Sermon du : 15.01.2016 prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Récits du deuxième Calife

Allah protège et bénit les enfants et les descendants de Ses Awliyā (amis) et des vertueux, à condition qu’ils accomplissent, à l’instar de leurs aïeux, de bonnes œuvres. Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) a cité, à cet égard, l’exemple de SayyedinaAli (r.a.), déclarant : « Au tout début de sa Nubuwwah (prophétat) le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) convia les membres de sa famille à un repas afin de leur présenter le message de la vérité. Or, Abu Lahab dispersa tout le monde avant même que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) eut l’occasion de prononcer un mot. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en fut fort surpris, mais ne désespéra pas. Il demanda à Ali (r.a.) d’organiser un autre dîner au cours duquel il put leur transmettre le message de l’Islam. Cependant, personne ne prononça un mot : sur ce, Ali (r.a.) déclara : « Je suis certes le plus jeune d’entre vous tous. Or je suis prêt à soutenir le Prophète (s.a.w.) et je promets de le faire. »

Quand l’hostilité [contre l’Islam] atteignit son comble à La Mecque, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) était contraint de s’exiler. Ce fut à Ali (r.a.) que Dieu accorda l’occasion de consentir à un autre sacrifice. Il prit la place du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) dans son lit à la demande de celui-ci. Ali (r.a.) ne répondit pas : « Ô Prophète d’Allah ! L’ennemi encercle votre maison. Quand ils auront connaissance de la ruse le matin, ils voudront, fort probablement, me tuer. »

Ali (r.a.) s’allongea, au contraire, dans le lit du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) dans le plus grand calme. Les Kuffar le tabassèrent le lendemain quand ils le découvrirent dans le lit du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Celui-ci avait déjà quitté La Mecque. Ali (r.a.) ignorait l’étendue des récompenses dont il serait le récipiendaire suite à ses sacrifices. Il n’y avait pas consenti afin de mériter ces récompenses divines ; il l’avait fait uniquement par amour pour le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et afin de mériter le plaisir divin. Allah seul connaissait l’honneur qu’Il réservait à Ali (r.a.). D’ailleurs, il n’a pas été le seul honoré : ses enfants et les vertueux parmi ses descendants le furent aussi. Être le gendre du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est la première faveur conférée à Ali (r.a.).

Un jour qu’il partait en bataille, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ordonna à Ali (r.a.) de rester à Médine. Celui-ci déclara : « Ô Prophète d’Allah ! M’abandonnez-vous avec les femmes et les enfants ? »

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) répondit : « N’apprécies-tu pas d’entretenir avec moi la même relation qu’avait Aaron à l’égard de Moïse ? »

Le statut d’Aaron ne souffrit point lorsque Moïse le laissa en arrière. Voilà l’honneur qu’Allah décerna à Ali. Or, il n’en fut pas le seul récipiendaire. La plupart des Awliyāet des Soufis au sein de l’Islam étaient ses descendants. Allah montra des miracles et des signes de Son soutien en leur faveur.

Le Messie Promis (a.s.) avait relaté l’incident de l’emprisonnement de l’Imam Musa Raza par le Calife Haroun Al-Rashid, qui lui avait fait ligoter les mains et les pieds. Le Calife Haroun Al-Rashid était en train de dormir sur son matelas confortable dans son palais quand il vit en rêve le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). La colère se lisait sur son visage et il déclara : « Haroun Al-Rashid, tu prétends m’aimer ! N’as-tu pas honte de dormir sur un matelas moelleux, tandis que mon fils croupit, par une chaleur torride, dans une cellule de ta prison, les mains et les pieds ligotés ? »

Haroun Al-Rashid se leva sur-le-champ. Il alla vers la prison accompagner de ses commandants et délia les mains et les pieds de l’Imam Mousa Raza. Celui-ci demanda au Calife : « Vous étiez très hostile envers moi. Pourquoi êtes-vous venu en personne me libérer ? »

Haroun Al-Rashid lui raconta le rêve et déclara : « Je vous demande pardon. J’ignorais la réalité. »

