Sermon du : 08.07.2016 prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad

La prédication du message de l’Islam : devoir essentiel du musulman

Pour [le sermon d’aujourd’hui] je présenterai des faits en référence à Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.). Chaque récit est unique et recèle un conseil et une leçon. Certains concernent le Messie Promis (a.s.).

Le premier concerne le Tabligh (la prédication). Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) avait envoyé un message à la djama’at de Qadian après la partition [de l’Inde]. Il y attire l’attention des ahmadis de Qadian en ces termes : « Il vous incombe de prêcher le message (de l’Islam et de l’Ahmadiyya). C’est une tâche qui exige des efforts importants. Allah avait révélé au Messie Promis (a.s.) : « Je transmettrai ton message jusqu’aux confins de la Terre » et « Allah préservera Ton nom avec honneur jusqu’au dernier jour de ce monde et Il diffusera ton message jusqu’aux confins de la Terre. »

Allah a certainement promis de transmettre le message, l’invitation et le nom du Messie Promis (a.s.) jusqu’aux bouts de la Terre. Il n’y a pas de doute à propos de cette promesse, qui s’accomplit d’ailleurs et qui ne cessera de l’être à l’avenir Insha Allah. Or, le Messie Promis (a.s.) a aussi encouragé les membres de sa djama’at à transmettre [son] message [en leur disant] : « Acquérez le savoir de mes ouvrages et diffusez [le message] à l’instar des compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). »

En tout cas, l’on doit fournir de grands efforts afin de profiter pleinement des promesses divines. Certes Allah a fait des promesses : or Il a aussi confié des responsabilités à ceux qui ont prêté allégeance au Prophète notamment le fait de participer [pleinement] dans ces efforts afin de mériter Ses faveurs. Ayant respecté cette condition, en accord à Ses promesses, Allah bénira à foison [leurs] œuvres et engendrera de nouveaux moyens. Nous avons vu les nouveaux moyens créés par Allah en faveur du Tabligh (la prédication de Son message).

Je présente cette partie du message de Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) concernant leTabligh. Il y attire l’attention des Ahmadis de Qadian vers ce devoir important et ce en dépit de leur nombre restreint et de leurs moyens limités. Il a aussi cité [comme exemple] les débuts du Messie Promis (a.s.) afin d’encourager les Darwesh, [313 ahmadis vivant à Qadian après la partition de l’Inde].

S’adressant aux Darwesh, il déclara : « Certes, vous n’êtes que 313 [ahmadis] à Qadian. Or, n’oubliez pas que lorsque le Messie Promis (a.s.) lança cette œuvre divine à Qadian, il n’y résidait que deux ou trois ahmadis. Trois cents personnes sont, sans nul doute, plus nombreuses que trois. Et quand le Messie Promis (a.s.) s’était proclamé [envoyé de Dieu], Qadian comptait 1 100 habitants. Et la proportion entre 3 [et 1100] est de 1/366 » Soit 1 [individu] pour 366 personnes.

Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) ajoute : « Au moment où [je vous envoie] ce message, Qadian compte [environs] 12 000 habitants et la proportion par rapport à la population des Ahmadis est de 1/36 soit un ahmadi pour 36 [autres habitants], tandis que dans le passé la proportion était d’un ahmadi pour 366. En d’autres termes, vous êtes 10 fois plus forts qu’à l’époque où le Messie Promis (a.s.) avait lancé [sa] mission. D’ailleurs, il n’existait à l’extérieur de Qadian aucune djama’at Ahmadiyya lorsque le Messie Promis (a.s.) avait lancé son œuvre. Or, des communautés Ahmadiyya ont été établies en une vingtaine de lieux en Inde. Il vous incombe, [à vous les ahmadis de Qadian], de réveiller ces djama’at, de les organiser, de les mettre [à pied d’œuvre] avec une nouvelle détermination et de réunir leurs forces avec l’intention de transmettre le message de l’Islam et de l’Ahmadiyya aux quatre coins de l’Inde. »

Peut-être que la proportion est la même aujourd’hui : si Qadian compte des milliers d’Ahmadis, la population [comprenant les autres communautés] a aussi augmenté. D’ailleurs, par la grâce de Dieu, [nous] disposons à présent de moyens plus efficaces et de ressources plus importantes. La djama’at s’est aussi fait une renommée en Inde par différents moyens. Or, les responsables, les Waqifine-e-Zindagi et les missionnaires doivent accentuer davantage leurs efforts à titre individuel. L’on se fait tabasser et il y a aussi de l’hostilité : or nous devons, insha Allah, faire avancer leTabligh avec sagesse.

