Sermon du : 16.09.2016 prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Raza Saleem : un jeune exemplaire

Toute personne qui naît au monde doit un jour le quitter : aucune chose [ici-bas] n’est éternelle. Certains retournent à Allah très jeune, certains quand ils sont plus âgés et d’autres quand ils ont atteint l’extrême vieillesse, un état qualifié de Ardhul-lil-Umr dans le Saint Coran. A cet âge, ils retournent à leur dénuement de l’enfance et à un état d’ignorance, avant de quitter ce monde en fin de compte.

On est triste lorsqu’un proche parent quitte ce monde, quel que soit l’âge de son décès. Or, d’aucuns ont un cercle de connaissances très vaste lorsqu’ils rendent l’âme. Et si une jeune personnalité aimée de tous décède soudainement, la peine et la tristesse ressenties sont très grandes. Or, Allah nous demande de réciter la prière « C’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons » lorsque nous sommes frappés par quelque peine, difficulté et tristesse. Il nous conseille de nous soumettre à Son décret. Lorsque les proches du défunt font preuve d’une grande patience et qu’ils récitent cette prière, Allah exalte, d’une part, le statut du défunt et Il accorde, d’autre part, de la sérénité à la famille endeuillée.

Quelques jours de cela un étudiant de la Jamia du nom de Raza Saleem – que nous aimions et que nous chérissions beaucoup – est décédé des suites d’un accident à l’âge de vingt ans : c’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons. Un proche m’a informé qu’un couple d’amis était parti présenter leurs condoléances aux parents du défunt moins de deux heures après le décès. Le mari déclare : « Ma femme était fort étonnée lorsque la mère de l’enfant a déclaré : « J’aimais beaucoup mon fils, mais j’aime encore plus celui qui L’a appelé. » Voilà la réponse imbue de l’éclat de la foi qu’offrent les disciples du Messie Promis (a.s.). Il n’y avait ni pleurs, ni lamentations. Certes, la tristesse est là, ainsi que des larmes : et la peine est infinie. Hormis, la mère qui est plus peinée par [la perte] de son jeune enfant ? Ou hormis le père qui peut ressentir le plus la peine du décès de son jeune enfant ? On m’a informé que le père était très triste lorsqu’il a reçu la nouvelle de l’accident, qu’il avait pleuré et qu’il priait aussi.

Or, lorsque la situation était clair et qu’on avait reçu la nouvelle du décès de son fils, [il a récité] Inna Lillahi Wa Inna Ilaihi Rajeoune et il était serein.

C’est là l’éclat d’un véritable croyant : on ne peut pas oublier la mort soudaine de cet enfant. Or, le croyant présente sa peine à Dieu, il pleure face à Lui et il prie afin de trouver la sérénité et afin [que Dieu] exalte le statut du défunt.

J’étais en tournée en Allemagne et je m’apprêtais à prendre le départ quand j’ai reçu la nouvelle de l’accident. On m’a informé du décès en cours de route. Je voyais, à maintes reprises, défiler devant moi le visage de ce cher enfant et j’ai eu l’occasion de prier pour lui. C’était un enfant très adorable. J’ai une relation personnelle avec tous les élèves de la Jamia du Royaume-Uni étant donné qu’ils viennent me rencontrer régulièrement. S’il y a du temps, ils me posent des questions lors de leurs audiences en ma compagnie. Lorsque cet enfant est venu me rencontrer la dernière fois, il avait plusieurs questions à l’esprit. Je lui ai répondu en détail et cela a pris un peu de temps. Son père m’a relaté que Raza était très content après l’audience. Il disait : « J’ai reçu des réponses détaillées et la rencontre a duré entre 15 ou 16 minutes. »

Il avait toujours dans les yeux un amour et un éclat particulier pour le Califat. Quand il est entré à la Jamia, je croyais qu’il serait peut-être plus intéressé par le sport et qu’il fera preuve de la même sincérité et de la même fidélité que fait montre tout Ahmadi. Or cet enfant a complètement démenti toutes mes conjectures.

