Sermon du : 15.04.2016 prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Salat : devoir suprême du musulman

En de nombreux [versets] dans le Saint Coran, [Dieu] attire notre attention à l’égard de la Salat, [nous] enjoignant de la protéger, de l’accomplir régulièrement et aux heures prescrites. D’ailleurs, Il stipule que le but de la création des hommes et desJinn est Son adoration.

Cependant, l’homme ne reconnaît point cette visée et s’en écarte très loin. Le Messie Promis (a.s.) déclare [à cet effet] : « Le but de votre création est le culte de Dieu. Ceux qui négligent cet objectif principal et naturel pour se contenter de manger, de boire et de dormir, à l’instar des animaux, s’écartent loin des faveurs de Dieu. [En fin de compte,] Celui-ci n’est plus responsable de leurs personnes. »

Comment rendre culte à Dieu ? L’Islam nous ordonne d’adorer Allah cinq fois par jour. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré que la Salat est le cœur même de l’adoration divine. Nous atteindrons donc l’objectif du culte d’Allah en atteignant ce cœur.

Nous sommes chanceux d’avoir accepté l’Imam de l’époque : il nous a démontré comment adorer Dieu, tout expliquant la sagesse et la raison d’être de cet acte. Il a attiré, à maintes reprises, l’attention de sa djama’at à ce propos, afin qu’elle puisse en saisir son importance et l’embellir.

Je vous présenterai quelques dires du Messie Promis (a.s.) à ce propos. D’aucuns négligent [ces temps-ci en Europe] la Salat du matin en raison de la rigueur du climat ou parce que les nuits sont courtes. D’aucuns, combinent les prières de Zuhr et d’Asr, or certains ne l’accomplissent même pas parce qu’ils sont trop occupés. Certains délaissent tout bonnement la Salat en raison du climat, par manque de sommeil, ou parce qu’ils sont occupés. D’autres combinent même trois prières.

Ces jours-ci la Salat-ul-Fajr est de plus en plus tôt et il manque une rangée et demie le matin à la mosquée. Le nombre augmente de temps en temps en raison de la présence [à Londres] de visiteurs de l’étranger. Cependant, [les ahmadis] qui résident dans les environs de la mosquée doivent être vigilants à cet égard. On doit accomplir sa Salat régulièrement dans sa mosquée du quartier ou dans son centre. Ceci concerne en particulier la prière du matin. Ici [au Royaume-Uni] et partout [les ahmadis] doivent s’évertuer à remplir leurs mosquées.

Si les responsables [et autres titulaires de postes], ainsi que les employés de la djama’at et les Waqfe Zindagi sont vigilants à cet égard, le nombre des fidèles augmentera. Évoquant l’importance de la régularité dans la Salat et l’assiduité nécessaire à cet égard, le Messie Promis (a.s.) explique :

« Observez les offices de la Salat régulièrement. D’aucuns se contentent d’une seule prière par jour, or qu’ils se souviennent que nul n’en est exempté, même pas les prophètes. Selon un Ḥadith une compagnie d’hommes qui venaient d’embrasser l’Islam demanda au Saint Prophète, la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui, d’être dispensés de la Salat. Celui-ci fit la remarque suivante : « Une religion qui ne requiert pas l’action n’est pas une religion du tout. » […] Souvenez-vous en et que vos œuvres soient conformes aux injonctions divines. Le maintien des cieux et de la terre par l’ordre divin fait aussi partie des signes de Dieu.

D’aucuns ont un penchant pour le tout naturel affirmant que les principes du naturisme méritent d’être suivis et que si l’on ne respecte pas les principes de l’hygiène, la Taqwa et la pureté ne serviront pas à grand-chose. Or, l’inefficacité des médicaments, fait aussi partie des signes divins. Ainsi ni les mesures de protection de la santé, ni les médicaments, ni un médecin ne sont efficaces. Accompagné de l’ordre divin, ce qui est tordu redevient droit. La grâce de Dieu est l’élément essentiel. Il serait erroné de croire que l’on possède tout si l’on jouit d’une excellente santé, ou que celle-ci dépend de telle action ou tel médicament. Toutes ces mesures dépendent de l’ordre divin, sinon elles ne serviront à rien. Tournons-nous vers Celui dont les directives rendent profitable toutes ces mesures : c’est Lui que nous devons adorer, c’est avec Lui que nous devons nouer une relation. »

Les Salat sont de grands moyens pour atteindre le but de notre création. Elles nous protègent aussi des calamités, car en se prosternant devant Dieu devient possible ce qui était apparemment impossible. Ainsi, tout dépend du commandement divin, d’où la raison de s’évertuer à attirer les faveurs divines.