[Les ahmadis] des autres pays doivent tenir en compte ces faits, à savoir qu’Allah nous enjoint le Tabligh [la diffusion de Son message] ainsi que l’élargissement [de cette œuvre]. C’est là une injonction du Saint Coran et c’est ce que nous enjoint aussi le Messie Promis (a.s.). Allah avait ordonné la même chose au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Or, il nous incombe de mettre sur pied un plan bien ficelé et solide, partout et dans chaque pays, afin que [nous] puissions élargir cette œuvre.

Tout en œuvrant pour le Tabligh, il est aussi essentiel de s’occuper des nouveaux convertis. On prêche [notre message] dans certaines régions et d’aucuns se joignent [à la djama’at] : or, on les néglige et l’on perd beaucoup parmi ces nouveaux venus. En Inde, ce sont en majorité les gens de la campagne ou les pauvres qui embrassent l’Ahmadiyya. Quand il y a une vague d’hostilité [contre la djama’at] certains, dont la foi est faible, cèdent en raison de la peur.

[…] Nos responsables et les planificateurs mettent en place des stratégies pour leTabligh – et par la grâce d’Allah ils accomplissent un très bon travail. La sectionNur-e-Islam de la Nazarat-Islah-O-Irshad est aussi à pied d’œuvre : elle à recours au téléphone et aux journaux afin de diffuser le message [de l’Islam et de l’Ahmadiyya]. La section Tabligh du département Waqf-e-Jadid est aussi à pied d’œuvre. [Ces départements] doivent rencontrer et encourager ces nouveaux convertis que tentent de tourmenter les opposants de l’Ahmadiyya. Dès qu’ils en sont informés, les représentants provinciaux et centraux doivent, dans les plus brefs délais, visiter [ces lieux] où les ahmadis sont tourmentés, quand bien même il s’agit d’un tout petit village.

De même, en Afrique les responsables et les missionnaires doivent renforcer davantage les relations établies et mettre en œuvre de meilleures stratégies pour être au courant de la situation des populations locales, car tout comme je l’ai évoqué dans mon Dars ou dans mon sermon [de l’Aïd], les opposants de la communauté se rendent immédiatement sur ces lieux afin de détourner [ces nouveaux convertis] de l’Ahmadiyya. C’est là une tâche importante à accomplir en particulier là où il y a un nombre important de convertis ainsi que dans les pays pauvres.

Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) a relaté un fait concernant Khawja Kamal-Ud-Din, qui avait prêté allégeance au Messie Promis (a.s.) pour ensuite semer la discorde lors de l’élection du deuxième Calife. Il fut le leader des Lahoris, car il aspirait au leadership.

Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) [nous] explique la méthode utilisée par Khawja Kamal-Ud-Din afin d’accroître sa connaissance et son secret pour de bons discours.

Il relate : « Khawja Kamal-Ud-Din avait du succès car il préparait ses discours après avoir lu les ouvrages du Messie Promis (a.s.). Il se rendait ensuite à Qadian pour s’informer auprès du Premier Calife et auprès d’autres compagnons. Il visitait ensuite différentes villes de l’Inde [pour y prononcer son discours] et remportait grand succès. Khawja Kamal-Ud-Din disait d’ailleurs que l’on pourra se faire une grande renommée si l’on dispose de douze discours préparés. Il n’en avait préparé que sept avant de se rendre au Royaume-Uni. Or, ils suffirent pour lui faire une grande renommée. Si l’on a bien préparé un seul discours, il aura un effet positif sur l’audience étant donné que l’orateur l’a très bien mémorisé. »

La lecture des ouvrages du Messie Promis (a.s.) est donc la première étape quand on prépare un discours. Il faut ensuite en saisir [les sujets] traités et préparer son discours.

Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) explique que dans le passé l’on disposait d’un enseignant pour la conjugaison et d’un autre pour la grammaire, un enseignant pour le pain cuit et un autre pour le pain cru. La science a progressé en [notre] temps et nous vivons à l’époque de la spécialisation.

Il explique : « De même, les conférenciers doivent bien maîtriser leurs sujets et prononcer leurs discours sur ces thèmes. Ces discours seront en accord aux objectifs de la communauté et d’ici nous pourrons connaître les thèmes qu’ils ont abordés. Ce seront-là les discours principaux : si le besoin se fait sentir, à titre de supplément, ils pourront traiter d’autres thèmes. »

C’est là un principe directeur pour les missionnaires et les Daeen Ilallah(prédicateurs) et pour ceux qui participent dans des cercles intellectuels. Si l’on prépare ainsi ses discours, de grands professeurs, des prétendus érudits ainsi que les pourfendeurs de la religion seront impressionnés. Quelques jours de cela une conférence s’est tenue [au Royaume-Uni], sous l’égide du département Tabligh, dans lequel avait participé d’Israël un éminent professeur [d’origine] juive, auteur de plusieurs ouvrages. Un de nos jeunes missionnaires y avait aussi prononcé un discours après s’être bien préparé. Le professeur, fort impressionné par ce dernier, avait habilement évoqué en des termes favorables le Califat au sein de l’Islam, tout en critiquant [par la suite] l’Islam. Notre jeune missionnaire lui a très bien répondu. Lors d’une rencontre le professeur m’a dit ceci : « Votre missionnaire et conférencier est fort intelligent. »

