Sermon du : 04.03.2016 prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Perles de sagesse du Deuxième Calife

Depuis quelque temps, j’ai évoqué, dans mes sermons du vendredi, des adages, contes et autres histoires qui comportent une morale et qui ont été rapportés par Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) en référence au Messie Promis (a.s.). Quand j’en choisissais pour le sermon d’aujourd’hui, je me suis dit que ces contes du sous-continent indien sont connus jusqu’aujourd’hui uniquement par l’entremise du Messie Promis (a.s.). Si elles n’étaient pas présentes dans la littérature de la communauté elles auraient été enterrées quelque part et personne n’aurait connu leur existence à notre époque. D’ailleurs, ces récits sont à présent traduits en plusieurs langues.

Ceux que je citerai aujourd’hui ne sont pas que des contes : ils relatent des faits historiques et il s’y trouve des conseils prodigués par le Messie Promis (a.s.). Les récits qu’il rapporte peuvent être apparemment classés dans la catégorie des blagues. Or, il s’y trouve des faits favorisant la réforme.

Il est une histoire qui semble drôle de prime abord. Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) relate que le Messie Promis (a.s.) racontait qu’il y avait une maraîchère qui avait deux filles. L’une d’elles s’était mariée chez des potiers et l’autre chez des maraîchers. Quand des nuages recouvraient le ciel, la femme faisait des va-et-vient, tout affolée. Quand on lui demandait la raison de son émoi, elle répondait : « J’ai perdu une de mes filles. » En effet, s’il pleuvait le commerce de celle mariée chez des potiers serait affecté et s’il ne pleuvait pas, les légumes de celle mariée chez les maraîchers ne pousseront plus.

C’est peut-être une histoire drôle, mais le Messie Promis (a.s.) l’a citée lors d’un litige entre deux personnes à Qadian. Les ahmadis ont tenté, sans succès, de les ramener à la raison : ils avaient décidé d’avoir recours au tribunal des Anglais. Quand le procès avait lieu, les deux ahmadis faisaient des requêtes de prière au Messie Promis (a.s.), soi en personne, soi en envoyant leurs représentants.

Le Messie Promis (a.s.) disait : « Tous les deux sont mes disciples et j’entretiens des liens avec eux. Dois-je prier pour que l’en remporte le procès et que le deuxième le perde ? Je prierai que celui qui est en droit le remporte.

Il y a des cas similaires aujourd’hui. Des ahmadis présentent leurs litiges à la Qadaou au tribunal, pour ensuite me faire des requêtes de prières à cet effet. Ceci ressemble [au dilemme] de vouloir qu’il pleuve ou qu’il ne pleuve pas. Dans l’histoire citée plus haut, soi la fille qui s’est mariée chez les potiers était perdante, soi celle mariée chez les maraîchers.

On ne doit pas se dire qu’étant donné que des ahmadis s’intentaient des procès à l’époque du Messie Promis (a.s.), cela est permis aujourd’hui. Certes, on peut avoir recours aux tribunaux pour réclamer justice, or si l’on peut résoudre le litige par l’entremise d’amis, d’un arbitre, ou en s’asseyant autour d’une table, il sera inutile d’avoir recours aux tribunaux. Le Messie Promis (a.s.) répugnait pareils conflits. Il faut éviter tout entêtement et ne pas mettre l’Imam en difficulté en lui demandant de prier pour soi [en cas de pareils litiges]. Car, si les deux parties sont ahmadis, en faveur de qui priera-t-il ? À l’instar du Messie Promis (a.s.), il priera qu’Allah rétablisse le droit de celui qui a raison.

Allah nous enjoint de respecter nos parents. Il faudra leur vouer obéissance sauf si [leurs requêtes contredisent les préceptes] de la foi, et de Dieu. Il faut s’acquitter de ses devoirs envers eux. En cas de conflit, il faut leur expliquer : « Nous vous respectons. Mais étant donné que cela concerne Dieu, il m’est difficile de vous obéir. »

Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) affirme : « Il incombe à tout enfant de bien traiter ses parents et de les obéir. Or, nombre de jeunes sont irrespectueux envers leurs parents. Ils ne s’acquittent pas de leurs devoirs envers eux. Si un enfant occupe un poste honorable, il est parfois embarrassé de rencontrer ses parents pauvres.

