. On me l’a rapportée ; elle est toujours en ma possession et, par la grâce d’Allah, elle est conservée jusqu’à ce jour. Cette révélation m’a été faite à une époque où toute notre subsistance et notre bien-être dépendaient entièrement du seul et modeste revenu de mon père. Aucun étranger ne me connaissait : j’étais un homme inconnu, plongé dans l’anonymat, dans un village isolé comme Qadian.

Puis, après cela, Dieu, conformément à Sa prophétie, a tourné le monde vers moi et m’a apporté une aide financière par des victoires si constantes que je n’ai pas les mots pour exprimer ma gratitude. Considérant ma propre condition, je n’avais même pas l’espoir de recevoir dix roupies par mois. Mais Dieu le Très-Haut, qui élève les pauvres de la poussière et réduit les orgueilleux en poussière, m’a secouru d’une telle manière que je peux affirmer avec certitude qu’à ce jour, près de trois cent mille roupies ont été reçues, et peut-être même davantage. Pour se faire une idée de ce revenu, il faut considérer que depuis des années, le seul Langar Khana, la cuisine communautaire, coûte en moyenne jusqu’à mille cinq cents roupies par mois, et que les autres postes de dépenses, à savoir la madrasa et l’impression des livres, s’y ajoutent. On peut donc constater avec quelle clarté, quelle puissance et quelle magnificence cette prophétie s’est accomplie. »

Le témoignage de son avocat

Même d’autres personnes reconnaissaient la confiance que le Messie Promis (as) plaçait en Dieu et son attachement à la vérité. Maulvi Fazl Din raconte qu’une personne avait commencé à s’opposer au Messie Promis (as) au cours d’une assemblée. Maulvi Fazl Din, qui était avocat et assurait la défense du Messie Promis (as) dans l’affaire de tentative de meurtre, déclara alors avec une grande ferveur qu’il était convaincu de la personnalité grandiose et de la perfection morale de Mirza Sahib :

« J’ai vu de nombreuses personnes pieuses modifier leurs déclarations à la suite de conseils juridiques. Seul Mirza Sahib n’a jamais dévié de la voie de la vérité. Dans l’affaire de Martin Clark, je lui ai proposé une déclaration juridique en lui disant que le témoignage de l’accusé n’était pas fait sous serment. Après l’avoir lue, Mirza Sahib a dit qu’elle contenait un mensonge, et que Dieu ne permettait pas à l’accusé de mentir. Je lui ai répondu : “Vous vous mettez délibérément en difficulté.” Mirza Sahib a répondu : “Me mettre délibérément en difficulté, ce serait mécontenter mon Dieu en faisant une déclaration légale pour obtenir un avantage illégitime. Je ne peux pas faire cela, quoi qu’il arrive.” »

L’avocat raconte qu’à ce moment-là, le visage de Mirza Sahib reflétait une dignité et une ferveur particulières. Il déclara :

« Je n’ai jamais imaginé un instant que votre défense me serait utile. Ma confiance repose sur Dieu, qui voit mon cœur, et c’est à Lui que je m’en remets. Il sait tout. Retenez bien ceci : la déclaration que je fais aura plus d’effet que votre déclaration juridique. Et si, par hypothèse, le dénouement n’était pas favorable aux yeux du monde, c’est-à-dire si j’étais condamné, je serais heureux de ne pas avoir désobéi à mon Seigneur. »

Et c’est l’étonnante puissance de Dieu que Mirza Sahib a été acquitté grâce à sa déclaration. Cet avocat disait qu’il le croyait parfaitement intègre et qu’il lui vouait une très grande estime. Le Messie Promis (as) lui avait clairement affirmé que la profession d’avocat est un moyen terrestre qu’il faut utiliser, mais que sa confiance ne reposait que sur son Dieu ; c’est pourquoi il ne pouvait enfreindre aucun commandement d’Allah le Tout-Puissant, et il affirmait avec certitude que la décision serait en sa faveur. Même ceux qui n’appartenaient pas à la Communauté ne pouvaient s’empêcher d’en être influencés.