Le Messie Promis (a.s.) affirme : « Allah accompli l’œuvre qu’Il souhaite. Il transforme des lieux déserts en lieux habités et vice-versa. Voyez ce qu’Il fit de Babylone : l’homme voulait y habiter, mais Dieu la rendit désert et elle fut la résidence des hiboux. La contrée que l’homme voulait désert, [à savoir La Mecque] se transforma, quant à elle, en centre de l’humanité. Abandonner Dieu pour placer sa confiance en ses plans et ses moyens est pure sottise. Augurez en vous des changements qui rendront votre vie toute nouvelle. Accomplissez l’Istighfar souvent. Ceux qui, en raison de leurs occupations, ont peu d’occasions d’adorer Dieu doivent craindre Celui-ci le plus. »

D’aucuns oublient complètement leurs obligations envers Dieu en raison de leurs occupations professionnelles. Quand on est contraint de le faire, on a la permission de combiner la Salat de Zuhr avec celui d’Asr et celle de Maghrib avec celle d’Isha. Or, je suis certain que si l’on demande à son supérieur la permission de prier [sur son lieu de travail] celui-ci l’accordera bien volontiers. »

Celui qui fait une bonne impression à ses supérieurs aura l’autorisation. « D’ailleurs les supérieurs donnent des directives spécifiques à ce sujet à leurs subalternes. Présenter des prétextes pour abandonner les Salat, démontre en fait la faiblesse de l’âme. Ne violez point vos devoirs envers Dieu et Ses créatures. Respectez toutes vos obligations en toute honnêteté. »

Ces conseils ne se limitent pas aux offices des cinq prières quotidiennes. Le Messie Promis (a.s.) avait de plus grands espoirs en nous. Attirant notre attention concernant les Nawafil et la Salat-Tahajjud, il affirme : « Si l’on consacre chaque instant de sa vie à ce monde, quel capital amassera-t-on pour la vie future ? Réveillez-vous pour la Salat-Tahajjud et accomplissez-la avec passion et engouement. En raison de ses occupations, il se peut que l’on soit éprouvé par lesSalat de la mi-journée. Dieu est le Pourvoyeur. On doit accomplir sa prière aux heures prescrites, quoiqu’on puisse, de temps en temps, combiner les prières de Zuhret d’Asr. Sachant qu’il y aura des gens faibles, Allah a accordé cette concession. Or, il est interdit de combiner trois prières. D’aucuns sont sanctionnés dans l’exercice de leurs fonctions et mérite la punition infligée par les autorités. Ne serait-ce pas louable de subir ces peines pour la cause de Dieu ? »

Ainsi, si l’on souffre un tant soit peu dans l’adoration de Dieu, l’on en tirera des avantages. Les nuits courtes ne doivent pas empêcher le croyant à prier aux heures prescrites ou le pousser à les négliger. Les occupations de ce monde ne doivent pas non plus être des obstacles dans cette voie. Ainsi, nous devons à chaque instant jauger notre âme.

Nombre d’entre nous considèrent la Salat comme une obligation tout en ignorant, cependant, son essence. En expliquant cela le Messie Promis (a.s.) déclare : « Qu’est-ce que la Salat ? C’est une supplication spéciale que les gens considèrent, à tort, comme l’impôt exiger par le souverain. L’ignare croit-il que Dieu a réellement besoin de ses supplications ? Lui l’Indépendant, a-t-il besoin que l’homme Le supplie, Le loue ou Le glorifie ? Il s’y trouve, en fait, des avantages pour l’homme, car il atteint son objectif par ce moyen. Je suis très peiné par la négligence de mes contemporains envers les actes d’adoration, la Taqwa et la piété. L’influence nocive de la tradition en est la raison. Ceci a refroidi l’amour d’Allah : l’on ne tire pas, des actes d’adoration, la saveur qui en découle. Allah a placé en toute chose au monde un plaisir et une saveur particulière. Le malade n’apprécie pas la saveur d’un mets succulent : celui-ci est pour lui amer ou insipide. »

En raison de sa maladie, l’on perd, parfois, toute sensation gustative.