Il était très bon dans ses études, même s’il était intéressé par le sport. D’ailleurs, il était empli de sincérité et de fidélité. Il désirait être une épée nue pour défendre le Califat et la religion. C’est ce qu’il a démontré comme nous le constaterons grâce aux récits de ses amis. D’innombrables personnes, des amis, des camarades de classe, des étudiants de la Jamia, ses frères et sœurs ainsi que ses parents m’ont fait part de ses qualités. Presque tout le monde a écrit que l’humilité, la courtoisie, le sens de l’honneur pour la religion, sa relation avec le Califat et son amour pour ce dernier, le sens de l’hospitalité, le respect des sentiments d’autrui étaient ses qualités particulières. Selon le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) le paradis est offert à ceux qui sont loués par tous. Et cet enfant était imbu d’un sentiment particulier pour servir la foi. Peut-être participait-il dans des matchs et des randonnées parce qu’avoir une santé robuste est essentiel pour servir la religion. Les descriptions de cet enfant adorable présentées par d’aucuns mettent en exergue ses belles qualités.

Raza Saleem était le fils de M. Saleem Zaffar, un de nos employés du bureau du secrétaire privé. Il est décédé en Italie, le 10 septembre 2016 lors d’une randonnée. C’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons. Il est né le 27 septembre 1993 à Guildford, au Royaume-Uni, et était membre du plan Waqf-e-Naw.

Alladin Saheb, son arrière-grand-père, était le premier Ahmadi de la famille. Il était originaire d’un village des environs de Qadian et avait prêté allégeance aux mains du deuxième Calife. Raza Saleem est entré à la Jamia du Royaume-Uni en 2012 et il était destiné à être le premier missionnaire de sa famille. Il avait complété sa quatrième année et il allait partir en cinquième.

Le défunt était Mousi : il avait rempli le formulaire de la Wassiyah et les procédures étaient en cours. J’ai informé le département Karpardaz que sa Wassiyah a été approuvée. Le défunt laisse derrière lui ses parents, deux sœurs et deux frères.

Hafiz Ejaz Ahmad Saheb est un enseignant à la Jamia du Royaume-Uni : il était le responsable lors de cette randonnée. Voici sa description de cet incident : « Nous avions atteint, la veille, le sommet de la montagne et nous avions passé la nuit dans une cabane se trouvant à 500 mètres sous [le sommet]. »

En somme, ils avaient descendu [du sommet] et parcouru les sentiers les plus difficiles.

« Nous étions environs dix randonneurs. Nous avons quitté la cabane vers huit heures du matin et le temps était radieux. Nous marchions tous en file indienne quand soudainement le pied de Raza Saleem a glissé ou il s’est peut-être cogné à une pierre : il n’a pas pu maintenir son équilibre et en raison de la pente, il courrait vers l’avant. Il n’a pas pu se maîtriser et il est tombé sur sa tête. » Il a été blessé à la tête, en dépit du fait qu’il portait un casque. Selon les médecins, il s’est évanoui lors de la chute avant qu’il ne soit blessé ou [peut-être] que sa respiration s’est coupée. En tout cas, il est tombé sur sa face.

Ejaz Saheb rapporte : « J’ai tenté en vain de l’attraper. J’ai appelé Humayon, un autre étudiant, qui était devant et qui a aussi tenté de l’attraper. La main de Humayon a touché Raza, mais il n’a pas pu l’agripper et il est tombé dans le ravin. Certains étudiants ont voulu descendre [pour l’aider] après avoir vu l’accident. Je les en ai empêchés, car il y avait grand danger. Avec l’aide d’autres randonneurs on a remonté les autres étudiants qui avaient déjà descendu. Les autres étudiants n’avaient pas le courage de marcher en raison du choc. Après l’accident, on a contacté immédiatement les services d’urgence et en vingt minutes l’hélicoptère était sur place. Nous pouvions voir Raza Saleem : et nous avons indiqué à l’hélicoptère [sa dépouille] et un sauveteur en est descendu. Ils ne nous ont pas informés que Raza Saleem avait déjà rendu l’âme tant que le groupe tout entier n’était pas sain et sauf sur la plate-forme d’atterrissage. Ils ont été transportés à la ville voisine en moins d’une heure.