Les moyens et la confiance en Dieu

Il est rapporté que le Messie Promis (as) a dit que, selon l’idée des gens d’aujourd’hui, la civilisation consiste à ce que l’homme devienne esclave du monde, oublie Dieu et se livre au culte des moyens matériels. Mais selon Dieu le Tout-Puissant, la civilisation consiste à acquérir une confiance absolue en Lui, à ce que Sa grandeur et Sa majesté s’installent dans le cœur, et que le cœur acquière une véritable pureté. Et de cette confiance et de cette véritable pureté, la pratique du Messie Promis (as) nous donne l’exemple.

Le Messie Promis (as) avait l’habitude de donner des conseils à ceux qui lui prêtaient allégeance. Il disait souvent aux ahmadis qu’en entrant dans cette Communauté, il fallait d’abord changer de vie et opérer une transformation en soi ; que la foi en Dieu soit sincère et qu’elle soit utile en toute épreuve ; que les commandements d’Allah ne soient pas considérés avec légèreté ni comme insignifiants, mais que chaque commandement soit honoré, et que ce respect soit prouvé concrètement.

Et quelle en est la preuve concrète ? Il faut agir selon les commandements d’Allah. S’en remettre entièrement aux moyens, s’y fier exclusivement en abandonnant toute confiance en Dieu, c’est du polythéisme, et cela revient à nier l’existence de Dieu. Il donnait ce conseil à chaque personne qui prêtait allégeance : il faut tenir compte des moyens, mais jamais au point que cela mène au polythéisme. Il disait :

« Notre religion est que nous n’interdisons pas de tenir compte des moyens, mais nous interdisons de s’y fier. La main au travail et le cœur avec Dieu. »

C’est-à-dire que la main soit occupée au travail et le cœur absorbé dans le souvenir divin. Il doit en être ainsi.

Le Messie Promis (as) déclare encore :

« Il ne vous est pas interdit de recourir à la médecine et aux moyens, mais il vous est interdit de vous y fier. En définitive, seule la volonté de Dieu s’accomplira. Celui qui en a la force, la station de la remise totale en Dieu est supérieure à toute autre station. »

Il dit que Dieu a placé dans les médicaments des propriétés de guérison des maladies, et il est dit dans les hadiths que les médicaments ont des effets et qu’il existe un traitement pour chaque maladie. Mais se fier à ces moyens et croire que c’est uniquement par leur intermédiaire que l’on obtiendra le salut et le succès, cela relève du shirk et du kufr. Il ne faut jamais se fier aux moyens ; il faut plutôt préparer les moyens, puis placer sa confiance en Dieu afin que, s’Il le veut, Il rende ces moyens utiles. C’est aussi à Lui qu’il faut adresser ses prières, car c’est Son œuvre que de produire des résultats à partir des moyens. C’est cela, la confiance en Dieu.

La prière et la guérison

Il fut un jour question de maladie lors d’une assemblée, et le Messie Promis (as) déclara :

« Ma conviction concernant la guérison des maladies par la prière est telle que je ne peux exprimer tout ce que j’ai dans mon cœur à ce sujet. Le médecin, le guérisseur, le docteur atteint une certaine limite, s’arrête et se décourage. Beaucoup de gens écrivent encore des lettres désespérées parce que le docteur a déclaré la situation sans issue. Mais au-delà de cela, Dieu ouvre un chemin par la prière. La connaissance de Dieu et la confiance en Dieu, c’est justement que l’espoir surgisse et se développe au-delà des limites que les hommes ont fixées. Sinon, l’homme meurt alors qu’il est encore en vie. C’est précisément à partir de là que commence la connaissance d’Allah. »

Le compte rendu de cette assemblée a été publié dans le journal Al-Hakam ; dans celui d’Al-Badr, on trouve cette phrase supplémentaire :

« Notre véritable enseignement est que, même si tous les médecins du monde perdent tout espoir et prononcent un verdict de mort, si les moyens spirituels nécessaires sont réunis et qu’une attention et une supplication sincères sont offertes, alors, par l’acceptation de la prière, la guérison devient possible. »

À propos de la maladie de Hadhrat Maulvi Abdul Karim Sahib, il est écrit, en évoquant la confiance absolue du Messie Promis (as) en Dieu, que c’est précisément dans de telles circonstances que l’on peut mesurer la sincérité et la véritable affection d’une personne, la profondeur de sa foi en la puissance d’Allah et la solidité de son lien avec Dieu. En effet, dans des situations aussi critiques, surtout lorsque les médecins ont eux-mêmes perdu tout espoir, nul ne peut rester ferme, à l’exception de ceux qu’Allah Lui-même a purifiés et éclairés.