Le Messie Promis (a.s.) racontait qu’un hindou avait, aux prix de grandes difficultés, fait faire de grandes études à son fils. Après avoir eu sa maîtrise, ce dernier occupait un poste important, à l’époque, dans la fonction publique. Le père a voulu, un jour, partir à sa rencontre. Son fils était dans une réunion avec des avocats. Vêtu de ses vêtements sales, le père s’est mis dans un coin pour suivre les déroulements de la réunion. Un des membres de l’assistance, mécontent de sa présence, a demandé : « Qui est cette personne qui assiste à notre réunion ? » La honte a envahi le fils : afin de se sortir de son embarras, il a déclaré : « C’est celui qui nous sert à manger. » Le père était fort courroucé des propos de son fils. Il a pris son manteau, s’est mis debout et a déclaré : « Cher Monsieur, ce n’est pas à lui que je sers pas à manger, mais à sa mère ! » Quand les autres ont su que c’était le père du fonctionnaire, ils lui ont réprimandé à tort et à travers affirmant : « Si nous savions qui il était, nous l’aurions honoré comme il se doit. »

En tout cas, d’aucuns ont honte de rencontrer des parents pauvres, qu’il s’agisse de leur père ou d’autres proches, de peur que cela n’affecte leur statut. Ils évitent d’honorer leurs parents ou d’autres proches. Au lieu d’honorer le nom de leurs parents, ils salissent leur réputation.

Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) nous explique que d’aucuns écoutent les discours des oulémas ou des prédicateurs par habitude et pour en tirer un plaisir temporaire. Le Messie Promis (a.s.) affirme qu’il ne faut point assister à une conférence pour la simple raison qu’untel est un bon orateur. Il faudra, par contre, réfléchir sur le sujet traité et comment en profiter. D’aucuns ne saisissent pas la profondeur, la teneur ou l’objectif du discours. Ils s’asseyent là-bas que pour passer du bon temps. D’ailleurs, certains orateurs prononcent des discours enflammés rien que pour susciter des émotions passagères. Ils changent de ton et tentent artificiellement de s’émouvoir. Le Messie Promis (a.s.) a évoqué un prédicateur qui avait prononcé un discours très émouvant.

Quelqu’un dans l’assistance s’est mis debout : c’était un paysan et il avait dans la main un outil composé de trois dents et d’un long manche utilisé pour ramasser de la paille. On l’utilisait aussi en Occident avant l’avènement des nouvelles technologies. En tout cas le paysan venait de sa campagne et il s’est mis debout pour écouter le prédicateur. Son discours n’avait pas eu d’effet sur aucun membre de l’assistance. Or, le paysan, quant à lui, a commencé à pleurer après quelques instants. L’orateur s’en est enorgueilli, l’ostentation est née dans son cœur, se disant que le paysan a été touché par son discours. S’adressant à l’audience, il a déclaré : « Les cœurs des hommes sont différents. Vous êtes en train de m’écouter pendant des heures, mais mon discours n’a pas eu le moindre effet sur vous. Voyez ce serviteur de Dieu : mes paroles l’ont touché. Il n’est là que depuis quelque temps, il s’est mis debout et a commencé à pleurer. » Et il a demandé au paysan : « Qu’est-ce qui t’a autant touché dans mon discours au point de te faire fondre en larmes ? »

Seuls les paysans des temps anciens saisiront sa réponse. : « Hier le petit de mon buffle est mort en beuglant, a-t-il répondu. Quand j’ai entendu votre voix, je me suis souvenu de lui et j’ai commencé à pleurer. »

Le prédicateur était fort embarrassé. Il avait certes ému le paysan : mais dans son ardeur et en tentant de s’émouvoir, il émettait des sons forts étranges et le paysan s’est souvenu de petit de son buffle qui en faisait de même avant de mourir. Le prédicateur, quant à lui, s’était mépris. Le paysan a dissipé promptement son orgueil et ses artifices.

Les mollahs qui prononcent des discours contre nous émettent les mêmes sons quand ils sont emportés par leur passion. Ceux qui résident au Pakistan ou ceux qui sont venus récemment de là-bas ont entendu leurs harangues.

Dieu, de par Sa grâce, nous a permis d’accepter le Messie Promis (a.s.). Sinon nous aurions fait partie du monde de ces prétendus saints [et autres maîtres spirituels] qui ont fait de l’Islam leur commerce. Ils affirment avoir atteint les sommités de la spiritualité, qu’ils subviennent à leurs besoins grâce à la prière et qu’ils n’ont besoin de rien. « Nous sommes très proches de Dieu, prétendent-ils, et nous ne sommes point intéressés par ce monde. » Mais quels sont leurs agissements ?

Le Messie Promis (a.s.) raconte qu’un homme disait avoir atteint les sommités de la spiritualité. Il est parti voir un de ses disciples pour lui dire : « Paye-moi ma taxe. » C’est-à-dire verse-moi l’offrande que tu me dois. La disette sévissait à l’époque : le disciple lui a demandé de l’en excuser pour cette fois, car il n’avait rien.