« Ceux qui ne savourent pas leurs actes d’adoration et qui n’en tirent aucun plaisir doivent se soucier de leurs maladies, car Dieu a placé du plaisir en toute chose qu’Il a créée. Ayant conçu l’homme pour Son adoration, comment est-ce possible que celui-ci ne tire aucun plaisir du culte divin ? Certes cette saveur existe, or il faut aussi qu’il y ait des gens pour en profiter.

وَمَا خَلَقْتُ الْجِنَّ وَالْإِنْسَ إِلَّا لِيَعْبُدُونِ

Étant donné que la raison d’être de l’homme est le culte de Dieu, il est essentiel qu’il s’y trouve un haut degré de plaisir et de félicité. Ce concept est aisément compris grâce à nos expériences et notre vécu au quotidien. Voyez, à titre d’exemple, les féculents et autres aliments créés pour l’homme : leur consommation n’est-elle pas, pour lui, source de plaisir ? Un repas bien préparé est très succulent. Ne possède-t-il pas des papilles gustatives pour tirer plaisir de cette saveur et de ces sensations ? L’homme ne savoure-t-il pas la vue de belles choses du monde des plantes, des minéraux ou des animaux ? Ses oreilles ne sont-elles pas enchantées par une voix mélodieuse et gracieuse ? Peut-on affirmer, face à ces arguments, que les actes d’adorations ne recèlent aucun plaisir? »

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Allah a créé l’homme et la femme afin qu’ils forment un couple. En l’homme, il a placé une force qui l’attire [vers la femme]. Il ne s’y trouve aucune contrainte et un certain plaisir anime cette relation. Si la procréation était la seule incitation on n’aurait pas atteint l’objectif requis. Le but premier de cette union par Dieu était la création de l’espèce humaine. Pour ce faire, Il a établi une relation entre l’homme et la femme et un plaisir s’y trouve accessoirement. Or, ce plaisir est devenu, pour la plupart des ignorants, l’objectif principal de cette union. Sachez que les actes d’adoration ne sont point un fardeau ou un impôt. Le plaisir [qui s’y trouve] est de loin supérieur à toutes les délices de ce monde. Le malade ne savoure point un mets succulent, de même l’infâme ne tirera aucune saveur de l’adoration divine. »

D’aucuns ne tirent aucun plaisir de leur Salat ou de leurs actes d’adoration : cela ne signifie guère qu’aucun plaisir ne s’y trouve. Certes il en existe, cependant, l’homme en raison de sa disposition, de sa maladie et de son désintérêt, n’en tire aucun. »

Accomplissons ces œuvres qui recèlent plaisir et saveur. Ne nous en débarrassons-nous pas au plus vite en les considérant comme un fardeau.

D’aucuns accomplissent la prière de Fajr [à la mosquée] durant les longues nuits mais pas quand celles-ci sont courtes. S’ils saisissent ces conseils, ils pourront maintenir leur attention, tirer du plaisir de leurs actes d’adoration et accomplir aussi les autres Salat.

Le Messie Promis (a.s.) explique : « Je constate que d’aucuns sont négligents et paresseux dans l’accomplissement de leur Salat, car ils ignorent le plaisir et la saveur, que Dieu y a placés. […] Cette paresse et cette négligence sont encore plus importantes dans des villes et des villages. Cinquante pour cent des gens ne se prosternent pas devant leur Maître Véritable avec toute l’attention requise et un amour sincère. La question est : « Pourquoi ignorent-ils ce plaisir ? » Jamais ils n’y ont goûté. La religion ne présente pas pareils préceptes. D’aucuns ne veulent pas entendre l’appel du muezzin quand ils sont pris par leur travail. On dirait que leur cœur est peiné de l’entendre. L’état de pareilles gens est fort pitoyable.