Au cours de la maladie de Maulvi Sahib, le Messie Promis (as) a donné un exemple remarquable de son amour profond, de son dévouement, de sa confiance et de son entière dépendance envers Allah le Très-Haut. C’est une preuve suffisante, pour une personne de discernement, du caractère divin du Messie Promis (as), de sa véritable relation avec Dieu, et du fait que si quelqu’un veut voir aujourd’hui l’exemple du Messager d’Allah (saw), personne ne surpasse le Messie Promis (as) à ce sujet, même si l’on cherche cet exemple dans le monde entier. Bien que Maulvi Abdul Karim Sahib soit décédé, le Messie Promis (as) n’a cessé de prier pour lui jusqu’au dernier moment, et quand l’heure est venue, il s’est résigné à la volonté d’Allah.

Le Messie Promis (as) déclare :

« La confiance en Allah consiste à réunir autant que possible les moyens que Dieu a établis pour atteindre un objectif, puis à se plonger dans la prière en disant : “Ô Dieu, c’est Toi seul qui en assures la bonne fin. Il y a des centaines de fléaux et des milliers d’épreuves qui peuvent détruire et anéantir ces mêmes moyens ; protège-nous de leur emprise et mène-nous à un véritable succès et à la destination souhaitée.” »

Le Messie Promis (as) déclare encore qu’en réalité, les gens sont tombés dans le doute ; c’est pourquoi ils ne s’abstiennent pas du péché, et chacun a sa part de négligence. Dieu veut maintenant que ces gens comprennent. De même qu’au temps de Noé, son fils avait dit : « Je vais me réfugier sur la montagne », ces gens disent – il parle ici de l’époque de la peste – qu’ils seront à l’abri de la peste grâce au vaccin. Or la chose la plus essentielle est la croyance en l’existence de Dieu ; sans cette conviction, les actions ne produisent jamais de bénédiction.

« Si les gens s’établissaient sur l’unicité divine dès aujourd’hui, ce fléau disparaîtrait dès aujourd’hui. Dieu observe les actions de l’homme pour voir s’il adhère au Tawhid ou non. Beaucoup d’actions sont contraires au Tawhid, même si l’on prétend le contraire d’une manière ou d’une autre : on est alors un menteur. C’est cela, l’impiété. La confiance placée de nos jours dans les moyens matériels est sans équivalent dans les temps anciens. Même si, en ces temps-là, il y avait de l’impiété et de la débauche, la crainte de Dieu était aussi présente dans les cœurs. »

Les précautions au temps de la peste

Hadhrat Sayyed Zain-ul-Abidin Shah Sahib relate qu’il se souvient parfaitement que, dès que la peste apparaissait dans la région ou dans la ville, le Messie Promis (as) ordonnait non seulement le nettoyage de sa propre maison, en prenant les dispositions nécessaires, mais organisait également le nettoyage de tout le quartier. Il donnait même l’ordre à tous ses compagnons de faire des fumigations dans leur maison avec du soufre, du feu, du phénol et du guggul – une résine qui s’écoule d’un arbre et qui sert de germicide. Il fallait utiliser ces produits et d’autres pour tuer les germes, c’est-à-dire recourir à ces moyens pour les éradiquer : faire des fumigations, utiliser du phénol, faire des pulvérisations.

Il disait que recourir aux moyens est aussi une façon de remercier Allah pour Ses bienfaits, que cela équivaut à se conformer à Son commandement, et que l’abandon des moyens est contraire à la loi divine. Le degré de la confiance en Dieu vient ensuite : en adoptant les moyens, il ne faut pas s’y fier, mais la véritable connaissance consiste à voir la main de Dieu le Tout-Puissant derrière ces moyens. Il faut utiliser toutes les méthodes, puis considérer que c’est Dieu le Tout-Puissant qui est derrière elles. Telle doit être la pensée, telle doit être la foi.