Le prétendu saint n’a cessé de l’importuner au point où le disciple a vendu un objet qu’il possédait et lui a offert la somme recueillie pour se débarrasser de lui.

Ces faiblesses et autres infamies sont présentes chez ceux qui font des déclarations grandiloquentes. Cela ne concerne pas uniquement le passé : pareils cas existent aujourd’hui encore. Ces prétendus saints existent au Pakistan et ailleurs dans le monde.

Le savoir et la gnose que nous offre le Coran couvrent tous les aspects de la connaissance. La majorité d’entre nous ne peut saisir les profondeurs de ce savoir en raison de notre ignorance ou de notre manque de réflexion. Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) déclare : « Le Messie Promis (a.s.) disait : « Tous les principes de la médecine ont été énoncés dans le Coran. La guérison de toute maladie s’y trouve. » Il est fort probable que je n’ai pas eu l’occasion de réfléchir sur le Coran sous cet angle ou que mon savoir n’ait pas atteint le niveau requis. Or, si on lie ma connaissance à l’expérience et au savoir de nos aînés, je pourrai annoncer que nous n’avons besoin de rien d’autre si ce n’est le Coran. »

Ainsi il faudra réfléchir sur le Coran, lire les commentaires du Messie Promis (a.s.) ainsi que ceux du Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.), les explications fournies par les Califes sur des versets spécifiques et s’évertuer à trouver ces perles de connaissances du Coran.

D’aucuns croient avoir acquis tout le savoir qu’il leur suffit. « Nous avons besoin de rien d’autre, ni de l’expérience ni des conseils d’autrui. Or, le savoir doit s’accompagner d’expérience. Il sera très difficile d’opérer comme médecin rien qu’en lisant des ouvrages sur la médecine. Tout en les étudiant il faudra – sous le regard d’un médecin compétent – faire le diagnostic des malades et les traiter.

Au cours de leur formation, les médecins doivent exercer avec des médecins qualifiés. S’ils n’agissent pas ainsi, ils n’acquerront pas l’expérience ou le savoir requis. Cependant, l’expérience acquise au cours de leurs années d’études ne suffit pas.

Le savoir d’un médecin sera parfait grâce à la pratique. La connaissance sans l’entraînement ne sert à rien. Le Messie Promis (a.s.) racontait à ce sujet qu’il y avait un médecin qui était un grand érudit : il avait étudié la médecine de fond en comble. Quand il a entendu parler de la renommée du roi Ranjit Singh, il s’est présenté à sa cour souhaitant avoir un avenir meilleur.

Il a demandé à un ministre musulman de lui recommander auprès du Roi. Le ministre craignait de perdre son statut si le médecin gagne en influence auprès du souverain. Mais ce serait discourtois de ne pas intercéder en faveur du médecin, se disait-il. Il avait aussi compris, suite à sa conversation, que le médecin avait certes une grande connaissance mais aucune expérience.

Il a fait les éloges du savoir du médecin auprès du roi. Celui-ci a demandé : « Est-ce qu’il a aussi traité des malades ? A-t-il aussi de l’expérience ? »

Le ministre a répondu : « Il aura de l’expérience grâce à Sa Majesté lorsqu’il sera à son service. »

Ranjit Singh était une personne très intelligente. Il savait que la connaissance sans actions ne servait à rien. Il a demandé : « Est-ce qu’il n’y a que ma pauvre personne pour qu’il acquière son expérience ? Accordons une récompense à notre cher médecin et renvoyons-le. »

Ainsi le savoir doit s’accompagner d’expérience. Ceci a une grande d’importance en ce monde. Quel que soit le domaine en question, si après avoir acquis la connaissance l’on n’acquiert pas l’expérience nécessaire l’on peut perdre la tête en certaines situations. En dépit du savoir acquis, l’on n’arrive pas à surmonter l’obstacle auquel l’on fait face.

Celui qui se contente d’acquérir le savoir dans un domaine quelconque pour se proclamer expert, recevra la réponse de Ranjit Singh.

Ceci est très important pour le progrès général de la djama’at. Les jeunes qui acquièrent de nouvelles connaissances doivent aussi accroître leur expérience. Ils doivent se joindre à des personnes d’expérience et user de leur savoir pour le progrès de la djama’at. D’aucuns offrent leurs conseils sur les nouvelles technologies à utiliser. Il est bien d’en avoir la connaissance, or en certaines situations, il faut chercher des solutions à des problèmes. Seuls ceux qui ont de l’expérience pourront nous aider à ce sujet.

En tant qu’Ahmadi, l’on pourra préserver sa foi lorsqu’on établira un lien fort et permanent avec la Nizam-e-djama’at et le Califat. Il faudra avoir recours aux moyens qui permettront de maintenir, même à distance, cette relation.

Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) dit à ce sujet : « Les ahmadis ne pourront progresser au sein de la djama’at, voire, ils ne pourront vivre tant qu’ils n’établissent pas de lien avec la racine. Les journaux [de la communauté] offrent le meilleur moyen pour se faire. Quel que soit l’endroit où l’on se trouve, celui qui reçoit les journaux de la djama’at sera aussi proche que celui qui est assis à côté [de moi]. »

Le deuxième Calife prononçait alors un discours à l’endroit des femmes au cours d’une Jalsa. Ces dernières l’écoutaient grâce aux hauts parleurs qui les ont rapprochées de lui.

Aujourd’hui aussi, c’est grâce aux hauts parleurs que les femmes m’entendent dans leur salle. C’est là une autre forme de proximité.

Les journaux maintiennent le lien entre ceux qui sont loin de leur nation. Le Messie Promis (a.s.) disait souvent : « Al-Hakam et Al-Badr sont nos deux bras. Quoique ces journaux publiaient aussi des nouvelles qui pouvaient être nuisibles, mais étant donné que leurs avantages étaient plus importants, le Messie Promis (a.s.) disait qu’ils étaient ses deux bras. C’est-à-dire qu’il était en contact avec la djama’at par leur entremise. Beaucoup d’ahmadis lisaient nos journaux à l’époque du Messie Promis (a.s.), disait Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.), alors que la taille de la djama’at n’était qu’un dixième voire un vingtième de sa taille d’aujourd’hui. »

Elle faisait à l’époque un centième, voire un millième de sa taille d’aujourd’hui [en 2016]. À une époque, Al-Badr était tiré à environs 1500 exemplaires. Ce nombre a diminué par la suite. Le tirage du journal Al-Hakm avait augmenté. Les membres de la djama’at achetaient ces journaux en grand nombre à une époque. Même ceux qui étaient des illettrés en achetaient et en offrait aux autres. C’était-là un moyen pour accomplir le Tabligh.

Il y avait un ahmadi qui était conducteur de calèche : il était un illettré et avait en sa possession une copie du journal Al-Hakam. Quand il reconnaissait des voyageurs de noble caractère, il leur offrait le journal pour qu’ils le lui lisent. Quand les voyageurs arrivaient à destination, ils prenaient le nom et l’adresse du journal, contactaient la djama’at et faisaient la bai’ah. En dépit d’être un illettré et de n’être qu’un conducteur de calèche, cette personne avait fait plus de convertis dans sa région.

Allah a mis à notre disposition une autre facilitée à notre époque. Il incombe à tout Ahmadi de suivre la MTA afin d’accentuer leur réforme morale et spirituelle et de renforcer leur relation avec le Califat. Il faudra faire connaître aux autres la MTA ainsi que les sites Internet afin d’accentuer la prédication du message. Il faudra s’assoir en compagnie de ses amis pour regarder la MTA.

Beaucoup m’écrivent pour m’informer que depuis qu’ils ont commencé à suivre, tout au moins, les sermons du Calife régulièrement, ils ont renforcé leur lien avec la djama’at ainsi que leur foi. La MTA et les sites Internet de la djama’at sont de très bons moyens pour transmettre le message du Messie Promis (a.s.), pour accentuer l’éducation morale de tous les ahmadis ainsi que pour renforcer leur relation avec le Califat et la djama’at Ahmadiyya. Il incombe à tout ahmadi d’avoir recours à ces moyens.

D’aucuns croient qu’ils se sont réformés et qu’ils respectent les préceptes de l’Islam. Ils souhaitent aussi accomplir la prière régulièrement. Or, ils partagent la compagnie des négligents, sont influencés inconsciemment par eux et deviennent paresseux en dépit de leur souhait. Il faudra prendre pour amis ceux qui ont une bonne condition spirituelle, ceux qui sont réguliers dans leurs prières. J’attire, à cet effet, l’attention des ahmadis de Rabwah et de Qadian en particulier, où il existe grand nombre d’ahmadis sur une petite superficie et des mosquées sur de courtes distances. Il faudra qu’ils remplissent ces mosquées. Beaucoup de gens ont aussi une mauvaise opinion de l’administration de la djama’at : ils doivent éviter pareilles pensées. Ceux qui visitent [Qadian et Rabwah] m’informent que l’on n’accomplit pas la Salat régulièrement dans les mosquées. Les citoyens de Rabwah doivent être particulièrement vigilants à cet égard. Ceux qui sont faibles ne doivent pas être influencés par les négligents, mais par ceux qui ont une relation ferme avec la djama’at et qui sont réguliers dans leurs Salat.