L’époque du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et d’Ali (r.a.) était fort éloignée de celle de Haroun Al-Rashid, ajoute Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.). Or j’ai vu, de mes yeux, des descendants des rois qui erraient de porte en porte. J’ai vu, à Delhi, un porteur d’eau qui était le descendant d’un souverain moghol. Il avait assez de pudeur de ne point mendier et de travailler de ses mains. En dépit de sa descendance royale, il travaillait comme un simple ouvrier. Dans le cas des descendants d’Ali (r.a.), en dépit de ces générations qui se sont écoulées, Allah a frappé d’effroi un roi dans son rêve et lui a demandé de bien traiter le descendant de Ali (r.a.). Si Allah n’avait pas conféré cet honneur à Ali (r.a.), s’il connaissait l’invisible et s’il avait accepté l’Islam pour être honoré, sa foi ne serait qu’un vain commerce et il n’aurait pas mérité pareille récompense.

Le Messie Promis (a.s.) relate qu’un jour un Wali (un ami d’Allah) voyageait en pleine mer quand une tempête se souleva. Le navire était sur le point de couler, quand il fut sauvé grâce aux supplications du saint homme. Pendant qu’il priait, Dieu lui révéla qu’Il sauvait tous les autres passagers rien qu’en raison de sa présence sur ce navire. Le Messie Promis (a.s.) a déclaré à ce propos : « L’on n’acquiert pas ce statut par de vains discours. Des efforts sont nécessaires pour ce faire : il faudra nouer une relation avec Dieu et perpétuer les bonnes œuvres de ses aïeux. Être le descendant des pieux et de saints hommes sera de quelque avantage quand on accomplira de bonnes œuvres et quand on nouera une relation avec Dieu.

Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) évoque [ici-bas] l’assiduité du Messie Promis (a.s.) à l’égard de la prière en congrégation. Il déclare : « Le Messie Promis (a.s.) aimait à ce point la Salat, que lorsqu’il ne pouvait se rendre à la mosquée en raison de sa maladie et qu’il était contraint de prier à la maison, il faisait prier avec lui, en congrégation, son épouse ou ses enfants.

Evoquant l’importance de la prière en congrégation, le Messie Promis (a.s.) déclare : « Allah désire que l’humanité tout entière soit unie comme [les membres] d’un seul corps. C’est ce qu’on appelle l’unité démocratique.

Le but de la religion est d’unir tous les hommes comme les grains d’un rosaire. Telle est la vocation de la vraie religion. [Les fidèles ont reçu] l’ordre de se tenir côte à côte lors de la Salat, afin que celui qui possède plus de lumière puisse renforcer le faible. Afin d’engendrer cette unité, Allah a ordonné [aux musulmans] d’accomplir la prière en congrégation cinq fois par jour dans la mosquée du quartier. Ce faisant, les fidèles se débarrasseront de leurs faiblesses en partageaient leurs vertus morales et leur lumière. En nouant des relations mutuelles, ils feront foisonner de l’affection.

Se fréquenter les uns les autres est fort louable, car cela accroît l’attachement, qui est la base de l’unité.

Ainsi, la prière en congrégation comporte des avantages personnels et communautaires. D’aucuns ne viennent pas à la mosquée. D’autres y sont présents, mais ne se débarrassent pas de leur antipathie et ne nouent pas de relation avec les autres. La Salat n’apporte aucun avantage à ces derniers. Ceux-là n’atteignent pas les objectifs de l’Ibadah et de la Salat que sont l’unité, l’amour et l’affection.

Nous devons préserver nos prières et venir à la mosquée en étant animé de ces sentiments, afin que dans l’unité, nos Salat soient agréées par Dieu et afin que nous méritions Son plaisir.

Le Messie Promis (a.s.) racontait que l’Amir Muawiya ne se réveilla pas pour la Salatdu matin un jour. Il s’en lamenta pendant toute la journée. Le lendemain, dans son rêve, quelqu’un vint le réveiller. L’Amir Muawiya lui demanda de se présenter. « Je suis Satan, répondit le visiteur, et je suis venu te réveiller pour la prière du matin. » Muawiya demanda : « Pourquoi cela ? » Satan répondit : « Hier je t’ai incité à t’endormir. Tu as raté la Salat et tu t’en es lamenté pendant toute la journée. [Constatant tes remords] Allah a ordonné aux anges de multiplier les récompenses que tu aurais méritées pour la prière en congrégation. Ceci m’a fort peiné, dit Satan. En te privant de la prière, je t’ai fait mériter encore plus de récompenses. Je suis venu te réveiller aujourd’hui de peur que tu ne sois récompensé davantage. »

Satan abandonne l’homme quand celui-ci repousse ses incitations. Nous devons, en toute situation, décourager Satan tout en nous efforçant de mériter le plaisir divin et d’obéir à Ses ordres. Pour ce faire, il faudra protéger ses prières et les accomplir aux heures prescrites.