Hadhrat Dr Mir Muhammad Ismail Sahib a raconté que le Messie Promis (as) accordait une grande importance à la propreté, surtout durant les jours de la peste. Il prenait tant de précautions qu’il dissolvait lui-même du phénol dans l’eau et allait, de ses propres mains, le verser dans les toilettes et les égouts.

Hadhrat Mirza Bashir Ahmad Sahib déclare que, parfois, le Messie Promis (as) faisait accumuler un très grand tas de combustible dans la maison et faisait allumer un feu afin que les germes nuisibles périssent. Il avait également fait venir un très grand réchaud en fer dans lequel on brûlait du charbon et du soufre à l’intérieur des pièces, portes fermées. La chaleur était si intense que, même longtemps après que le réchaud eut refroidi, lorsqu’on ouvrait la pièce, elle était encore brûlante comme une fournaise.

Les prophètes, les moyens et l’unicité divine

Hadhrat Mirza Bashir Ahmad Sahib écrit encore :

« Les prophètes possèdent une grandeur étonnante : d’une part, ils tiennent tellement compte des moyens que l’observateur est tenté de croire qu’à leurs yeux, toute la question du décret et du destin repose entre les mains de ces mêmes moyens, et que si l’on n’en tient pas compte, rien ne peut réussir. D’autre part, ces prophètes ont un tel degré de confiance en Dieu qu’ils considèrent les moyens comme un insecte mort. Une personne à la vue superficielle est saisie d’étonnement devant cette situation.

Mais en réalité, l’attention que les prophètes accordent aux moyens ne vient pas de ce que ces moyens détiendraient les clés du destin et de la prédestination, mais de ce que les moyens sont créés par Dieu, et que le respect dû à Dieu l’exige. C’est même un commandement de Dieu que ces moyens créés soient dûment pris en compte. Par conséquent, parce que les prophètes se tiennent au plus haut rang dans l’obéissance aux commandements de Dieu, ils apparaissent également supérieurs aux autres dans la prise en compte des moyens. Mais leur véritable confiance ne repose sur rien d’autre que sur Dieu Lui-même. C’est en fait là le point de l’unicité divine, pour l’établissement duquel les prophètes sont envoyés.

Si l’on y réfléchit, cette position n’est pas facile ; elle exige une lutte constante et une foi extrêmement solide. Généralement, en employant les moyens, les gens oublient que toute la puissance et tout l’effet que ces moyens possèdent leur ont été conférés par Dieu, et qu’en eux-mêmes, ces moyens n’ont pas plus de valeur qu’un insecte mort. Cette faiblesse se retrouve, jusqu’à un certain point, même chez ceux qui prétendent croire en Dieu non pas de manière formelle, mais véritablement et avec la perspicacité du cœur. »

De la bouche, ils l’affirment, mais il y a une faiblesse dans l’état de leur foi. Si chacun réfléchit au fond de son cœur, il découvrira si sa foi est vraiment authentique ou s’il y a une faiblesse. Face aux difficultés, notre dépendance repose-t-elle sur les moyens, ou avons-nous une confiance totale en Allah le Tout-Puissant, l’utilisation des moyens n’étant qu’un effort extérieur conforme à Son commandement ? C’est là le point que tout croyant doit examiner.