Le climat était radieux au moment de cet accident. Et le sentier que nous avions pris était nommé le « sentier normal vers le sommet. »

Saleem Zaffar, le père de Raza, a aussi visité le site [de l’accident]. Il m’a informé que les habitants de la région lui ont informé que c’était un sentier ordinaire, qu’il ne comportait aucune difficulté et qu’il est emprunté par des enfants. Un vieux a raconté qu’il l’empruntait tous les jours lors de sa marche. Ainsi, jeunes et vieux empruntent tous ce sentier. Tous les locaux qui ont eu connaissance de l’accident ont dit que ce sentier n’était pas particulièrement dangereux. On aurait dit que tel était le décret d’Allah. »

Je présente tous ces détails ici parce que certains individus font des commentaires inappropriés par téléphone, sur Whattsapp ou par d’autres moyens. On raconte que Raza était peut-être parti tout seul à l’extérieur, que le temps était mauvais, qu’on n’avait pas pris toutes les précautions nécessaires et qu’il ne portait pas les vêtements [appropriés.] L’article publié dans un journal local nous informe que ces randonneurs disposaient de tous les équipements et les habits nécessaires. Ceux qui font pareils commentaires doivent user de leur bon sens. Au lieu de faire des commentaires inutiles lors de pareils événements, ils doivent faire montre de sympathie. Ce n’était pas la faute des responsables, ni la faute de personne. Allah avait fixé son temps. Une pierre a glissé, ou peu importe la manière dont il a chuté, il s’est peut-être évanoui ; en tout cas c’était là le décret divin. Peut-être qu’Allah lui avait fixé cette durée de vie.

Les autres jeunes qui l’accompagnaient sont aussi très tristes. Qu’Allah leur accorde patience et courage : qu’ils puissent retourner rapidement à la vie normale.

L’on ne peut effacer les souvenirs. Comme je l’ai dit, on en fera mention parmi les amis. Or, cela ne doit pas engendrer du désespoir ou de la peur chez les étudiants de la Jamia.

Saleem Zaffar écrit : « Raza était mon fils bien-aimé. Il possédait de grandes qualités et j’en mentionne ici quelques-unes. Il disait toujours la vérité. S’il avait commis une erreur, il ne la cachait pas et ne se souciait pas des remontrances. Il acceptait ses fautes et disait la vérité : c’étaient là ses habitudes. Il aimait beaucoup les enfants : il aimait beaucoup ceux de sa sœur. Il était si sensible qu’il pleurait quand sa sœur réprimandait ses enfants et il disait que les punitions corporelles ne réforment pas les enfants. »

Le père a aussi évoqué l’audience que Raza a eue avec moi. Il relate : « Il était toujours très content quand il rencontrait le Calife et m’en informait au téléphone et nous faisait participer dans sa joie. Raza demandait toujours une taille ongle avant de rencontrer le Calife de peur que ses ongles ne blessent le Calife quand il lui serre la main. »

Combien sont-ils à faire preuve de tant de prévenance ?

