Sermon du : 19.02.2016 prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Le Réformateur Promis

La date du 20 février est connue au sein de la communauté Ahmadiyya en raison de la prophétie du Mousleh Maw‘oud, [le Réformateur Promis]. En effet, le Messie Promis (a.s.) avait prophétisé la naissance d’un fils qui sera un serviteur de la foi, qui vivra longtemps et qui possédera d’innombrables qualités.

Il déclare à ce propos : « Ce n’est point une simple prophétie. C’est un signe céleste grandiose montré par Dieu afin de prouver la véridicité et la grandeur de notre bien-aimé Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), le choisi, le compatissant et miséricordieux. Ce signe est plus grandiose, puissant et meilleur que celui de la résurrection d’un mort. Car, redonner vie à un trépassé signifie implorer Dieu pour qu’il fasse retourner une âme. Or, les détracteurs ont beaucoup de critiques à émettre au sujet [de pareille résurrection].

Par les bénédictions de Dieu et les faveurs du Sceau des Prophètes, Allah a exaucé les suppliques de mon humble personne et a promis d’envoyer une âme bénite dont les faveurs tant manifestes que cachées se répandront dans le monde.

Apparemment ce signe est égal à celui de la résurrection d’un mort. Cependant, après réflexion l’on constate qu’il est des centaines de fois supérieur à ce dernier. Les âmes des trépassés retournent grâce à la prière ; de même, ici on a demandé une âme par la même méthode. Cependant, il existe des différences immenses entre ces âmes et celle [évoquée dans la prophétie]. »

Les membres de la communauté ainsi que les autres ont été témoins de l’accomplissement grandiose de cette prophétie. Le temps a prouvé qu’elle s’applique à Hazrat Mirza Bashir Ud Dine Mahmud Ahmad, le deuxième Calife [de la communauté Ahmadiyya]. Les érudits et les membres de la djama’at savaient, d’ores et déjà, que cette prophétie s’était réalisée en sa personne. Or, au cours des trente premières années de son califat, à aucun moment le deuxième Calife (r.a.) n’avait affirmé qu’il était le Réformateur Promis. Ce n’est qu’en 1944, qu’il en fit l’annonce.

Aujourd’hui, je citerai en bref deux de ses sermons. Il déclare dans son sermon du 28 février 1944 : « J’évoquerai un point que je trouve très difficile à mentionner compte tenu de ma disposition naturelle. Mais étant donné que certaines prophéties et certains décrets divins sont liés à cette déclaration, en dépit de mes réticences je suis contraint de le faire. »

Le Réformateur Promis a ensuite évoqué un long rêve. En présentant l’interprétation, il a déclaré : « Dieu avait décrété que la prophétie sur le Réformateur Promis s’appliquerait à ma personne. » Jamais auparavant, le deuxième Calife n’avait fait d’annonce aussi explicite à ce sujet.

Il ajoute : « À maintes reprises, les gens m’ont demandé mon opinion à propos de ces prophéties. Or, je n’avais jamais tenté de les étudier sérieusement, de peur que mon ego ne me trompe et que je ne fasse, à propos de ma personne, des idées contraires à la réalité. »

Voyez les précautions qu’a prises celui à qui s’appliquaient réellement ces prophéties. Certains, par contre, ont perdu la tête et appliquent cette prophétie à leurs personnes sans présenter de signes [pour étayer leurs affirmations]. La seule conclusion a tirée est qu’ils sont des déséquilibrés.

Le deuxième Calife (r.a.) exprime sa pudeur et son hésitation eu égard à cette prophétie dans un autre endroit. Il écrit : « Le Premier Calife m’envoya une lettre et me dit : « Le Messie Promis (a.s.) me l’avait envoyée. Elle concernait ta naissance. Tu dois la publier dans le journal Tash-hiz-Ul-Azhan. »

Tash-hiz-Ul-Azhan était un périodique lancé et publié par le deuxième Calife (r.a.). Il ajoute : « Par respect et déférence pour le premier Calife, je pris la lettre et je la publiai. Mais je ne l’avais pas lu avec attention. Les gens firent des commentaires à ce sujet, mais je restai silencieux. Il n’était pas nécessaire de présenter à la personne concernée ces faits ou qu’elle annonce que ces prophéties s’appliquent à elle.