D’aucuns sont de nature hâtive et tirent des conclusions erronées sans réfléchir. Ceci cause l’égarement de ceux qui chancellent [dans leur foi]. Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) relate à ce sujet : « Lors d’un dîner j’ai empêché quelqu’un de boire avec la main gauche, lui conseillant d’utiliser celle de droite, s’il n’a pas d’empêchement à cet égard. L’intéressé répondit : « Le Messie Promis (a.s.) avait pour habitude de boire avec la main gauche. » Or, le Messie Promis (a.s.) le faisait pour une raison particulière. Il s’était blessé à la main durant son enfance lors d’une chute. Sa main droite était si faible qu’il ne pouvait porter un verre à sa bouche. Or, il respectait laSunnah en soulevant le verre de la main gauche tout en le soutenant d’en dessous avec la main droite.

Le Messie Promis (a.s.) raconte à ce sujet : « Un jour, lors d’un débat avec certains détracteurs, j’ai pris un verre ou une tasse de la main gauche pour en boire. Ils ont soulevé maintes objections, affirmant que je ne respectais pas la Sunnah du Prophète (s.a.w.). Leurs conclusions hâtives et leur suspicion les ont contraints à me critiquer. Ma main était faible en raison d’une blessure que j’avais subie. Je ne pouvais porter un verre de la main droite jusqu’à ma bouche. Quoique je le portais avec la main gauche, je plaçais toujours ma main droite en dessous. »

D’une part, l’ennemi incite aux doutes en raison de ses conclusions hâtives, d’autre part, l’ignorance et la précipitation d’un des nôtres l’a poussé à conclure, que Dieu nous en préserve, que le Messie Promis (a.s.) enfreignait les règles de la Sounnah, quand il aurait dû tenter de connaître la raison réelle de cet acte et cesser cette action quand Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) le lui a interdit. La précipitation engendre des innovations condamnables, des commentaires et des conclusions erronés.

Je cite un autre récit ayant trait à la confiance en Dieu. Le Messie Promis (a.s.) disait qu’une parole du Sultan Abdul Hamid de la Turquie le plaisait beaucoup. Ce Sultan avait été destitué et ses ministres lui avaient présenté mille et une excuses pour ne pas partir en guerre contre la Grèce.

Ils disaient, peut-être, que toutes les puissances européennes étaient prêtes à aider la Grèce et que la Turquie ne pourrait rien faire à cet égard. Le Messie Promis (a.s.) disait qu’après avoir entendu les arguments de ses ministres, le Sultan Abdul Hamid déclara : « Il faudra laisser, tout de même, une place pour Dieu. »

Le Messie Promis (a.s.) tirait grand plaisir de cette phrase. Le croyant doit, dans ses efforts, laisser une place pour Dieu. Personne ne peut affirmer qu’il n’y a aucune lacune dans ses œuvres et qu’il a atteint la perfection. Seul un imbécile pourra faire pareille affirmation. Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) déclare : « Cependant, ce sera aussi de la sottise que de rejeter entièrement tous les moyens à sa disposition et de ne pas y avoir recours. Les nations européennes sont victimes de la première sottise. C’est-à-dire qu’elles n’accordent aucune place à Dieu dans leurs œuvres. Les musulmans sont victimes de la deuxième sottise : ils placent en Dieu une confiance erronée et n’entreprennent aucune action.