[Son père ajoute] : « Il aimait faire des cadeaux aux autres. Quand nous faisions les provisions de la semaine, lorsqu’il était tout enfant, nous apportions pour lui des friandises ou du chocolat. Si ces friandises lui tombaient entre les mains dès le premier jour, il les distribuait parmi ses amis. Les étudiants de la Jamia qui habitent à l’extérieur de Londres ne retournent pas chez eux durant le week-end et Raza demandait à sa mère ou à sa sœur de leur préparer un repas afin qu’ils mangent chez eux. Si on lui remettait une grande quantité de nourriture pour qu’il en consomme au foyer des étudiants, il l’apportait afin que ses camarades de classe puissent en profiter. Il n’en prenait pas s’il n’y avait pas beaucoup, en ajoutant : « Je ne peux pas manger en cachette ». Il apportait aussi les vêtements de ses amis à la maison pour les faire laver et repasser. Il aimait aussi ses frères et sœurs. Il accomplissait toute tâche avec un sens de responsabilité. Il n’était pas dépensier quand il s’agissait de sa personne. Il n’était point avare ; il ne faisait pas du gaspillage. Or, il était très généreux lorsqu’il s’agissait des autres. Et sa Wasiyyah, comme je l’ai dit, a été acceptée, par la grâce de Dieu.

Il vouait une grande affection à l’égard du Messie Promis (a.s.) du Califat. Il ne se taisait jamais quand on critiquait le Messie Promis (a.s.) ou le Califat. Son visage s’empourprait lorsqu’une personne, quel que soit son statut, émettait ces critiques.

Son père ajoute : « Étant donné qu’il était patient et qu’il ne demandait jamais rien, nous subvenions à ses besoins. Il aidait les étudiants venus de l’extérieur du Royaume-Uni, en particulier ceux venus d’Europe, afin qu’ils puissent mieux maîtriser l’anglais. Certains étudiants, voire ceux qui étaient plus grands que lui, m’ont informé que Raza les aidaient lorsqu’ils avaient des examens d’anglais.

Raza ne se mettait jamais en colère. Il était toujours jovial et souriant. Tout le monde a dit la même chose à ce sujet. Il faisait de bonnes blagues et on en tirait plaisir. Il était très régulier dans ses prières. Il était Waqfe-Naw, rapporte son père et Dieu lui a conféré l’honneur d’être un Waqf-e-Zindagi. Il disait toujours la vérité et faisait ainsi honneur à son statut de Siddique.

« Je désirais ardemment qu’il soit missionnaire et qu’il serve la communauté », a déclaré son père.

Je lui ai répondu que cet enfant était déjà un Morrabi avant même d’avoir complété ses études à la Jamia. Les récits qui suivront mettent en exergue son souhait de faire l’éducation morale et spirituelle des autres et de prêcher le message [de l’Islam et de l’Ahmadiyya].

Il avait certainement entrepris ce voyage pour avoir un corps sain. C’était, en d’autres termes, un voyage entreprit pour la cause de la religion. Qu’Allah exalte son statut et qu’Il lui accorde une place parmi Ses choisis.

Son père relate : « Il était parti à Manchester pour son Waqf-e-Arzi (service temporaire à la Jama’at). Avant de rentrer quelqu’un lui a placé dans la poche une enveloppe contenant une somme d’argent. Raza lui a remercié, lui disant : « Il nous est interdit de prendre de l’argent. »

Quelques jours après cette même personne m’a écrit ceci : « Un jeune qui suit la formation de missionnaire est venu ici et il nous a étonnés. Si de tels enfants deviennent missionnaires, il y aura certainement des changements spirituels au sein de la djama’at. Je lui ai offert une somme et il a refusé de la prendre. D’ailleurs, il a accompli son travail avec grande assiduité. »

La mère de Raza écrit : « Mon fils était obéissant envers ses parents et la djama’at. Il m’aimait comme tout enfant aime ses parents. Or, son affection était unique. Il était très attentionné et obéissant. Il était très courtois lorsqu’il parlait de quelque chose, même si c’était à propos d’un fait insignifiant. Il était très affectueux envers les grands. Il m’aidait dans les tâches ménagères lorsqu’il était à la maison. Il me demandait de temps en temps : « Êtes-vous fatiguée ? Puis-je vous aider ? » Il ne pouvait me voir inquiète. Il disait qu’il ne pouvait voir des larmes dans mes yeux. Dès qu’il retournait de la Jamia, il demandait à propos de la santé de tout le monde. Il demandait, tout soucieux, comment tout le monde avait passé sa semaine.