À titre d’exemple le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait prophétisé l’avènement du chemin de fer. On accepte que cette prophétie s’est réalisée quand on l’a constater de ses yeux. Il n’est pas essentiel au chemin de fer d’annoncer qu’il est l’accomplissement de la prophétie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

Les membres de notre djama’at m’ont présenté à maintes reprises d’autres prophéties : ils ont insisté que je dois affirmer qu’elles s’appliquent à moi. Comme je l’ai souvent déclaré dans le passé, ces prophéties annonceront d’elles-mêmes à qui elles s’appliquent. Qu’elles me concernent ou pas, l’époque en sera le témoin. Dans les deux cas, il ne m’est point nécessaire d’annoncer quoi que ce soit à ce propos. Si elles ne s’appliquent pas à moi, pourquoi dois-je commettre un péché en affirmant le contraire ? Si elles le sont réellement, pourquoi dois-je m’empresser ? Dieu Lui-même révélera la vérité. Il est dit dans la révélation : « Est-ce lui qui est attendu ? Ou devons-nous attendre quelqu’un d’autre ? »

Depuis fort longtemps on m’a posé des questions à ce sujet. Or, dans la révélation reçue par le Messie Promis (a.s.), nous trouvons mention de cette longue période. Les frères de Joseph disaient à Jacob, leur père, qu’il ne cesserait de parler de Joseph jusqu’à en mourir. Le Messie Promis (a.s.) avait reçu une révélation similaire qui annonçait « Je sens le parfum de Joseph. » D’ailleurs, il a mentionné dans un vers que selon le dessein de Dieu, cette prophétie s’accomplira après une longue période, à l’instar de Joseph qui s’était réuni avec son père après longtemps. »

Le Réformateur Promis [et deuxième Calife] déclare : « J’ai la certitude suivante : cela ne fera aucune différence même si Dieu, la veille de ma mort, ne m’informait pas que ces prophéties s’appliquent à moi. S’Il ne m’informe pas, jusqu’à mon décès, que celles-ci me concernent et que les événements prouvent qu’elles se sont réalisées à mon époque et par mon entremise, il sera indéniable elles s’appliquent à moi. Or Allah, dans Sa science, a mis fin au mystère et m’a informé que ces prophéties me concernaient. »

Hadrat Mousleh Ma’woud a commenté sur certaines parties de la prophétie, dont la phrase « il transformera trois en quatre ». On s’est toujours enquis sur son sens et sur celui du « lundi béni » évoqué dans la prophétie. Selon le Messie Promis (a.s.) transformer « trois en quatre » signifie qu’il aura un quatrième fils après ses trois premiers. Vu sous cet angle, le sens de la prophétie est clair.

Le deuxième Calife (r.a.) déclare : « [Le Messie Promis (a.s.) a eu trois fils avant moi dont] Mirza Sultan Ahmad, Mirza Fazal Ahmad et Bashir Awwal. Je suis le quatrième. Après ma naissance, il a eu trois autres fils. C’est ainsi que de nouveau, j’ai transformé trois en quatre. D’ailleurs, au cours de mon Califat, Allah accorda l’occasion à Mirza Sultan Ahmad d’embrasser l’Ahmadiyya. C’est ainsi que j’ai transformé trois en quatre. Ainsi cette partie de la prophétie s’est réalisée de trois manières eu égard aux enfants du Messie Promis (a.s.).

Or, Allah m’a aussi fait comprendre que la prophétie n’annonçait pas qu’il transformera trois fils en quatre. Elle stipule tout simplement qu’il transformera trois en quatre. Selon moi cela concerne l’époque de la naissance de ce fils promis. La prophétie a été faite au début de l’an 1886 et je suis né en 1889. « Transformer trois en quatre » signifie que le fils promis naîtra au cours de la quatrième année [après l’annonce]. Et il en fut ainsi.

La prophétie parle aussi d’un lundi béni. Le lundi est le troisième jour de la semaine (si l’on compte à partir du samedi). D’ailleurs, dans les communautés spirituelles, les périodes des prophètes et celles de leurs califes sont distinctes. Le prophète au cours de son ministère est une personne indépendante. De même, le Calife au cours de son Califat est une entité indépendante. Il convient d’étudier cette prophétie sous cet angle. La première période était celle du Messie Promis (a.s.) ; vint ensuite celle du premier Calife et la troisième période est la mienne, dit le Réformateur Promis (r.a.).