En général, les populations européennes ont oublié Dieu et les musulmans, quant à eux, ne font aucun effort en plaçant leur confiance en Dieu ou en tirant des conclusions erronées. C’est la raison pour laquelle les jeunes [musulmans] d’ici affirment que les nations [européennes] ont progressé en s’éloignant de Dieu et que les musulmans sont victimes de la décadence en raison de leur religion. Or, les musulmans ont perdu leur prestige à cause de leur paresse. D’ailleurs, si jamais ils tentent d’accomplir quelque chose, leur approche est mauvaise.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Le Saint Coran affirme :

وَفِي السَّمَاءِ رِزْقُكُمْ وَمَا تُوعَدُونَ

« Votre provision et ce qui vous est promis se trouvent au ciel. » Cette affirmation pourrait égarer un imbécile et le pousser à cesser toute action. Le musulman croit qu’Allah affirme que ce n’est pas la peine de travailler, étant donné que ses provisions et ce qui lui est promis se trouvent au ciel. Allah en personne lui enverra tout ce dont il a besoin pense-t-il. Or, Allah déclare dans la sourate Jummah :

فَانْتَشِرُوا فِي الْأَرْضِ وَابْتَغُوا مِنْ فَضْلِ اللَّهِ وَاذْكُرُوا اللَّهَ كَثِيرًا لَعَلَّكُمْ تُفْلِحُونَ

C’est-à-dire, dispersez-vous sur la terre et cherchez la munificence d’Allah. Faites des efforts, usez de vos aptitudes. Cet équilibre est très subtil. Il faudra, d’une part, user des moyens à sa disposition et, d’autre part, avoir une confiance parfaite en Dieu. Voilà le signe distinctif d’un croyant. Cependant, Satan y trouve de grandes occasions pour glisser ses insinuations. »

C’est-à-dire, qu’il est très important de distinguer la confiance en Dieu et le recours aux moyens : tout deux sont extrêmement importants. Satan tente de s’immiscer entre les deux pour fomenter des troubles et nuire à la foi. D’où l’importance d’être vigilant à cet égard.

Le Messie Promis (a.s.) affirme : « D’aucuns s’égarent au point de se vouer corps et âme aux moyens [matériels]. D’autres considèrent inutiles les aptitudes conférées par Dieu. Quand le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) partait en bataille il prenait armes et cheval. Parfois, il portait deux cottes de mailles. Il avait son épée à sa hanche et cela en dépit de la promesse divine :

وَاللَّهُ يَعْصِمُكَ مِنَ النَّاسِ

c’est-à-dire, qu’Allah te protègera [des attaques] de l’ennemi. [Avant tout entreprise], il faut faire tous les préparatifs nécessaires pour ensuite placer sa confiance en Dieu. Voilà l’injonction à respecter, sinon l’on ne profitera pas du soutien divin.

Le Messie Promis (a.s.) avait reçu la révélation suivante : « Des rois chercheront des bénédictions de tes vêtements. » Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) nous présente, à cet effet, une très belle explication. En s’adressant à ceux présents dans l’assistance, il déclara : « Quand le moment viendra à ces rois de chercher des bénédictions des vêtements du Messie Promis (a.s.), quel est l’imbécile qui ne cherchera pas des bénédictions de vous. Un vêtement est un objet sans vie… »

Il y avait devant Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) des compagnons du Messie Promis (a.s.), leurs disciples et les disciples de ces derniers.

« Quel imbécile ne cherchera pas des bénédictions de vos personnes, disait Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.). Des vêtements sont des objets sans vie. Vous êtes, quant à vous, en vie.

Quand viendra le moment aux rois de chercher des bénédictions des vêtements du Messie Promis (a.s.), ils en chercheront aussi de ses compagnons, de leurs disciples et des suivants de ces derniers, selon leur rang.

L’Imam Abu Hanifa est apparu bien longtemps après le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Or, les rois de Baghdad cherchaient des bénédictions de sa personne, voire de ses disciples.

Ne cessez de supplier Dieu, afin que vous n’opprimiez personne lorsque vous serez au pouvoir. N’accomplissez point [aujourd’hui] de bonnes œuvres par contrainte [et en raison de votre dénuement]. »

Les ahmadis ne doivent point accomplir [de bonnes œuvres] pour la simple raison [qu’ils sont faibles] et qu’ils n’ont pas d’autre choix.

Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) ajoute : « Vos bonnes œuvres doivent être sincères. Si vous vous transformez en oppresseurs quand vous aurez le pouvoir, votre compassion d’aujourd’hui partira à l’eau. Allah dira : « Auparavant vous n’aviez même pas d’ongles, c’est pour cette raison que vous n’opprimiez personne. Maintenant que vous en possédez, vous opprimez autrui.