Hadhrat Mirza Bashir Ahmad Sahib écrit :

« La foi verbale réside dans le cœur de tous les croyants, mais rares, très rares sont ceux dont le cœur est réellement illuminé par la réalité vivante de cette foi. Souvent, certaines personnes abandonnent les moyens en pensant que ce qui doit arriver arrivera ; en méprisant ainsi les ressources créées par Dieu, elles s’exposent à Sa colère et subissent des pertes. D’autres s’accrochent aux moyens de telle sorte qu’il semble que Dieu ne soit rien et que tout ce qui doit arriver doive arriver par ces moyens. Ces deux groupes sont éloignés du droit chemin et demeurent enveloppés dans le voile de l’obscurité. Seul est dans le vrai celui qui, suivant la tradition des prophètes, tient pleinement compte des moyens, mais dont le cœur reste imprégné de cette foi vivante : derrière ces moyens existe une autre puissance, sous l’impulsion de laquelle tout ce système fonctionne, et sans laquelle tous ces moyens sont absolument morts et inefficaces. Mais atteindre ce degré de foi et y demeurer exige également un effort constant. »

La toux guérie par une révélation

La confiance en Dieu des serviteurs rapprochés a aussi une grandeur singulière : d’une part, ils mettent en œuvre les moyens de telle sorte qu’un mondain pourrait croire que toute leur confiance repose sur ces moyens ; mais parfois, ils les abandonnent comme s’ils n’en avaient pas besoin. Cette manifestation de la confiance en Dieu se retrouve également dans la vie du Messie Promis (as).

Ainsi, Hadhrat Musleh Maoud (ra) raconte que, deux ou trois ans avant le décès du Messie Promis (as), celui-ci fut atteint d’une toux sévère :

« J’étais alors jeune et j’étais chargé de lui administrer ses médicaments. Naturellement, celui à qui l’on confie une tâche commence à considérer comme son droit de s’immiscer dans ce qui l’entoure. Je considérais qu’en ma qualité de préparateur des médicaments, j’avais aussi le droit d’intervenir quelque peu dans son alimentation. Ainsi, à titre de conseil, j’avais l’habitude de lui recommander de ne pas manger ceci ou cela. Les prescriptions du premier Calife étaient préparées et utilisées, ainsi que des médicaments anglais, mais la toux ne cessait d’empirer.

Cet événement date de 1907. Abdul Hakim, l’apostat, avait écrit que Mirza Sahib – que Dieu nous en préserve – allait contracter la tuberculose et en mourir. C’est pourquoi nous craignions qu’il ne trouve, même à tort, le moindre prétexte de se réjouir, et je prenais de grandes précautions. Mais tout s’aggravait. Il en souffrait beaucoup, et il avait parfois des quintes si longues qu’il semblait que sa respiration allait s’arrêter.

Un ami est alors venu de l’extérieur et a apporté des fruits en cadeau – on avait l’habitude d’apporter des fruits aux malades. Je les ai présentés au Messie Promis (as) en disant : “Voici ce qui a été apporté.” Il les a regardés, puis il a pris un fruit ; c’était probablement une banane. Comme c’était moi qui donnais les médicaments, il m’a demandé, peut-être pour me donner une leçon : “Qu’en est-il de la banane en cas de toux ?” J’ai répondu : “Ce n’est pas bon du tout.” Le Messie Promis (as) a souri et n’a pas répondu. Il a commencé à éplucher la banane et à la manger. J’ai fait remarquer que la toux était très forte et que ce n’était pas bon pour la toux. Il a souri et a continué à manger. Dans mon ignorance, j’ai de nouveau insisté qu’il ne fallait pas en manger. Il a encore souri et a dit : “Je viens de recevoir une révélation selon laquelle la toux a disparu.” Et la toux a disparu dès cet instant. »

Aucun médicament n’a été utilisé, aucune précaution n’a été prise ; au contraire, on avait fait un écart. Pourtant, la toux a disparu, alors qu’un traitement suivi pendant un mois ne l’avait pas fait disparaître. C’est donc une intervention divine. Certes, une mauvaise hygiène de vie provoque des maladies et les traitements apportent la santé. Mais si Allah le souhaite, Il peut intervenir. C’est pourquoi Allah a enseigné à l’homme l’arme de la prière, afin qu’il se présente devant Dieu et Lui dise : « Je ne veux pas être livré à moi-même. Je suis lassé de mes circonstances. Interviens, par Ta grâce, dans mes affaires. » Et lorsque Allah voit que Son serviteur s’en est remis à Lui et désire qu’Il intervienne dans ses affaires, alors Il le fait. C’est cela, placer sa confiance en Allah. J’en dirai davantage à ce sujet ultérieurement, inchâ’Allah.