Certains tiennent leurs magasins sous la mosquée, mais n’y mettent jamais les pieds. On doit, avec grande détresse et ardeur accomplir la prière suivante : « Ô Seigneur fasse que nous goûtions, ne serait-ce qu’une fois, à la saveur de la Salat et des actes d’adorations, tout comme nous goûtons à la saveur des fruits et d’autres mets. »

On se souvient du repas consommé, d’une belle chose contemplée avec délice. De même l’on se souvient d’une scène laide et horrible. L’on n’oublie ni la beauté ni la laideur. Or, sans lien, l’on ne retient de rien. La Salat est, pour ceux qui la négligent, une amende. Pourquoi, sans raison aucune, se disent-ils, devons-nous nous réveiller le matin, accomplir l’ablution dans le froid, mettre de côté tout confort pour accomplir la Salat ? » Ceux-là vivent dans l’ignorance : ils ne peuvent en saisir la portée, ne connaissent point le plaisir et la joie qui s’y trouvent. Comment pourront-ils se délecter de cette Salat ?

Un ivrogne avalera verre après verre afin de connaître l’ivresse. Le perspicace et le sage tire profit de cet exemple : à savoir qu’il doit persévérer dans ses actes d’adorations, implorer Dieu et être régulier dans ses Salat, jusqu’à ce qu’il en tire plaisir. Le plaisir de l’ivresse est l’objectif principal de l’ivrogne. L’esprit et toutes les aptitudes [du croyant] doivent être consacrés à la prière et à l’acquisition de ce plaisir. Animé de sincérité et d’ardeur, on doit ressentir, tout au moins, une détresse et une peine ressemblant à celle de l’ivrogne pour que naisse la supplique [adressée à Dieu lui demandant] d’accorder ce plaisir. Certainement l’on en tirera du plaisir suite à des efforts incessants en ce sens.

En accomplissant la Salat le croyant doit aussi tenter d’acquérir les avantages qui y sont liés et avoir à l’esprit [l’état] d’Ihsan.

Allah déclare :

إِنَّ الْحَسَنَاتِ يُذْهِبْنَ السَّيِّئَاتِ

Les vertus chassent les mauvaises actions. L’on doit supplier Dieu en ayant au cœur ces Hassanat (vertus) et ces plaisirs, afin de pouvoir accomplir la prière desSiddiquine et des Mohsinine. […] Un autre verset affirme que la Salat protège de l’indécence et du mal. Or, d’aucuns commettent des péchés en dépit de leur Salat. Certes ils prient, mais pas avec l’esprit ou la droiture nécessaire. Ces gens n’y consacrent pas toute leur attention ; ils se cognent le front au sol par habitude. Leur âme est morte et Allah ne leur a pas accordé le titre de Hassanat. En dépit de leur signification proche, Dieu a mentionné Hassanat et pas As-Salat dans ce verset, afin d’indiquer la vertu et la beauté de cette Salat véridique qui chasse le mal et qui est accompagnée des faveurs divines. La Salat ne signifie pas uniquement se tenir debout et s’asseoir. Son essence est l’acte d’adoration qui accorde un plaisir immense.

Le Messie Promis (a.s.) explique [la sagesse derrière les] différentes postures lors de la Salat et leur effet désirable. « Sachez que les paroles et la condition [physique et émotionnelle] pendant la Salat doivent se conformer. L’on doit sentir qu’on est face à Dieu et qu’on lui parle. Certaines conditions prennent parfois la forme d’une image qui présente l’objectif de celui qui la contemple. De même, les postures de la Salatprésentent une illustration pratique du désir divin.

Tout en énonçant des formules lors de la Salat et les membres du corps présentent une image par leurs mouvements. La Qiyam est la posture debout pendant laquelle l’homme glorifie Dieu et chante ses louanges. C’est la posture la plus appropriée pour cette tâche. On se tient debout quand on déclame des vers devant les rois. L’on doit ainsi se tenir débout spirituellement devant Dieu. »

On énonce ces louanges en se basant sur un état. Le véridique qui loue autrui se fonde sur une opinion. Celui qui est sincère émettra des éloges sincères attestant en faveur de l’autre.

L’on pourra énoncer sincèrement la formule Alhamdollilah quand on aura la certitude que tout type de louange est dû à Allah. Quand cette conviction naîtra dans le cœur, cet état sera qualifié de Qiyam spirituel. »

Lors de la Roukou (génuflexion) l’on récite Subhana Rabbiyal Azim (Saint est Allah le plus grand). Quand on atteste de la grandeur de quelqu’un l’on se courbe devant lui. Ainsi quand on énonce verbalement Subhana Rabbiyal Azim, l’on se courbe physiquement. La posture correspond ainsi à la formule énoncée.