Tout en vous réjouissant, accomplissez l’Istihghfar. Priez pour vous-même et pour les autres. »

Ces conseils sont fort importants. Aujourd’hui, nous ne cessons de prôner la paix. Notre message de paix et d’amour doit foisonner de plus bel quand nous aurons le monde à nos pieds, quand des rois deviendront des musulmans ahmadis et chercheront ces bénédictions. Sinon nous serons en train de faire des campagnes en faveur de la paix aujourd’hui pour la simple raison que nous n’avons pas d’autre choix.

Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) déclare : « Le jour de l’accomplissement de cette révélation est proche. La royauté est en train de disparaître. Or, le président d’un pays est aussi un roi. Si le Premier ministre ou le président de la Russie devient ahmadi, il ne sera pas inférieur à un roi et cherchera des bénédictions des vêtements du Messie Promis (a.s.). Or, il pourra en chercher lorsque vous, [les ahmadis] en chercherez dans les ouvrages du Messie Promis (a.s.). »

Il faudra que les anciens ahmadis, les descendants des compagnons du Messie Promis (a.s.), leurs disciples et les suivants de ces derniers, cherchent des bénédictions des ouvrages du Messie Promis (a.s.) bien avant que ces rois n’embrassent l’Ahmadiyya. C’est là qu’Allah fera en sorte qu’ils chercheront des bénédictions des vêtements du Messie Promis (a.s.).

En s’adressant à l’Anjuman, Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) déclara : « Cependant vous n’êtes pas en train de prendre les mesures nécessaires pour préserver les effets bénis du Messie Promis (a.s.) et ses vêtements. »

Aujourd’hui à Qadian et à Rabwah, par la grâce d’Allah, la djama’at a pris les mesures nécessaires en ce sens. En tout cas, Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) avait attiré l’attention de l’Anjuman en ce sens en déclarant : « Il faudra faire venir des spécialistes pour nous conseiller sur les mesures à prendre afin de préserver ces vêtements du Messie Promis (a.s.) sous des verres afin qu’ils soient à l’abri pour plusieurs centaines d’années. Nous pourrions, à titre d’exemple, les envoyer aux Etats-Unis pour les faire traiter et les préserver des insectes, afin que les générations futures puissent profiter de leurs bénédictions. Après le décès du Messie Promis (a.s.), ma mère souhaitait que je reçoive la bague sur laquelle était inscrite Alaisa-allaho-bi-kafin-Abdahu (Allah n’est-il pas suffisant à Son serviteur), étant donné que j’étais l’aîné. Nous sommes trois frères et le Messie Promis (a.s.) possédait ces trois bagues. En dépit de son souhait, ma mère voulut tirer au sort afin de déterminer à qui reviendra telle ou telle bague.

Elle le fit à trois reprises : à chaque fois la bague « Allah n’est-il pas suffisant à Son serviteur » tomba dans mon lot. Mian Bashir Saheb eut la bague sur laquelle était inscrite Ghasarto Laka Biyadi Wa Rahmati Wa Qudrati et Mian Sharif Saheb eut la bague sur laquelle était inscrite Mawla Bas.

J’avais l’intention d’offrir cette bague à la Jama’at. Cependant comment pourrais-je le faire tant que vous n’avez pas pris de disposition pour la préserver et assurer sa sécurité. Si cette bague devient la propriété de mes enfants, tout au moins ils en assureront la protection. Or, je désire l’offrir à la djama’at et pas à mes enfants. Je suggère que l’on fasse une image de l’inscription cette bague sur du papier et de la diffuser sur une grande échelle. On doit ensuite préparer d’autres bagues composées de pierres. Mais avant d’incruster la pierre, on doit placer la copie de l’inscription de la bague du Messie Promis (a.s.) dans la monture de la bague sous la pierre. C’est ainsi que ces bagues seront en contact direct avec la bague du Messie Promis (a.s.).

On devra ensuite envoyer toutes ces bagues partout dans le monde, aux États-Unis, en Angleterre, en Suisse, afin que les effets bénis du Messie Promis (a.s.) soient présents dans tous les pays.

Par la suite le deuxième Calife (r.a.) décida d’offrir la bague « Allah n’est-il pas suffisante à Son serviteur » au Califat, afin qu’il soit confié au Calife qui lui succédera et ainsi de suite.

Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) déclare : « Quelques jours de cela je suis tombé sur des anciens papiers du Messie Promis (a.s.). Je les ai envoyés en Indonésie, afin qu’ils soient préservés là-bas et pour que la djama’at puisse profiter de ses bénédictions. »

La djama’at de l’Indonésie pourra nous informer si ces papiers sont toujours à leur disposition ou pas.

Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) ajoute : « Or, dans la révélation, Dieu parle de vêtements. C’est pour cette raison qu’il faudra envoyer ces vêtements en des lieux sûrs où ils seront à l’abri des insectes pour qu’ils soient préservés pour le plus longtemps possible. »

S’adressant aux jeunes le deuxième Calife (r.a.) déclare : « Il faut que les jeunes viennent de l’avant, qu’ils comprennent leurs responsabilités, car ils sont plus capables d’utiliser les nouvelles technologies, car ils ont fait des études et [sont au courant de ce que dit] la science. Il faudra qu’ils aient recours à cette connaissance afin de servir l’Islam, afin qu’Allah fasse que vous puissiez voir le jour où des pays entiers accepteront le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) par leur entremise.

Je vous explique à présent comment les livres du Messie Promis (a.s.) étaient composés et publiés dans le passé. Le Messie Promis (a.s.) avait très peu de moyens à sa disposition. Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) nous explique que le Messie Promis (a.s.) endurait les caprices des scribes et désirait que la qualité de ses ouvrages soit excellente.

Un certain Mir Mahdi Hassan, qui n’était pas encore ahmadi à l’époque, était responsable de l’impression des ouvrages du Messie Promis (a.s.). Il vérifiait minutieusement toute épreuve du Messie Promis (a.s.) avant leur impression. S’il y avait un point au mauvais endroit, il rejetait l’épreuve et faisait écrire une nouvelle. Les employés [de l’imprimerie] restaient sans rien faire pendant quelques jours tant que la nouvelle épreuve n’était pas prête.

L’imprimerie et la composition de livres à l’époque étaient différentes de celles d’aujourd’hui. Il n’y avait pas d’ordinateur qui permettait de tout imprimer sur-le-champ comme c’est le cas maintenant : or, en dépit [de ces nouvelles avancées] les fautes abondent encore dans les textes.

Mir Mahdi Hassan vérifiait minutieusement toutes les épreuves et les rejetait à la moindre erreur. Il n’envoyait rien à l’imprimerie tant qu’il n’était pas satisfait à cent pour cent qu’il n’y avait pas d’erreur.

Quand le Messie Promis (a.s.) le questionnait sur le retard, il répondait qu’il y avait encore beaucoup de fautes.

Le Messie Promis (a.s.) désirait lui aussi un travail propre et bien fait : il ne se souciait pas si les employés restaient sans rien faire pendant quelques jours, recevant ainsi un salaire sans rien faire. Il désirait un travail de qualité et déchirait toute épreuve dans laquelle il y avait la moindre erreur et demandait au scribe de le composer de nouveau. Tant que la composition de l’ouvrage n’était pas belle, le Messie Promis (a.s.) ne l’envoyait pas à l’imprimerie.

Le scribe du Messie Promis (a.s.) n’était pas ahmadi à l’époque. Lui et son fils embrassèrent l’Ahmadiyya par la suite. Le scribe avait du respect pour le Messie Promis (a.s.) et celui-ci avait lui aussi reconnu sa valeur. En dépit d’être un non ahmadi, le Messie Promis (a.s.) le faisait venir à Qadian quand il avait besoin d’un scribe. Il recevait un salaire de 25 roupies par mois et une allocation pour ses repas. Quand le travail était sur le point de terminer, il venait voir le Messie Promis (a.s.) et disait : « Huzur ! Je viens vous saluer. Veuillez bien me donner la permission de rentrer chez moi. »

Le Messie Promis (a.s.) répondait : « Je demanderai à la cuisine de préparer votre repas. »

L’autre répondait : « Je dois retourner. »

Le Messie Promis (a.s.) lui disait : « Il reste encore du travail à faire. »

Le scribe répondait : « Il faut que je prépare moi-même mon repas. Je passe toute la journée à le faire. Que dois-je faire : préparer mon repas ou composer les livres ? »

Le Messie Promis (a.s.) lui disait : « Je vais faire préparer le repas pour vous de la cuisine. »

C’est ainsi qu’il recevait un salaire de 25 roupies et le repas gratuit.