Prières funéraires

À présent, je souhaite mentionner quelques personnes décédées récemment, dont je dirigerai la prière funéraire après la prière du vendredi.

Mohammed Rahman Sahib (Bengale-Occidental, Inde)

Le premier est Mukarram Mohammed Rahman Sahib, de Baladpur, au Bengale-Occidental, en Inde. Il est décédé ces derniers jours à l’âge de 76 ans. Par la grâce d’Allah, le défunt était moussi. Il laisse dans le deuil, outre son épouse, une fille et trois fils. L’un de ses fils, Mofizur Rahman, est missionnaire et est en poste en Bosnie ; un autre, Shahnour Rahman, est également missionnaire et sert en Inde. De même, Sabir Ali, l’un des gendres du défunt, est aussi missionnaire de la Communauté. On peut donc les considérer comme une famille de gens dévoués au service de la Communauté. Son fils étant missionnaire en poste à l’étranger, il n’a pas pu assister aux funérailles et à l’inhumation de son père.

Il écrit que l’Ahmadiyya est entrée dans leur famille à l’époque du premier Calife, lorsque leur grand-père a prêté allégeance et rejoint la Communauté. C’était une personnalité influente qui jouissait d’une position sociale élevée dans sa région ; mais après avoir embrassé l’Ahmadiyya, il a sacrifié sa position sociale et ses anciennes relations pour la cause de la religion. Il a remis la grande mosquée qu’il administrait aux non-ahmadis et a fait construire une mosquée séparée, la première mosquée de la Communauté Ahmadiyya du Bengale-Occidental, nommée Baitul Awwal.

Après avoir accepté l’Ahmadiyya, la famille a dû faire face à l’opposition. Le défunt racontait que l’on empêchait même les gens des environs de vendre à sa famille des produits de première nécessité. Les ahmadis étaient persécutés de différentes manières, et pour obtenir les provisions nécessaires, il fallait parfois parcourir 40 à 50 kilomètres en bateau sur la rivière. Malgré ces dures épreuves, Dieu a maintenu la famille ferme dans la foi.

Le défunt, qui était membre d’un parti politique, a abandonné les activités mondaines ; l’idée lui est venue de se rendre à Qadian pour servir la religion. Il y a suivi une formation pendant quelques années et a eu le privilège de servir à la mosquée Moubarak pendant plusieurs mois, où il a également fait quelques rêves bénis. Son amour profond pour le Saint Coran, sa dévotion humble, sa régularité dans la prière de Tahajjoud et son habitude des supplications sont devenus une partie intégrante de sa vie jusqu’à son dernier souffle. Il accomplissait chaque tâche de la Communauté avec confiance en Dieu, par la prière et avec un grand zèle, sans tenir compte des voyages, des intempéries ou d’autres difficultés.

Dieu le Tout-Puissant lui a accordé une bénédiction extraordinaire dans la prédication : grâce à ses efforts, de nombreuses Jama‘ats ont été établies et de nombreux jeunes ont consacré leur vie. Il lui arrivait de prendre en charge, à ses propres frais, les billets et les besoins de leurs familles. De nombreuses personnes qu’il a formées sont encore aujourd’hui engagées au service de la Communauté. L’argent qu’il recevait de la Jama‘at pour ses tournées, il l’économisait en réduisant ses dépenses personnelles pour le consacrer aux nécessiteux rencontrés lors de ses tournées de prédication ou aux familles de nouveaux ahmadis. Lors de longs voyages, pour économiser, il passait parfois la nuit sur les bancs d’une gare ou d’un arrêt de bus plutôt qu’à l’hôtel.

Le quatrième Calife (rh) lui avait écrit dans une lettre, en mentionnant ses services : « Par la grâce de Dieu, vous êtes engagé dans cette noble tâche avec une grande ferveur, une grande attention, sagesse et habileté, et vous ajoutez des chapitres dorés à l’histoire de l’appel à Dieu de la Communauté Ahmadiyya. »

Le défunt tenait beaucoup à l’honneur du Messie Promis (as). Un jour, lors d’une tournée de prédication, une personne dont la famille était redevable à son grand-père l’invita à un repas somptueux. Il venait à peine de prendre sa première bouchée lorsque l’autre tint des propos offensants envers le Messie Promis (as). Le défunt reposa alors la bouchée et, sans se soucier de quiconque, se leva immédiatement et partit.