Il était tout petit lorsque le quatrième Calife se rendait à Islamabad. Dès qu’il rentrait de l’école, il disait : « Je cours rencontrer le Calife et l’accompagner pour sa marche. »

La docteure Nusrat Jehan de Rabwah est grièvement malade et est traitée au Royaume-Uni. Qu’Allah lui accorde la santé. Elle était proche de la famille de Raza. Ce dernier disait à son sujet : « Je prie beaucoup pour qu’Allah lui accorde la santé. » Qu’Allah exauce ses prières en sa faveur.

La mère de Raza écrit : « Dans la nuit du vendredi, j’ai rêvé qu’il y avait grand monde chez moi et qu’on prenait beaucoup de photos. Je me suis réveillée toute inquiète et j’ai dit à mon mari que j’ai fait un rêve effrayant. Je n’avais pas une bonne impression de ce rêve et je lui ai dit de faire de l’aumône dès le matin. Mon mari m’a répondu qu’il le fera dès qu’il se rendra au bureau. Mais nous avons reçu la mauvaise nouvelle avant qu’il ne le fasse. Raza portait tout vêtement que je lui apportais et il en faisait les éloges. Il avait un grand sens de l’hospitalité. Si quelqu’un l’avait invité [pour un repas] une fois, il ne l’oubliait pas. Dès qu’il le rencontrait ou dès que cette personne visitait Islamabad, Raza rentrait immédiatement chez lui et disait : « Untel est venu ! Préparez un repas et invitez-le. »

Sa mère ajoute : « Avant de partir en voyage, il m’a enseigné comment écrire en ourdou au téléphone. » Il disait : « Au lieu de demander à mes frères et sœurs sur ma santé, écrivez-moi en ourdou et je vous répondrai. »

Sa mère ajoute : « Il s’évertuait à suivre tous les conseils que je lui ai prodigués. C’est ce qu’il a dit à ses amis. Il a maintenu son lien avec le Califat et suivait toute instruction de la djama’at, même la plus petite. Un jour il m’a dit qu’il voulait être un bon missionnaire afin de prêcher partout le message de l’Ahmadiyya et faire beaucoup d’Ahmadis pour que je sois fière de lui. »

Rafia la sœur de Raza déclare : « C’était un frère adorable. Il était petit, mais ses pensées étaient très profondes. Étant petit, il se souciait de tout le monde et il s’adressait au ton qui correspondait à l’âge de son interlocuteur. Et jusqu’aujourd’hui, il n’a jamais blessé le cœur de personne. Il écoutait tout patiemment et répondait avec grande dignité.

Il prenait soin des ouvriers qui venaient faire des réparations ou travailler sur la construction de la Lajna Hall à Islamabad. Il leur offrait du thé et leur demandait s’ils avaient besoin d’autres choses. Ces derniers déclaraient qu’il était l’unique enfant qui se souciait d’eux. »

Son frère Asad Saleem rapporte : « C’était quelqu’un de très sobre et il disait les choses de manière claire et franche. Récemment nous lui avons acheté une voiture pour lui faire une surprise. » Les deux frères ont de bons emplois et ont décidé de lui offrir une voiture. Ces derniers rapportent que la première chose qu’il a demandée était le prix de la voiture. Il a ajouté : « En tant que missionnaire, je dois mener une vie simple et je ne dois pas acheter des choses coûteuses. »

