Humains : Tous égaux
يٰۤاَيُّهَا النَّاسُ اِنَّا خَلَقْنٰكُمْ مِّنْ ذَكَرٍ وَّاُنْثٰى وَجَعَلْنٰكُمْ
شُعُوْبًا وَّقَبَآٮِٕلَ لِتَعَارَفُوْا اِنَّ
اَكْرَمَكُمْ عِنْدَ اللّٰهِ اَتْقٰٮكُمْ اِنَّ اللّٰهَ عَلِيْمٌ خَبِيْرٌ
Ô hommes, Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle ; et Nous avons fait de vous des clans et des tribus afin que vous puissiez vous reconnaître. En vérité, le plus honorable d’entre vous aux yeux d’Allāh est le plus pieux parmi vous. Assurément, Allāh est Omniscient, Très-Conscient.
Le Saint Coran 49:14
Ce verset nous rappelle le fait que notre Créateur étant Un et que nous sommes créés par Lui à partir d’une seule âme, aucune discrimination et injustice ne peut avoir de place ou de justification dans la société humaine. Le verset affirme avec insistance et sans équivoque le principe de la fraternité et de l’égalité humaines et nous appelle tous à être justes et à craindre Dieu. Il met fin aux notions fausses et insensées de supériorité, nées de l’arrogance raciale ou de la vanité nationale. La valeur de l’homme ne doit être jugée que par sa grandeur morale et par la façon dont il s’acquitte de ses obligations envers Dieu et sa création.
La race humaine toute entière n’est qu’une famille. Les divisions en tribus, nations et races ne visent qu’à leur donner une meilleure connaissance des caractéristiques nationales et des bonnes qualités des uns et des autres. À l’occasion du dernier pèlerinage à la Mecque, peu de temps avant sa mort, le saint prophète Muhammad (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), s’adressant à un vaste auditoire de musulmans, a déclaré:
« Ô hommes ! Votre Dieu est Un et votre ancêtre est Un. Un Arabe ne possède aucune supériorité sur un non-Arabe, ni un non-Arabe sur un Arabe ; un blanc n’est en aucun cas supérieur à un noir ou un rouge, ni d’ailleurs un rouge ou un noir à un blanc, mais seulement dans la mesure où il s’acquitte de son devoir envers Dieu et l’homme. Le plus honoré d’entre vous aux yeux de Dieu est le plus juste d’entre vous ».
(Boukhari)
Discours d’adieu du Saint Prophète (p.s.s.l)
Ô hommes, prêtez-moi une oreille attentive. Car je ne sais pas si je me tiendrai encore devant vous dans cette vallée pour m’adresser à vous comme je le fais aujourd’hui. Dieu a rendu vos vies et vos possessions sacrées contre les attaques des uns et des autres jusqu’au Jour du Jugement. Dieu a désigné pour chacun de vous une part de l’héritage. Aucun « testament » ne sera donc admis qui porte préjudice aux intérêts d’un héritier de droit. Un enfant né dans une maison sera considéré comme l’enfant du père dans cette maison. Quiconque contestera le parentage de cet enfant sera passible de punition par la Loi de l’Islam. Quiconque attribuera sa naissance au père de quelqu’un d’autre, ou revendiquera à tort que quelqu’un est son maître, Dieu, Ses anges et toute l’humanité le maudiront.
Ô hommes, vous avez des droits sur vos épouses, mais elles ont aussi des droits sur vous. Votre droit sur elles est qu’elles doivent demeurer chastes et ne pas adopter une conduite qui puisse apporter la disgrâce au mari aux yeux des siens. Si la conduite de vos femmes n’est pas telle, alors vous avez le droit de les punir. Vous pourrez les punir après qu’une enquête régulière aura été menée par une autorité compétente, et que votre droit de punir aura été établi. Malgré tout, la punition dans un tel cas ne doit pas être très sévère.
Mais, si vos femmes ne font pas de telles choses, et si leur conduite n’est pas de nature à apporter la disgrâce à leurs maris, alors votre devoir est de pourvoir à leur nourriture, à leurs vêtements et à leur abri, selon votre propre façon de vivre. Souvenez-vous, vous devez toujours bien traiter vos femmes. Dieu vous a chargé du devoir de les bien traiter. Lafemme est faible et ne peut protéger ses propres droits. Quand vous vous êtes mariés, Dieu vous a désignés comme tuteurs de ces droits. Vous avez amené vos femmes dans vos maisons sous la Loi de Dieu. Vous ne devez donc pas faire insulte à la responsabilité que Dieu a placé dans vos mains.
Ô hommes, vous êtes encore en possession de quelques prisonniers de guerre. Je vous conseille donc de les nourrir et de les vêtir de la même façon que vous vous nourrissez et vous vous vêtissez vous mêmes. S’ils font quelque chose de mal que vous ne pouvez pardonner, alors donnez-les à quelqu’un d’autre. Ils font partie de la création de Dieu. Leur causer de la souffrance ou du souci ne peut jamais être bien.
Ô hommes, ce que je vous dis, vous devez l’entendre et vous en souvenir. Tous les musulmans sont frères entre eux. Vous êtes tous égaux. Tous les hommes, à quelque nation ou tribu qu’ils appartiennent, et quelle que soit leur place dans la société, sont égaux.
Tandis qu’il disait cela, le Saint Prophète (p.s.s.l) leva les mains et, joignant les doigts d’une main avec ceux de l’autre, il ajouta :
De même que les doigts de deux mains sont égaux, de même les êtres humains sont égaux entre eux. Nul n’a aucun droit, aucune supériorité à revendiquer sur les autres. Vous êtes comme des frères. »
Poursuivant, il dit encore :
« Savez-vous en quel mois sommes-nous ? Dans quel territoire sommes-nous ? Quel jour de l’année sommes nous aujourd’hui ? »
Les musulmans répondirent qu’ils savaient que c’était le mois sacré, la terre sacrée et le jour du Hajj (pèlerinage).
Alors le Saint Prophète (p.s.s.l) déclara :
« De même que ce mois est sacré, cette terre inviolable, et ce jour saint, de même Dieu a fait la vie, les biens et l’honneur de chaque homme sacrés. Prendre la vie d’un homme, ou ses biens, ou attaquer son honneur est aussi injuste et mal que de violer la sainteté de ce jour, de ce mois et de ce territoire. Ce que je vous commande aujourd’hui n’est pas valable seulement pour aujourd’hui. C’est valable pour tous les temps. Vous devez vous en souvenir et agir en conséquence jusqu’à ce que vous quittiez ce monde pour aller dans l’autre rencontrer votre Créateur. »
Finalement, il dit :
« Ce que je vous ai dit, vous devez le communiquer aux confins de la terre. Peut-être ceux qui ne m’ont pas entendu en tireront-ils plus de profit que ceux qui m’ont entendu. »
(Sihah Sittah, Tabari, Hishām et Khamis)