En 1991, à l’occasion de la visite du quatrième Calife à Qadian, il a participé à la Jalsa Salana avec sa famille et a offert une partie de sa terre ancestrale pour les besoins de la Communauté, là où se trouve aujourd’hui la maison du missionnaire. Son fils missionnaire raconte que son père lui disait toujours : « Je vous ai offerts en sacrifice dans la voie d’Allah. Ne vous inquiétez pas pour nous ; concentrez-vous simplement sur votre travail et votre service. » Après son arrivée en Bosnie, son père l’appelait souvent pour lui dire : « Je prie pour toi. Travaille avec diligence et efforce-toi d’accomplir le service qu’Allah le Tout-Puissant t’a confié. »

Son fils relate : « J’ai trouvé en mon père un homme qui s’en remettait entièrement à Allah, prêt à faire toutes sortes de sacrifices pour la mission du Saint Prophète Muhammad (saw) et de son fervent serviteur, notre maître le Messie Promis (as). Il s’efforçait d’obéir à chaque instruction du Calife comme à un commandement de Dieu, et il menait sa vie en faisant passer la religion avant les affaires du monde. Il avait un cœur pur, entretenait les liens de parenté, était hospitalier et aidait aussi bien les siens que les étrangers. Il aimait sincèrement chaque membre de la Communauté. C’était un homme perspicace et assidu dans la prière. » Qu’Allah le Tout-Puissant lui accorde Son pardon et Sa miséricorde.

Madame Khadija Syed Ponto (Indonésie)

La deuxième mention est celle de Madame Khadija Syed Ponto, d’Indonésie, décédée ces derniers jours à l’âge de 81 ans. Par la grâce d’Allah, elle était moussia. Dieu lui avait accordé cinq enfants, trois fils et deux filles. Elle a eu le privilège de servir à trois reprises en tant que présidente nationale de la Lajna Imaillah d’Indonésie. Elle a servi la Communauté corps et âme, de sa jeunesse jusqu’aux derniers instants de sa vie. Elle avait un amour profond pour le Califat et était connue pour sa sincérité, son intégrité, son humilité et sa loyauté. Son enthousiasme pour le service de la Communauté ne s’est jamais estompé ; elle avait été élevée dans une famille imprégnée de l’esprit de service. Son père, Saaduddin Yahya Ponto, était un homme pieux et dévoué : bien qu’il fût diplomate indonésien, il a toujours accordé la priorité à la religion. La défunte était toujours en première ligne pour le service des invités de la Jama‘at ; lorsque le quatrième Calife s’est rendu en Indonésie, elle a eu l’occasion de servir toute la délégation.

Madame Hajah Khalifatun Nisa, ancienne présidente de la Lajna, témoigne que la défunte avait un amour très profond pour le Califat, faisait toujours preuve d’une obéissance totale et d’un respect extrême envers lui, et qu’elle était d’un tempérament humble, de bonne humeur, sociable, et traitait tout le monde de la même manière. Lorsqu’elle voyait des membres de la Lajna trop absorbés par le bavardage, y compris lors des Jalsas, elle allait les voir avec beaucoup d’affection et leur rappelait doucement de se consacrer à l’Istighfar et au souvenir d’Allah plutôt qu’à la conversation. Chaque fois que quelqu’un lui faisait part d’une difficulté, elle l’exhortait aussitôt à écrire au Calife pour demander des prières. Lorsqu’elle était présidente ou occupait toute autre fonction au sein de la Lajna, elle accordait une grande importance à la consultation et ne prenait jamais de décision seule ; elle donnait aux autres l’occasion de partager leurs expériences.