La troisième formule est Subhana Rabiyal ‘Ala (Saint est Allah le plus exalté). ‘Alaexprime la supériorité et exige la prosternation. Quand on exprime la supériorité, la pureté et la grandeur de Dieu, le corps et l’âme doivent se prosterner devant Dieu.

Ainsi ces énoncés sont accompagnés de trois états physiques : on présente [à l’adorateur] une illustration, il adopte les postures [appropriées] et ses lèvres, qui font partie du corps, y prennent part. Il existe une troisième entité : sans elle il n’y aura pas de Salat. C’est le cœur : il doit aussi adopter la posture débout ou Qiyam. Allah souhaite le voir dans cette posture. L’on ne doit pas se contenter d’exprimer la grandeur divine en énonçant la formule Subhana Rabbiyal Azim. Il faut aussi que l’âme se courbe.

Dans la troisième posture l’on se prosterne [physiquement] devant Dieu. Face à la grandeur divine l’âme et le cœur aussi se prosternent. Ne soyez point satisfaits tant que vous ne connaissez pas ces conditions : voilà le sens de [la phrase] يقيمون الصلاة (d’être assidu dans ses prières)

Comment engendrer cet état ? La réponse est d’être constant dans la Salat et ne pas s’inquiéter des incitations et des doutes : il faut continuer à prier avec constance. »

Au début l’on est assailli de doutes et une bataille s’engage entre l’homme et Satan : il doit faire preuve d’une constance inébranlable et de patience, tout en implorant le soutien divin. Au final il connaîtra l’état que je viens d’évoquer. »

La constance est la condition essentielle. Dieu courra dans la direction de celui qui est animé de ces qualités et il sera récipiendaire de faveurs divines. Or, beaucoup ne comprennent pas cette réalité : dans leur empressement ils abandonnent la porte de Dieu, ne Lui accordent pas l’importance nécessaire et courent vers les gens de ce monde.

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Souvenez-vous que la Salat véritable est acquise grâce aux supplications. Supplier tout autre que Dieu est contraire au sens de l’honneur du croyant, car seul Dieu mérite adoration : c’est Son aide que l’on doit quémander.

[En ce monde] on est en relation avec autrui et on lui demande son aide. Or, placer de l’espoir en quelqu’un d’autre hormis Dieu pour une requête qui ne concerne que Sa personne est une erreur.

Tant que l’homme ne se fait pas insignifiant afin de présenter ses requêtes à Dieu, il ne méritera pas le titre de musulman et croyant sincère. Ses aptitudes internes et externes doivent se prosterner devant le seuil de Dieu. Voilà la réalité de l’Islam. Un moteur puissant faire tourner de petites pièces. De même, tant que l’homme ne soumet pas ses œuvres à la puissance immense de ce moteur de Dieu, comment pourrait-il accepter Sa divinité ? Pourra-t-il se dire soumis lorsqu’il énonce la prière :

إِنِّي وَجَّهْتُ وَجْهِيَ لِلَّذِي فَطَرَ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضَ

« En vérité, j’ai tourné mon visage vers Celui Qui a créé les cieux et la terre… »

Sans nul doute il sera musulman, croyant et soumis à lui, dès qu’il se tournera vers Dieu en énonçant ces paroles. Il acceptera aussi l’unicité de Dieu. Malchanceux est celui qui quémande l’aide des autres tout en suppliant Dieu, lui attribuant ainsi des associés. Celui-là sera un grand perdant et vivra dans la privation. Un temps viendra quand il ne pourra s’incliner vers Dieu, ni verbalement, ni en apparence. En somme, Allah s’écarte de lui. C’est aussi la cause de l’abandon de la prière et la raison de la paresse. Lorsque l’homme se penche vers tout autre que Dieu, son âme et ses aptitudes ressemblent aux branches de l’arbre qui ont poussé dans une direction dès leur naissance : la dureté et la violence animent sa relation avec Dieu, son âme et son cœur deviennent comme de la pierre.

C’est ainsi que son cœur et son âme s’éloignent de Dieu jour après jour.