Quelques jours après il revenait voir le Messie Promis (a.s.) et répétait le même manège en ajoutant :

« La nourriture de la cuisine est immangeable. Les lentilles ne sont pas cuites. Il n’y a guère de sel… »

(C’est le cas ici aussi [dans nos cuisines à Londres].)

« Parfois, ajoute le scribe, ils mettent tant de piment qu’il vaut mieux se contenter de pain sec. Personne ne peut travailler en mangeant une nourriture pareille. Offrez-moi une allocation. Il vaut mieux que je prépare moi-même mon repas au lieu d’endurer cette torture. »

Le Messie Promis (a.s.) augmentait son salaire de 10 roupies.

Il revenait voir le Messie Promis (a.s.) maintes et maintes fois, et répétait la même chose. Au final, le Messie Promis (a.s.) lui offrait un salaire de 55 roupies.

Le scribe avait enseigné un autre manège à son fils pour soutirer de l’argent du Messie Promis (a.s.). Il courrait derrière son fils avec un bâton. Celui-ci, en larmes, entrait dans la chambre du Messie Promis (a.s.). Quand il demandait au père la raison de sa colère, il répliquait : « Il a perdu, encore une fois, les chaussures que je lui avais offertes. Je lui avais averti, mais il l’a fait encore une fois. Où vais-je trouver de l’argent pour lui acheter une nouvelle paire ? »

Sur ce le Messie Promis (a.s.) lui offrait l’argent pour de nouvelles chaussures, lui demandant de ne point frapper son fils. Le scribe répétait ce manège, car il connaissait la nature du Messie Promis (a.s.). Mais son écriture était si belle que le Messie Promis (a.s.) avait recours à ses services et pas ceux d’un scribe médiocre qui pourrait amoindrir aux yeux de ses lecteurs, la qualité de ses livres.

Ceci démontre le souci du Messie Promis (a.s.) quant à la bonne l’impression de ses livres. Il voulait [par l’entremise de ses écrits] défendre l’Islam : pour ce faire il voulait présenter au monde, dans la mesure du possible, le plus bel ouvrage. Afin d’accroître la connaissance de ses suivants, il désirait leur présenter l’Islam dans la meilleure forme.

Nous devons ainsi lire les ouvrages du Messie Promis (a.s.) avec une attention particulière. Ainsi, augmentons notre connaissance et nous serons animés d’une grande passion pour prêcher notre message. Notre savoir sera bénit et nous serons à même de réunir le monde sous la bannière de l’Islam.

La bénédiction réelle est de faire connaître l’Islam aux rois, afin que leurs vies en soient conformes. La majorité des leaders musulmans, malheureusement, sont en train d’enfreindre les enseignements de l’Islam. Ils ont le nom de l’Islam sur les lèvres quand leurs cœurs sont en quête de leurs intérêts personnels. D’ailleurs, ils sont en train de commettre des exactions.

Nous devons être au courant de cet enseignement véritable, étant donné que l’Islam se répandra par l’entremise du Messie Promis (a.s.), que des gens seront bénis grâce à ses vêtements et que des rois connaîtront l’Islam par son entremise.

Nous devons prêcher le message de l’Islam conformément à cet enseignement. Les jeunes aussi doivent être vigilants à cet égard. C’est là que la révélation « les rois chercheront des bénédictions de tes vêtements » s’accomplira dans toute sa splendeur. C’est là aussi que nous la comprendrons et que nous pourrons prêcher le message de l’Islam et de l’Ahmadiyya de la meilleure façon. Qu’Allah fasse que nous puissions saisir ces faits.

À la fin de son sermon, Sa Sainteté le Calife a évoqué le décès de Chaudhry Abdul Aziz Dogar du Royaume-Uni, de Mme Iqbal Naseem Azmat Butt Sahiba du Royaume-Uni et de Mukarrama Siddiqa Sahiba, époouse de Quraishi Mohammad Shafi Saheb,darwesh de Qadian.

Qu’Allah exalte le statut des défunts, qu’Il leur accorde son pardon et une place parmi Ses choisis.

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