Amatul Hafeez Sahiba, la sœur de Raza, écrit : « Raza n’aimait pas écouter des critiques sur autrui et il avait l’aptitude de rendre positives les pensées négatives des autres. Il disait toujours que nous devons regarder les bonnes qualités des gens et au lieu d’évoquer leurs défauts et que nous devons prier pour eux. L’un des exemples de sa simplicité est lorsque sa mère lui a acheté de nouveaux vêtements pour la Aïd. Il était toujours soucieux que ces vêtements ne soient pas source d’étalage et d’ostentation. De ce fait, il mettait toujours par dessus [ses nouveaux habits] de vieux vêtements à l’instar d’une veste. »

M. Quddous est enseignant à la Jamia Ahmadiyya. Il était également présent lors de la randonnée. Il écrit : « Je connais Raza Saleem depuis mon enfance. Lorsqu’il a été admis à la Jamia, j’étais dans la classe Shahid. J’ai passé une année avec lui à la Jamia. Mais nous avons eu l’occasion de travailler ensemble au sein des classes, desijtimas de la Khuddam Ul Ahmadiyya, ainsi que lors des Jalsa Salana. »

Le Sadr de la Khuddam ul Ahmdiyya m’a aussi rapporté que Raza Saleem aidait avec les autres garçons de manière exemplaire lors des ijtimas surtout lors des sessions de questions et de réponses. Quddous Sahib écrit : « Raza Saleem travaillait dans le département de la propreté. Il n’a jamais objecté du fait qu’il était, à chaque fois affecté, dans ce département : bien au contraire, il travaillait avec beaucoup d’ardeur, de dévouement et de constance. J’ai aussi eu la chance de l’enseigner à la Jamia : il était un élève très intelligent. Il s’asseyait au premier rang et écoutait attentivement et parlait toujours le sourire au visage. Je ne me souviens pas de l’avoir vu en colère : au contraire il était toujours prêt à aider ses camarades. Il était passionné de cricket : or, il demandait la permission à ses professeurs chaque fois qu’il voulait regarder le score. Durant cette randonnée nous avons passé une nuit dans une cabane dont la porte des toilettes n’avait pas de serrure. On lui a dit de veiller à la porte [à chaque fois qu’il y avait quelqu’un à l’intérieur] : c’est une tâche qu’il a accomplie avec merveille. Il disait : « Si quelqu’un avait besoin d’aller aux toilettes la nuit, il n’a qu’à me réveiller sans aucune hésitation. » Il devait partir en Croatie après cette randonnée avec Zafir, son camarade de classe, mais celui-ci s’est blessé à l’œil. Raza très inquiet lui disait maintes fois : « Dès que nous retournons de cette randonnée nous t'emmènerons à l’hôpital, inshallah. »

Il écrit : « Raza Saleem était un véritable Waqfe Zindagi, un jeune homme très travailleur, persévérant et respectueux des autres. C’étaient là ses qualités notables. »

Zaheer khan, enseignant à la Jamia Ahmadiyya, écrit : « Depuis deux ans j’enseigne la classe de Raza Saleem. L’une des qualités particulières de ce jeune homme est qu’il accomplissait les tâches qui lui étaient attribuées avec ardeur et responsabilité. Quelques fois, si les autres négligeaient un travail il était le seul à l’accomplir dans sa classe. Il s'évertuait à terminer le travail. Raza ne posait jamais de questions inutiles : c’était là une de ses bonnes habitudes. Ses questions étaient basées sur les allégations soulevées en Occident contre l’Islam. Il disait : « J’ai eu une discussion avec un non musulman et il m’a posé telle ou telle question. » Dieu avait placé en lui une flamme et une ardeur pour défendre l’Islam et l’Ahmadiyya et pour répondre aux critiques à leur encontre.
J’ai aussi eu la chance de le reconduire à la maison dans ma voiture. À deux reprises sa clé USB est tombée de sa poche dans ma voiture. Elle contenait des fichiers audio des livres du Messie Promis (as) » et non des choses inutiles.