La révélation Fadl-e-Umar reçue par le Messie Promis (a.s.) confirme cette interprétation. ‘Umar était le troisième Calife qui a succédé au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

La prophétie fait mention d’un lundi béni : cela ne signifie guère qu’un jour particulier est porteur de bénédictions particulières. Au cours de la période de ce Réformateur Promis, l’Ahmadiyya connaîtra une ère qui ressemblera au lundi. C’est-à-dire, la personne que Dieu choisira pour servir la foi au sein de cette communauté viendra en troisième position. Le nom révélé Fadl-e-Umar est une indication à cet effet. Allah déclare [dans le Saint Coran] que les révélations s’expliquent les unes les autres. C’est ainsi que la révélation Fadl-e-Umar offre une interprétation de la révélation « C’est un lundi, un lundi béni. »

Cependant, il est un autre fait concernant l’Islam, dit le Réformateur Promis (a.s.). Allah fera apparaître un lundi béni d’une façon qui est au-delà de ma volonté. Personne ne peut insinuer que j’ai créé cette situation intentionnellement. Le plan Tahrik-i-Jadid a été lancé en 1934 : est les circonstances n’étaient pas sous mon contrôle. Suite à l’intention de l’État de prendre des mesures sévères à l’encontre de la djama’at et suite aux incitations aux troubles de la part des Ahrar, Allah m’a inspiré la conception de ce plan. D’ailleurs, j’avais fixé une période de dix ans pour la première phase de ce fonds. Après chaque sacrifice consentit par l’homme, vient le jour de l’Aïd comme c’est le cas après les jours du jeûne du Ramadan. Ainsi avant même la fin des dix premières années du plan Tahrik-i-Jadid nous connaîtrons une année de l’Aïd. L’année 1944 en sera la dixième année et 1945 la onzième ainsi que celle de l’Aïd. Cette année débute par un lundi.

Dans ces paroles révélées, Dieu nous informe que l’Islam connaîtra une période de grande faiblesse et qu’il faudra mettre sur pied une institution de prédication solide pour la diffusion de son message. Quand la première période de ce plan arrivera à son terme avec succès, la djama’at connaîtra un moment béni. La situation a prouvé que grâce au plan Tahrik-i-Jadid le message de l’Islam et de l’Ahmadiyya est en train d’atteindre chaque coin du monde. »

Plusieurs décennies se sont écoulées depuis le lancement de ce fond et il est présent partout où l’Ahmadiyya a été implanté.

Après s’être annoncé le Réformateur Promis (a.s.), le deuxième Calife a commenté sur un long rêve qu’il avait fait. Il déclare : « Dans ce rêve je prononçais cette phrase : « Je suis le Messie Promis, sa ressemblance et son Calife. » C’était des paroles fort étranges pour moi, si étranges qu’elles auraient dû, de toute façon, me réveiller or même dans le rêve j’ai ressenti que j’ai prononcé des paroles fort surprenantes. Après l’avoir mentionné à certaines personnes, elles m’ont informé que l’annonce du 20 février 1886 évoque des qualités messianiques [que possédera le Réformateur Promis].

Le lendemain, Maulvi Sarwar Shah a déclaré que selon l’annonce « le fils promis viendra au monde et guérira nombre de leurs maux par ses pouvoirs messianiques et par l’Esprit Saint. »

Dans le rêve, je me suis vu en train de briser nombre d’idoles. On en trouve une indication dans la deuxième partie de la prophétie où il est dit que [le fils promis] guérira nombre de leurs maux par l’Esprit Saint. Cet esprit n’est autre que l’Esprit de l’unicité divine. »

Le Réformateur Promis (a.s.) a jeté les bases de la prédication du message de l’Islam et a débarrassé les cœurs du polythéisme.

J’ai vu aussi dans le rêve que j’étais en train de courir et que le sol se déroulait à vive allure sous mes pieds. À cet effet, la prophétie annonce que « son prestige prendra rapidement de l’ampleur. »

Dans le rêve, j’ai visité des pays étrangers : je n’y avais pas terminé ma mission et j’avais l’intention de continuer le voyage. J’ai annoncé : « Ô Abdus Shakoor ! J’irai plus loin et quand je retournerai, il faut que tu aies établi l’unicité de Dieu, fait disparaître le polythéisme et implanté dans les cœurs des hommes, l’Islam et les enseignements du Messie Promis (a.s.). »

Il y a aussi d’autres similitudes avec la prophétie reçue par le Messie Promis (a.s.). En effet, il y est dit que « la renommée [du fils promis] se répandra jusqu’au bout de la terre et les peuples seront bénis par son entremise. » Ces paroles indiquent qu’il fera progresser la prédication du message de l’Islam.