Zafrullah Ponto Sahib, missionnaire de la Communauté et cousin de la défunte, dit qu’il la considérait comme sa propre sœur : elle était très bienveillante envers ses proches, disciplinée et affectueuse, et participait non seulement aux programmes de la Communauté mais aussi aux événements publics et aux réunions de famille. Un ami lui avait un jour demandé pourquoi elle appelait Mansour Ahmad, missionnaire et membre de sa parenté, « Maulana » alors qu’elle aurait pu l’appeler « oncle ». Elle répondit qu’elle le nommait ainsi d’abord par respect pour le système de la Communauté, et non pour ses qualités personnelles ; ensuite, pour lui rappeler qu’Allah le Tout-Puissant lui avait accordé ce rang et confié la responsabilité de servir la religion, et qu’il devait en prendre pleinement conscience.

J’ai moi-même constaté que c’était une femme d’une grande sincérité, qui entretenait un lien particulier avec le Califat et la Communauté. Elle était venue plusieurs fois à la Jalsa ici et faisait preuve d’une grande sincérité. Qu’Allah lui fasse miséricorde.

Abdul Wahab Sahib (Indonésie)

Le défunt suivant est Abdul Wahab Sahib, d’Indonésie, lui aussi décédé récemment. Par la grâce d’Allah, il était moussi. Il laisse derrière lui deux fils et deux filles. Il avait une grande passion pour la prédication : c’est lui qui a fondé la Jama‘at de Bruno Mulia, dans le sud de Sumatra. Il en fut le pionnier pendant quinze ans avant la création officielle de la Jama‘at, accomplissant la prière du vendredi chez lui avec son épouse et ses enfants.

Ses efforts pour établir cette Jama‘at n’ont pas été faciles. Un jour, un proviseur chrétien et un prêtre ont porté plainte contre lui auprès des autorités, dans une région majoritairement chrétienne. Il a été arrêté, conduit publiquement au poste de police et placé dans une cellule avec deux criminels. Pendant sa détention, il a eu des difficultés à accomplir ses prières, car le commandant militaire du district, un chrétien, s’y opposait – cette opposition faisant suite à une discussion religieuse qu’ils avaient eue sur la mort de Jésus. Un officier militaire s’est toutefois montré compatissant et lui a discrètement donné quelques journaux, afin qu’il puisse les étendre dans sa cellule pour prier.

Malgré la maladie, il conservait son enthousiasme pour la prédication. Il était toujours occupé à servir les invités, respectait beaucoup les missionnaires et accordait une importance particulière à l’éducation morale et spirituelle de sa famille. Tout au long de sa vie, il fut considéré comme une personnalité exemplaire dans sa société, et les gens venaient souvent le consulter pour régler diverses affaires. Il consacrait chaque jour du temps à la lecture et à l’étude du Saint Coran et des ouvrages du Messie Promis (as).

Ahmad Nuruddin Isa, ancien missionnaire, écrit qu’à son arrivée dans la région, le défunt et son épouse avaient invité leurs proches à écouter les enseignements de la Communauté : la séance de prédication dura jusqu’à minuit, et vingt personnes acceptèrent l’Ahmadiyya grâce à leurs efforts. Le défunt a également fait don d’un terrain à la Communauté, sur lequel une mosquée de dix mètres sur dix a été construite. En plus des cinq prières quotidiennes, il accomplissait la prière de Tahajjoud avec une grande régularité ; il versait ses contributions régulièrement, aidait ses voisins et était dévoué au service de l’humanité.

Son fils, Shamsul Bahrain, employé de MTA Indonésie, raconte qu’il était un modèle exceptionnel de sacrifice pour la Communauté, tant par ses sacrifices financiers que par son service personnel. Lorsqu’il s’était installé à Sumatra, il n’y avait aucun autre membre de la Communauté dans la région et les moyens de transport et de communication étaient limités ; il mettait donc ses contributions de côté dans une boîte spéciale et les versait une fois par an, lorsqu’il se rendait à la Jalsa Salana au centre. Nasir Ahmad, missionnaire régional, relate que, durant les deux dernières années de sa vie, alors qu’il était très malade, le défunt l’appelait pour s’enquérir des progrès et de la situation de la Jama‘at. Il gardait toujours la mort à l’esprit et demandait des prières. Qu’Allah lui accorde Son pardon et Sa miséricorde.

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