Le Messie Promis (a.s.) nous présente l’exemple d’une personne intelligente qui a compris qu’elle était sous l’influence d’un autre. Un jour un fou courut dans la direction de [Claude] Galien, [médecin grec de l'Antiquité] et le serra dans ses bras. Quand Galien se libéra de son étreinte, il déclara : « Faites-moi une saignée » Quand on lui en demanda la raison, il répondit : « Ce déséquilibré a laissé les autres pour se cramponner à moi. Il est fort probable qu’il ait ressenti quelque affinité avec moi en raison d’une trace de folie qui existe en moi. »

Ainsi, affirme Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.), se pencher vers ceux qui ne prient pas et qui sont négligents dans leurs Salat signifie que l’on partage quelque affinité avec les paresseux.

Les ahmadis doivent, en tout lieu, s’attacher avec des personnes actives. Quand on établira cette relation et que le nombre de personne actives augmentera, les paresseux le seront aussi.

Quelqu’un se présenta un jour dans une réunion du Messie Promis (a.s.) et déclara : « Montrez-moi un miracle et je croirai en vous. »

Le Messie Promis (a.s.) lui répondit : « Allah n’est pas un magicien qui montre des spectacles. Toutes Ses œuvres reposent sur la sagesse. Quel avantage avez-vous tiré des miracles montrés du passé ? Pourquoi devons-nous à présent vous montrer de nouveaux miracles? »

Ceci déplait à la faiblesse de la nature humaine : elle considère cela comme une inconvenance. Elle se croit permis de s’empêtrer dans la paresse et la négligence de manière constante et ne désire pas qu’on lui demande jusqu’à quel point elle s’est acquittée de ses responsabilités. Voire, elle désire qu’on lui montre un spectacle quand elle en exige un. Tel est la nature de l’homme. De tout temps, c’était l’habitude des gens entêtés : ils rejettent [la vérité] et suivent les pas de Satan. Telle est la question poser à tous les prophètes. Les négateurs [de la vérité] ont fait les mêmes demandes au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) : « Montre-nous une maison en or ! Monte au ciel et ramène-nous en un livre. » Voilà autant de demandes et d’objections grotesques de leur part. Allah n’accorde aucune importance à pareilles absurdités, ni Ses prophètes d’ailleurs. Il existe d’innombrables signes, qui suffissent à ceux qui sont de nature pieuse.

D’aucuns soulevèrent des objections concernant le fonds Tahrik-e-Jadid. « C’est quoi ce nouveau plan ? », ont-ils demandé. Répondant à leurs critiques, Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) déclare dans un endroit : « Ce n’est point un « nouveau » plan [comme l’indique l’adjectif Jadid, qui signifie nouveau].

L’adjectif nouveau sert à convaincre les esprits paralysés et malades qui ne sont pas prêts à accepter tout ce qui n’est pas nouveau.

Parfois, un malade, traité depuis fort longtemps par un médecin, suggère que les médicaments n’ont plus d’effet sur lui. Le médecin le rassure : « Je vous offrirai aujourd’hui un nouveau remède. » Et il se contente d’ajouter un produit nouveau dans le même médicament. À titre d’exemple, il pourra y adjoindre de la teinture de cardamome pour lui donner un arôme [particulier]. Le malade, quant à lui, croira qu’on lui offre un nouveau médicament. Le médecin ne ment pas, car il y a ajouté un élément nouveau. Il en fait un nouveau remède afin que le malade en consomme et pour qu’il ne perde pas espoir.

Une vieille femme visita un jour le Messie Promis (a.s.). Elle était atteinte d’une fièvre paludique qui ne passait pas. Le Messie Promis (a.s.) lui disait : « Consommez de la quinine. » Elle répondit : « Même si je consomme un quart d’une pilule de quinine je brûle de fièvre pendant une semaine. »

Le Messie Promis (a.s.) comprit qu’elle n’était pas prête de prendre de la quinine. Dans le sous-continent indien on prononce quinine Konayn, qui signifie « deux mondes » [en arabe]. Le Messie Promis (a.s.) lui offrit quelques comprimés de quinine en déclarant : « Ce sont des comprimés de Darayn. Konayn et Darayn sont synonymes et signifient « deux mondes ». Sachez que le Messie Promis (a.s.) n’avait point affirmé que ce n’était pas de la quinine. Il donna tout simplement un nouveau nom au médicament. Elle ne consomma que deux ou trois comprimés, déclara que sa fièvre baissait et demanda quelques comprimés de plus. Auparavant elle disait qu’en prenant la moitié, voire un quart, sa fièvre augmentait. Rien qu’en changeant le nom du comprimé, sa fièvre baissait par la suite.

Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) déclara : « À l’instar du Messie Promis (a.s.), j’ai donné un nouveau nom à un ancien plan. Ceux qui étaient imbus de sincérité désiraient progresser dans la spiritualité. Quand ils ont entendu le nom nouveau de ce plan, ils se sont dits : « C’est quelque chose de nouveau, venons, et profitons-en. » Les hypocrites, quant à eux, se sont dit que c’est une innovation et que l’on s’écarte de la voie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et du Messie Promis (a.s.). Ceux-là n’ont pas tenter de comprendre le sens de ce nouveau plan et ils n’en n’ont pas profité n’ont plus.

C’est une loi immuable fixée depuis l’époque d’Adam jusqu’aujourd’hui. Quand Satan lance ses attaques contre toi trouve des moyens inédits. Quand on élaborera de nouveaux plans pour se protéger de ses assauts et pour accentuer le progrès de la foi, l’on tentera, en fait, d’atteindre l’objectif de l’avènement des prophètes, du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et du Messie Promis (a.s.).

Les responsables doivent accomplir des efforts incessants pour atteindre quelque objectif et pour le progrès de la djama’at, qu’il s’agisse du domaine de la réforme morale et spirituelle ou de tout autre domaine.

Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) déclare : « Il y avait un mendiant de l’époque du Messie Promis (a.s.) qui était toujours assis devant la porte de l’ancien comptable [de la communauté]. Quand il voyait quelqu’un venir du carrefour Ahmadiyya il lui disait : « Donnez-moi une roupie. Quand la personne avançait d’un pas il disait : « La moitié d’une roupie peut-être ? » Quand il avançait encore, il demandait : « Un quart d’une roupie ? » Quand l’autre passait devant lui il disait : « Deux annas (soit un seizième d’une roupie) peut-être ? » Quand le passant avançait, il lui demandait : « Un anna peut-être ? »

Il demandait ensuite : « Un paisa (un sou) peut-être ? » Ensuite il demandait : « UnDehla peut-être ? »

Quand le passant arrivait au tournant de la mosquée Aqsa, il lui disait : « Un beignet de légumes peut-être ? » Lorsque le passant arrivait au dernier angle, il disait : « Offrez-moi un piment, tout au moins ! »

Ainsi, il commençait par une roupie et terminait avec un piment.

Ceux qui œuvrent pour la djama’at doivent tenter d’avoir quelque chose entre les mains. Si parmi cent personnes une seule se tourne dans notre direction, la prochaine fois deux le feront, ensuite quatre et le chiffre ne cessera d’augmenter. Agissez et vous verrez le résultat de votre travail. Étant donné que les œuvres de ce monde portent leurs fruits, comment affirmer que les œuvres ayant trait à la moralité et la spiritualité seront sans résultats ? Celui dont l’esprit est tordu dira : « Nous travaillons certes, mais le résultat est entre les mains d’Allah, sous-entendant par-là que nous avons fait de notre mieux, or Allah, quant à Lui, a été hostile envers nous. » C’est là de la sottise de leur part. Ils attribuent leurs faiblesses et leurs lacunes à Dieu. Or, selon la loi divine, toute œuvre que nous accomplissons porte ses fruits. Les résultats positifs ou négatifs dépendent de nos œuvres.

Si une personne accomplie 1/10e d’efforts, le résultat sera proportionnel. Cela ne signifie pas que la loi divine lui accorde qu’un dixième et que ses efforts étaient beaucoup plus importants. La loi de la nature ne laisse pas partir à la perdition aucun effort de la part de quiconque. Or, les fauteurs de troubles diront : « Moi, je me suis acquitté de mon devoir. Allah, quant à Lui, ne s’est pas acquitté du sien. » Peut-il avoir plus grand signe d’incroyance que cela ? »

En ce qui concerne l’effort, le résultat se trouve entre nos mains. S’il n’est pas positif, cela signifie qu’il y a des lacunes dans nos œuvres. Œuvrons de sorte que le résultat de chaque action se manifeste à nous d’une manière ou d’une autre. Il ne faut pas croiser les bras tant que nous ne voyons pas les résultats de nos œuvres.

D’aucuns m’informent qu’ils ont beau prier, mais qu’ils n’ont pas atteint leur objectif et que leurs supplications n’ont pas été exaucées.

Ils n’ont peut-être pas atteint le stade requis. Peut-être qu’ils ont défini leur destination, mais qu’ils ont suivi la mauvaise voie.

Celui qui supplie Dieu doit se demander si la voie qu’il emprunte est la bonne. On doit aussi accomplir les efforts nécessaires.