Mashhood Sahib, un autre enseignant de la Jamia, écrit : « Raza faisait partie de mon groupe d’études. Il prenait beaucoup d’intérêt dans ses cours, mais aussi dans les compétitions académiques et sportives. Sa culture générale était meilleure que celle des autres étudiants. L’année dernière, il a appris plus de 500 vers pour la compétition de mémorisation de vers de poèmes. Il s’évertuait à connaître le sujet des vers en se renseignant auprès des étudiants plus âgés ou auprès de ses professeurs. »

Il rapporte aussi que Raza Saleem était passionné de la transmission du message de l’Islam. L’année dernière il a été envoyé à Wolverhampton pour son Waqf-e-Arzi. Il a pu distribuer des dépliants et tenir des stands de prêche avec l’aide des ahmadis locaux. Il y a rencontré un anglais qui était un chrétien pratiquant. Ce dernier était étonné lorsque Raza lui a présenté les découvertes du Messie Promis (as) à propos de la délivrance de Jésus de la croix et de son voyage vers le Cachemire. Il lui a également fait visiter la mosquée et est resté en contact avec lui. Il était toujours prêt pour la distribution de dépliants et pour la tenue de ces stands de prêche avec la Jamia Ahmadiyya et la djama’at locale à Islamabad.

L’année dernière il était parti en Espagne en compagnie de quelques étudiants de sa classe : je leur avais demandé de distribuer 50 000 dépliants et par la grâce de Dieu ce groupe a pu distribué 50 500. »

Mansoor Zia Sahib, enseignant de la Jamia Ahmadiyya du Royaume-Uni, relate : « Raza Saleem était un élève d’un tempérament très doux. Je ne l’ai jamais en colère. Si jamais quelqu’un critiquait le Califat ou les préceptes de la Communauté, une grande colère pouvait se lire sur son visage. » C’était la preuve qu’il éprouvait un amour sans pareil et un grand sens de l’honneur pour le Califat.

Il se souvenait de nombreux points des sermons du Calife quand je posais des questions à ce sujet : cela démontre à la fois sa loyauté envers le Califat et sa volonté à acquérir des connaissances religieuses. Ceci prouve qu’il les écoutait avec une grande attention. Il ajoute ensuite, comme l’ont écrit de nombreuses personnes : « Je peux témoigner qu’il adorait le Tabligh (prédication) : il prêchait très régulièrement le message de l’Ahmadiyya aux non-ahmadis sur les réseaux sociaux, et il préparait, avec grand soin, en compagnie de ses professeurs les réponses aux objections soulevées par les non-Ahmadis.

Safeer Ahmad, un de ses amis de classe, écrit : « Je suis belge, et Raza savait que je ne rentrais pas chez moi le week-end. Il m’emmenait à chaque fois chez lui pour manger des plats cuisinés. Sachant que j’étais faible en Anglais, il m’aidait à préparer mes examens.

Shahzaib Athar, un autre ami, a également mentionné qu’il avait un tempérament très doux, et qu’il rencontrait les autres avec beaucoup de joie. Il était toujours prêt à aider autrui. Il raconte : « Lorsque nous avons été envoyés pour le Waqf-e-Arzi, nous avons installé un stand de prêche dans un marché, et deux chrétiens nous ont accostés. Raza leur a présenté le message de la communauté d’une très belle manière. Il avait une grande connaissance et un grand enthousiasme pour le Tabligh(prédication). Il ne parlait jamais sur un ton dur : il réunissait ses camarades et organisait des sorties. Il ajoute : « Je me souviens d’un incident. Lors de notre Waqf-e-Arzi en août 2014, le défunt Raza Saleem et moi-même avions installé un stand. Des partisans de Britain First sont arrivés peu avant notre départ. Ces gens tractaient contre l’Islam. Ils ont questionné Raza sur un ton agressif. Celui-ci leur a répondu avec patience et tendresse. Et ils ont su que nous n’étions pas des musulmans extrémistes. »