Oser abandonner Dieu pour faire ses requêtes à autrui est une situation périlleuse et effrayante : d’où la raison d’être régulier dans ses Salat, afin que cette habitude s’ancre chez l’homme et pour qu’il se tourne vers Allah : ensuite viendra le moment lorsqu’il se détournera entièrement du monde profitant d’une lumière et d’un délice. »

Le Messie Promis (a.s.) ajoute : « Malheureusement je n’ai pas trouvé de terme approprié pour décrire l’ignominie de l’acte de s’en remettre à quelqu’un d’autre que Dieu. Certains courtisent et flattent autrui. Pareil comportement attise le sens de l’honneur de Dieu, car cela signifie que cette Salat ne Lui est pas dédiée. Celle est rejetée au loin. Je présente, à cet égard, une analogie simple à comprendre. Un homme fier et imbu d’amour-propre ne supportera pas de voir sa femme en relation avec un autre. À ses yeux cette femme immonde méritera la mort.

De même, c’est Dieu qu’il faut adorer et implorer. Il déteste qu’on supplie quelqu’un d’autre à part lui. Se tourner vers tout autre qu’Allah signifie rompre toute relation avec Lui. La Salat et la Tawhid (l’unicité de Dieu) sont les mêmes : l’expression pratique de la Tawhid est la Salat. Or, le croyant ne méritera aucune bénédiction et aucun avantage tant qu’il ne s’immole lors de la Salat, tant que son âme n’est pas empreinte d’humilité et son cœur enclin vers Dieu. »

D’aucuns affirment qu’ils n’ont rien reçu en dépit d’avoir beaucoup pleurer lors de leur Salat. En rejetant pareilles déclarations, le Messie Promis (a.s.) déclare : « D’aucuns croient, à tort, que pleurer en face de Dieu n’apporte rien. Pareille idée est erronée. Ceux-là ne croient ni en Dieu ni en Ses attributs. S’ils avaient une foi sincère, ils n’auraient pas émis pareille opinion. Toute personne s’étant tourné vers Dieu après s’être repentie sincèrement a mérité les faveurs divines.

Un poète a amplement décrit cette condition : « Quel l’amoureux ne regardera pas son bien-aimé ? Pourquoi souffrir quand le médecin est présent ? » Dieu désire que vous vous tourniez vers Lui le cœur pur : la seule condition étant que vous devez suivre Ses injonctions et vous transformez entièrement. En toute vérité Dieu possède des pouvoirs merveilleux, des faveurs et des bénédictions sans fin. Or, ayez les yeux pour les voir. Dieu exaucera les prières et accordera son soutien à celui qui éprouve un amour sincère pour lui.

Transformons-nous afin que Dieu nous écoute. La majorité de ceux qui affirment que Dieu n’exauce pas les supplications ne prie pas cinq fois par jour. Ils ne le font que lorsqu’ils sont confrontés à difficultés matérielles.

Chacun doit se demander s’il est en train de suivre les injonctions divines. Parmi ceux qui émettent des doléances à propos de Dieu, combien appliquent Ses 700 commandements mentionnés dans le Coran et évoqués par le Messie Promis (a.s.) ? Si l’on désire comparer le nombre de fois qu’Allah a exaucé ses prières, il faudra aussi comparer le nombre d’injonctions divines mises en pratique. Il est miséricordieux à l'égard de ses serviteurs en dépit de leurs manquements. Il exauce leurs supplications, mêmes s’ils ne prient pas régulièrement. Ce sont là autant de faveurs divines. Voire Allah comble leurs besoins par l’entremise de ses autres attributs sans leurs supplications. Ainsi, il n’y a pas de place à aucune doléance. L’on doit s’évertuer à appliquer les injonctions divines et à adorer Dieu, à accomplir ses Salat et ses autres obligations.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Tant que l’homme ne se voue pas corps et âme à l’unicité de Dieu, il n’éprouvera aucun amour pour l’Islam et ne vouera aucune grandeur pour cette religion. Il ne tirera aucun plaisir de la Salat. L’on ne peut mériter le titre de serviteur sincère de Dieu sans réduire en cendre ses intentions immondes, ses vils complots, son ego, ses animosités et sans faire preuve d’humilité. La Salat offre le meilleur moyen pour apprendre comment être un adorateur parfait de Dieu. Soyez réguliers dans vos Salat si vous souhaitez établir un lien sincère avec Dieu : faites de sorte que votre corps, votre langue, votre âme, vos intentions et vos sentiments deviennent Salat. »

Qu’Allah nous accorde la possibilité de protéger nos Salat. Que notre âme et notre conscience s’acquittent pleinement de cette obligation divine.

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