Nous constatons que cette prophétie s’est réalisée dans toute sa gloire à l’époque du Réformateur Promis. Dans ce long rêve [Dieu] a montré au deuxième Calife (r.a.) différents faits qui correspondent aux points évoqués dans la prophétie.

Au lieu de m’appesantir davantage sur ce rêve, je mentionnerai des aspects de la prophétie qui correspondent avec des faits de la vie Réformateur Promis, prouvant ainsi la réalisation de cette prophétie. Il dit : « D’aucuns disaient : « Ce n’est qu’un enfant ! » à l’époque où j’ai été élu Calife. La prophétie annonce à cet effet : « Il grandira rapidement. »

Une fois, avant la prière, alors que je faisais des va-et-vient dans la chambre de Hazrat Amma Jaan qui jouxte la mosquée, j’ai entendu des voix qui s’élevaient de la mosquée. J’ai reconnu celle de Sheikh Rahmatullah Saheb, qui disait : « On mène la djama’at à sa destruction en plaçant un enfant à sa tête. Toute cette dissension est à cause de lui ! » Je m’interrogeais, fort étonné, quant à l’identité de cet enfant. En fin de compte, je suis parti à la mosquée et j’ai demandé à un ami : « Qui est cet enfant ? » L’autre me répondit dans un éclat de rire : « C’est toi ! »

C’est ainsi les paroles de [mes] adversaires ont attesté la révélation reçue par le Messie Promis (a.s.), à savoir le fils promis grandira rapidement. Dieu m’a accordé une croissance si rapide que l’ennemi en fut fort étonné. Celui qui, quelques mois auparavant, me qualifiait d’enfant, m’a traité quelques mois plus tard, d’individu rusé et expérimenté. Ainsi, durant mon enfance, Allah a fait échouer, par mon entremise, ceux qui voulaient nuire à la communauté.

En dépit du fait qu’ils me qualifiaient d’enfant – chose qui était tout à fait vraie – à l’âge de vingt-cinq ans, Allah m’a placé à la tête d’un empire spirituel. Dans les empires d’ici-bas, le roi possède une force militaire, une clique, une armée, des généraux, des prisons, une trésorerie. Il peut arrêter et châtier n’importe qui. Or, pour ce qui est de l’empire spirituel, on est libre d’accepter ou de refuser [son autorité]. Il n’est point question de recours à la force. D’ailleurs, Allah a placé entre mes mains les rênes du pouvoir spirituel à un moment où il n’y avait que quelques sous dans les caisses de la djama’at et des dettes de plusieurs milliers de roupies. D’ailleurs, Allah m’a confié cette tâche quand presque la majorité des responsables de la djama’at m’étaient hostiles. Tant et si bien qu’un des leurs a lancé dans la direction de l’école de la communauté : « Nous partons. Mais, bientôt ces édifices tomberont entre les mains des chrétiens. »

Je n’étais qu’un jeune de vingt-cinq ans et tout était contre moi : je ne disposais ni de trésorerie ni de personnel expérimenté. L’ennemi contrôlait le terrain, il se réjouissait, affirmant que prochainement tout tombera entre les mains des chrétiens. Ils affirmaient : « L’enfant à la tête de la communauté connaîtra déclin, décadence et humiliation. On peut imaginer l’état de la communauté en pareille situation. Or, ces jours sont loin derrière. Le jour d’aujourd’hui est venu. Le nombre des membres de la djama’at, par la grâce d’Allah a été multiplié par plusieurs centaines comparer à leur nombre quand j’ai été élu à la tête de la communauté.

Le nombre de pays où la djama’at a été implantée a été multiplié par vingt comparer à leur nombre à l’époque du Messie Promis (a.s.). Il n’y avait qu’une vingtaine de centimes dans les caisses de la djama’at : aujourd’hui il y en a plusieurs centaines de milliers. Même si je décède aujourd’hui, je laisserai plusieurs centaines de milliers de roupies dans la trésorerie.

Je laisse plus d’ouvrages en soutient à cette communauté comparer à ce que j’avais reçu. Je laisserai derrière moi un plus grand trésor de connaissance pour servir la communauté, comparer à ce que j’avais reçu quand Dieu m’a choisi comme Calife. Même le pire des ennemis ne peut nier l’accomplissement glorieux de la prophétie dans laquelle Allah annonce qu’il grandira rapidement et que l’ombre de Dieu sera sur sa tête.