Le Messie Promis (a.s.) disait : « Quand l’alchimiste ne réussissait pas, il disait : « Il manquait une flamme. » Il ne perdait pas espoir dans l’alchimie ; il attribuait l’échec à ses lacunes, alors que l’alchimie est une chimère. Or, nous avons l’espoir de renforcer notre relation avec Dieu et de nous rapprocher de Lui. L’alchimiste passe toute sa vie à chercher [la bonne intensité] de la flamme. En dépit de ses échecs successifs, il ne perd pas espoir. Or, celui qui n’arrive pas à se rapprocher de Dieu, n’attribue pas son échec à sa méthode, au contraire il perd espoir en Dieu sur-le-champ et baisse les bras.

L’alchimiste attribue ses échecs à sa personne : il croit qu’il peut fabriquer de l’or. Or, celui qui tente de se rapprocher de Dieu attribue ses erreurs à Dieu et L’abandonne.

Ceux qui font de la recherche travaillent en ce sens. Ce n’est qu’après des années de recherche qu’ils remportent du succès. Il n’est point nécessaire qu’ils adoptent la même méthode utilisée dans le passé. Ils en changent dans leurs différentes expériences. Il est nécessaire aussi d’étudier sa méthode pour progresser dans le domaine de la spiritualité, pour se rapprocher de Dieu et pour que ses prières soient exaucées. Il faudra se réformer et s’analyser. Il faudra jauger son âme, scruter ses actes d’adoration, étudier chaque aspect de ses œuvres et se demander dans quelle catégorie elles tombent. Il faudra aussi rectifier ses idées, sa manière de réfléchir.

Allah affirme qu’Il est proche de Son serviteur et qu’Il exauce sa prière. S’Il ne se rapproche pas de lui dans la réalité, s’Il n’exauce pas ses supplications, c’est qu’il y a des lacunes dans ses efforts et sa condition.

Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) déclare : « Le Messie Promis (a.s.) disait il y a deux types de mendiants : celui qui est déterminé et celui qui ne l’est pas.

Le mendiant indécis frappe à une porte : si on lui offre quelque chose, il le prend. Si on ne répond pas à ses deux ou trois appels, il avance [vers la prochaine porte].

Or, le deuxième type de mendiant ne bouge pas tant qu’il n’a rien reçu. Celui-là ne vous abandonne pas. Il y a très peu de mendiants de ce genre. L’un s’asseyait devant la porte du Messie Promis (a.s.). Il ne partait pas tant que le Messie Promis (a.s.) ne sortait pas et ne lui offrait pas quelque chose. Parfois, il fixait lui-même la somme. Si le Messie Promis (a.s.) lui offrait moins, il ne la prenait pas. En nombre, d’occasion, les invités lui offraient la somme restante pour qu’il s’en aille.

Si le Messie Promis (a.s.) était malade, il ne partait pas qu’il n’avait pas recouvert sa santé et n’était pas sorti. Le Messie Promis (a.s.) disait : « Pour que ses prières soient exaucées, il faut être à l’exemple de ce mendiant. Il faut mendier et persévérer en la présence de Dieu, ne pas baisser les bras tant que l’œuvre divin ne prouve pas qu’il faut qu’il cesse de prier en ce sens.

Différentes situations exigent que l’on cesse de prier suite à l’action de Dieu. Quand une femme est enceinte, la science peut prédire si c’est une fille ou un garçon qui naîtra. Au dernier stade de la grossesse l’on sait si c’est un garçon ou une fille. Prier à cet instant que l’on doit certainement avoir un fils sera contraire à l’action de Dieu, car la gestation est arrivée à son stade final. L’on peut certes prier que pour que l’on ait un fils lors de la prochaine grossesse.

Il sera malséant de la part de l’homme de prier pour le contraire si le décret de Dieu est évident. Ce sera de l’impertinence de sa part. Or, que l’on se souvienne que l’on ne doit pas abandonner les moyens.

Les efforts vont de pair avec la prière. Celui qui a recours au plan tout en priant avec constance, attirera les faveurs divines. Il est essentiel que les efforts accompagnent la prière.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Il est tout à fait inconvenant si l’usage des moyens n’accompagne pas la prière. Les supplications de ceux qui se contentent de prier et qui n’ont pas recours aux actions leur seront jetées au visage. Supplier Dieu sans avoir recours aux moyens signifie briser la loi divine et mettre Dieu à l’épreuve. Éprouver Dieu est contraire à Sa Majesté.

Qu’Allah nous accorde la possibilité de prier en faisait preuve de constance, en faisant de sorte que notre condition soit en accord au plaisir divin et en ayant recours à tous les moyens [qui sont à notre disposition.]