Un de ses camarades de la Jamia relate qu’il s’est levé soudainement alors qu’ils étaient assis dans la classe. Il a pris le marqueur et dit : « Zafir, nous perdons beaucoup trop de temps à la Jamia. » Il a commencé à tracer un emploi du temps, mettant en évidence le temps libre et il a ajouté : « Nous devons également faire quelque chose pendant ce temps et être productif au lieu de perdre notre temps. »

Ainsi, ils avaient décidé d’étudier différents sujets pendant ce temps libre en compagnie de leurs enseignants.

Zafir ajoute : « J’étais blessé et jusqu’à la fin Raza me disait : « Zafir, dès que nous serons en bas, nous irons à l’hôpital afin que tu puisses être soigné. »

Le pied de Zafir glissait souvent et cela inquiétait Raza. Il relate : « Avant la tragédie, lors de la descente, à chaque fois que mon pied glissait, Raza me disait : « Marche prudemment ! »

L’année dernière lors d’une randonnée, j’ai eu le mal de l’altitude, et à chaque fois il me rassurait, il me demandait si j’allais bien. Mais il ne savait pas ce que le destin lui réservait.

Lorsqu’il rentrait des week-ends il mémorisait les objections faites contre la communauté. Il demandait des réponses à ses enseignants.

Hafiz Taha, un autre étudiant de la Jamia, relate : « Il était entièrement dévoué au Califat. Il avait un grand amour pour le Calife et ne tolérait aucune parole à l’encontre du Calife et du système du Califat. Une fois un individu, qui s’est maintenant éloigné de la djama’at, avait critiqué le Calife. Raza lui a répliqué : « Je peux écouter tout ce que tu dis : mais je ne tolérerai aucune parole contre le Califat. »

Danial, un autre étudiant, écrit : « L’année dernière pendant la randonnée, Hafiz Ejaz nous a formés pour la prochaine sortie. Raza était très heureux et nous faisions tous des vidéos avec nos téléphones et nous les partagions. Il tentait toujours de nous garder de bonne humeur. Il ne perdait jamais son temps et il essayait de lire un nouveau livre chaque semaine. Le défunt tentait d’accomplir la prière Tahajjudrégulièrement : il disait aussi à ses amis de le réveiller de force si jamais il était endormi à l’heure de Tahajjud. En sus des études à la Jamia, il aimait accroître sa culture générale et participait à des soirées poétiques.

Les gens m’ont écrit de nombreux faits à son sujet. Qu’Allah accorde un haut statut au défunt, et qu’Il le compte parmi Ses bien-aimés. Cet enfant, bien avant d’avoir complété son cursus de la Jamia, était déjà un excellent Moballigh et Murrabi(missionnaire) et il était très attaché au Califat. Qu’Allah permette à tous les étudiants des Jamias du monde entier d’être toujours sincères et loyaux, et qu’ils remplissent leurs devoirs.

Les amis du défunt ne doivent pas seulement se cantonner à présenter ses qualités. Ils doivent accomplir leur devoir eu égard à cette amitié en appliquant ses qualités et en utilisant toutes leurs capacités pour servir la religion, afin que moi et les califes successifs, puissent avoir de meilleurs aides, Insha Allah.

Qu’Allah accorde la tranquillité de cœur à ses parents, à ses frères et sœurs, et qu’ils persévèrent patiemment et qu’ils se soumettent au décret d’Allah l’Exalté, tout comme ils l’ont fait jusqu’à présent. Et qu’ils puissent être récipiendaires des grâces d’Allah. Qu’Allah l’Exalté les protège de toute épreuve et difficulté à venir.

Après la prière, je dirigerai Insha Allah la prière funéraire. La prière funéraire se fera en présence de la dépouille mortuaire. Je sortirai pour la diriger. Formez les rangées dans la mosquée.

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