Le Messie Promis (a.s.) a déclaré que cette prophétie est, de surcroît, un signe grandiose. Il avait annoncé que ce fils naîtra dans un délai de neuf ans. « Or, on ne sait pas si l’on vivra soi-même neuf ans, déclare le Messie Promis (a.s.). On ignore si l’on aura des enfants au cours de cette période, loin de pouvoir prédire avec certitude que l’on aura un fils. »

Non seulement [avait-il] prédit la naissance d’un garçon, mais d’un fils qui sera la gloire de l’Islam. Il fut un temps où l’ennemi lançait ses assauts contre le Messie Promis (a.s.) de toutes parts pour la simple raison qu’il se disait récipiendaire de révélations. Il n’avait pas encore annoncé à l’époque qu’il était réformateur ou prophète. Or, il avait annoncé qu’il aura un fils qui possédera ces grandes qualités. Quand on annonce que l’adjoint d’untel aura une grande renommée, cela signifie celle de son maître. Quand Allah avait annoncé qu’il sera connu jusqu’aux coins de la terre, cela signifiait que les noms du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et du Messie Promis (a.s.) seraient connus, par son entremise, jusqu’aux confins de la terre. Voyez la clarté de cette prophétie. L’Afghanistan était le seul pays qui avait reçu, jusqu’à un certain point, le message du Messie Promis (a.s.) en son temps. Ce message y avait quelque importance en raison des deux martyrs [ahmadis]. Les autres pays avaient, en passant, reçu son message : par l’entremise d’un adversaire ou d’un individu qui avait offert un ouvrage du Messie Promis (a.s.) à un autre. En tout cas, la djama’at n’était pas établie dans aucun autre pays.

Khawja Kamal Ud Din était parti en Angleterre. Selon lui, évoquer le nom de l’Ahmadiyya ou du Messie Promis (a.s.) était similaire à consommer du poison. D’où la raison pour laquelle il n’y a jamais mentionné le nom du Messie Promis (a.s.) ou celui de la djama’at Ahmadiyya. C’est le nom de Khawja Kamal Ud Din était connu en Angleterre et non pas celle de la djama’at ou du Messie Promis (a.s.).

Après mon élection comme Calife, par la grâce d’Allah, la djama’at Ahmadiyya a été implantée à Sumatra, à Java, dans les Strait Settlements [à Malacca et Singapour], en Chine, à l’Île Maurice, dans d’autres pays d’Afrique, en Égypte, en Palestine, en Iran, dans des pays arabes et européens. »

Dans certains endroits, il y avait déjà des milliers d’Ahmadis et dans des pays d’Afrique il y avait plusieurs centaines de milliers.

Dans cette prophétie, Dieu annonce aussi que le fils promis sera pétri de connaissances évidentes et cachées. Le Réformateur Promis déclare à ce propos : « Je n’ai pas l’habitude de faire de grandes déclarations. Or, je ne peux cacher qu’il était hautement essentiel d’éclairer certains sujets importants à propos de l’Islam à notre époque. Allah a fait sortir de mes lèvres et de ma plume des articles que l’on ne pourra ignorer si l’on désire prêcher le message de l’Islam. Nombre de points évoqués par le Coran étaient incompréhensibles, tant qu’on ne les expliquait pas à la lumière d’autres versets. Allah a résolu ces difficultés par mon entremise.

L’Islam connaissait une période de faiblesse et d’apathie. Par l’entremise du Messie Promis (a.s.), Allah a de nouveau jeté les bases de sa protection. Or, à l’époque du Messie Promis (a.s.) l’Islam n’était pas confronté aux attaques d’ordre culturel d’aujourd’hui. Allah désirait, conformément à la prophétie du Messie Promis (a.s.), accorder sa parole à un individu qui renferme en sa personne les bénédictions de l’Esprit Saint, quelqu’un qui répliquera à ces attaques d’ordre culturel en accord aux explications du Messie Promis (a.s.), du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), et de l’esprit du Saint Coran, en somme une personne qui assurera la protection de l’Islam. Ainsi Allah a complété son œuvre et il a attesté mes écrits. »


À la fin de son sermon, Sa Sainteté le Calife a évoqué le décès de Sufi Nazir Ahmad Saheb. Il était le père de Munir Ahmad Javed Saheb, le secrétaire privé du Calife et du Dr Jalal Shams Saheb, responsable du bureau turcophone de la communauté.

Qu’Allah exalte le statut du défunt. Qu’Il fasse que ses enfants puissent profiter de ses prières et perpétuer ses bonnes œuvres.

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