Après les prières de Jummah et d’Asr, je dirigerai la prière funéraire d’un ahmadi qui est tombé en martyr. Il s’agit de Qamar Uz-Zia Saheb, fils de Mohammad Ali Saheb de Kot Abdul Malik, Sheikhpura, Pakistan. Le premier mars vers une 13 heures et demie deux assaillants lui ont attaqué à l’arme blanche et ont fait de lui un martyr. C’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons.

Le jour de l’attaque, Qamar Uz-Zia, venait de fermer son magasin annexé à sa maison ; il partait prendre ses enfants à l’école lorsque les deux inconnus lui ont tiré dans une ruelle. Un des assaillants l’a agrippé et l’autre a commencé à lui donner des coups de couteau. Qamar Uz-Zia a tenté de se libérer, mais il était blessé à la poitrine, à l’épaule, au cou et au cœur. Un des assaillants lui a donné un coup à la nuque. Le couteau y est resté planté et ils ont pris la fuite. Qamar Uz-Zia est décédé sur le coup. C’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons.

Dawlat Khan, l’arrière grand-père du défunt, était le premier ahmadi de sa famille. Il avait prêté allégeance sur les mains du Messie Promis (a.s.) à Qadian. Il a été entérré à la Bahishti Maqbara de Qadian.

Après la partition de l’Inde, la famille du martyr s’est établie à Kaléké dans le district de Nagaré, à Sialkot. Le défunt est né là-bas. En 1985, il s’est établi dans la région de Kot Abdul Malik.

Après sa licence en commerce, il a travaillé dans différents départements avant d’ouvrir un magasin de photocopie et de téléphone portable à côté de sa maison. Il s’était marié en 2004 : il possédait d’innombrables qualités. Il était vertueux, honnête, humble, très sincère et brave. Il était toujours présent pour servir les invités du centre et il était toujours au service de la djama’at. Il était bienveillant envers tous.

Le frère du martyr, Muzaffar Ali relate que le défunt était très régulier dans ses prières quotidiennes, en particulier ses prières de Jummah. En le voyant accomplir ses prières de vendredi régulièrement, les autres commerçants, des non-ahmadis, fermaient leur magasin et partaient accomplir la prière. Ils disaient : « Si un Mirzaipouvait fermer son magasin à l’heure de la prière de Jummah, nous devons nous aussi y être présent. » Grâce à lui, les autres ne rataient pas leur prière du vendredi.

Son épouse raconte qu’il y avait un grand changement dans son comportement depuis le mois dernier. Il s’occupait davantage d’elle et ne s’offensait pas.

Le martyr était Mousi par la grâce d’Allah. Il occupait le poste de secrétaire Islah-o-Irshad. Il a servi à différent niveau au sein de la djama’at et participait dans toutes les activités.

Il a dû faire face aux campagnes anti-ahmadis. Il avait fait des dépositions écrites à ce sujet à la police. Le 14 août 2012 environs 500 personnes ont manifesté devant sa porte sous les regards de la police.

Sous la pression des adversaires de la communauté, un policier est monté sur le comptoir du magasin pour enlever des photos. Ils ont peint en noir la phrase « Allah est le meilleur des Pourvoyeurs » inscrite sur le volet du magasin.

Par la suite, ils sont enlevé, à coups de burin, les formules Alaysal Allaho Bi Kafin Abdahu et Ma’sha Allah gravés sur le mur de sa maison. Le nom du père du défunt, Muhammad Ali était inscrit sur un écriteau placé sur le mur de sa maison. Les policiers ont aussi enlevé, à coups de burin, le nom Muhammad. Que peut-on dire si ce n’est Inna Lillahi Wa Inna Ilaihi Rajeoune ?

Le 26 janvier 2014 un groupe d’environs 40 à 50 mollahs ont sorti de force le défunt de son magasin. Ils lui ont tabassé et ont souillé la photo du Messie Promis (a.s.), tout en proférant des insultes. La police était présente sur les lieux. Les policiers ont apporté Qamar Uz-Zia au poste. Or, ils ont libéré ceux qui lui avaient tabassé sans entamer aucune procédure.

Le défunt faisait face à cette hostilité depuis tout ce temps. Il recevait constamment des menaces. Il pensait quitter le pays ; mais Allah lui a accordé le statut de martyr et lui a rappelé auprès de Lui.

Le martyr laisse derrière lui deux frères, son père, sa femme Rubi Qamar, trois enfants, Huzaifa Ahmad, dix ans, Amatul Matin, sept ans et Amatul Hadi, quatre ans. Qu’Allah exalte le statut de ce martyr et qu’Il lui accorde une place au paradis et les faveurs qui en découlent. Qu’Il lui accorde une place parmi Ses élus.

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