Les critiques de l’Islam réfutent [aisément] les points avancés par les érudits [musulmans] non-ahmadis. Ou peut-être que ces derniers ne disposent pas d’arguments. Or la djama’at, quant à elle, dispose, par la grâce d’Allah, du savoir fourni par le Messie Promis (a.s.), grâce à auquel l’on pourra réduire au silence n’importe qui, si l’on s’est très bien préparé. Il nous est essentiel d’étudier les ouvrages du Messie Promis (a.s.) afin d’accroître notre connaissance de la religion. Nous progresserons aussi dans notre spiritualité en profitant de ces ouvrages.

Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) nous relate, dans un endroit, l’ardeur des anciens quant à la prédication du message [de l’Islam et de l’Ahmadiyya]. Il raconte : « Tout jeune, j’ai formé une association avec quelques amis et nous avons lancé le magazineTash-hiz-Ul-Azhaan. Chaudhry Fateh Mohammad Sial Saheb, qui a été plus tard affecté comme missionnaire au Royaume-Uni, en faisait partie. Sa fille s’est mariée à Chaudhry Abdullah Khan, le frère cadet de Chaudhry Zafrullah Khan. Un jour la fille de Chaudhry Fateh Mohammad Sial Saheb m’a raconté ceci : « Vous aviez nommé mon père au poste de Nazir-e-Ala de la Sadr Anjuman Ahmadiyya. Il exprimait, par la suite, sa profonde tristesse à la maison en ces termes : « Je me suis dédié pour leTabligh et [le Calife] m’a offert ce poste. » Or, ajoute Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.), certains au sein de notre djama’at me disent [dans leurs lettres] qu’il faut respecter les Waqf-e-Zindagi. »

Ce récit [nous] révèle l’engouement des anciens quant à la prédication du message. La leçon que l’on en tire est leur enthousiasme pour le Tabligh et le fait qu’ils préféraient le Tabligh à leur affectation dans un bureau. Aujourd’hui certains, quelques fois, émettent le souhait d’être posté aux quartiers généraux [de la communauté.] D’autre part, dans certaines régions, les djama’at ne s’occupent pas, comme il se doit, des Murrabbi et des Muballigh. C’est-à-dire, les membres de la djama’at n’accordent pas à leurs missionnaires l’attention qui leur est due. L’on reçoit, jusqu’à présent, des doléances à cet effet de certaines régions. Or, j’ajoute par la même occasion, que les Murabbi et les Muballigh ont aussi des responsabilités. Elles exigent qu’ils s’évertuent à atteindre les sommités du savoir et de la spiritualité afin qu’ils acquièrent leur statut au sein de la djama’at de sorte qu’aucun membre de la djama’at n’ait le courage de les pointer du doigt. Dans certaines régions les responsables locaux pourfendent leurs missionnaires dès qu’il tente d’apporter la réforme.

Quel est le secret de l’exaucement de la prière ? Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) explique que le Messie Promis (a.s.) était venu montrer des signes et susciter ces personnes dont les prières, par [la grâce divine], apporteront de grandes révolutions dans le monde.

Le Messie Promis (a.s.) cita un vers en persan dont la teneur est : « une seule prière suffit pour accomplir ce que le monde ne peut accomplir. » Or, cela ne signifie pas qu’Allah exaucera toutes les supplications. Mubarak Ahmad, le fils du Messie Promis (a.s.), ainsi que Maulvi Abdul Karim Saheb sont tout deux décédés en dépit des prières du Messie Promis (a.s.). C’était là un signe de ce dernier, car il avait fait une prédiction concernant Mirza Mubarak Ahmad. Et toute prédiction se transforme en signe. » Ainsi toute supplication n’est pas nécessairement exaucée ou rejetée. La prière que Dieu décide d’exaucer est certainement agréée : personne ne peut la rejeter.

Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) a répondu, dans le contexte de l’exaucement des prières, à une critique des Paighamis, [ceux qui avaient refusé de prêter allégeance au deuxième Calife]. Ces derniers exigeaient des signes de sa part.

Celui déclare : « Il est essentiel que perdurent les faveurs divines accordées par l’entremise du Messie Promis (a.s.). Les Paighamis ont le droit d’annoncer que ces faveurs ne perdureront pas par mon entremise, [c’est-à-dire, par l’entremise du deuxième Calife]. Or, ils doivent présenter à ma place leur leader ou Imam, en annonçant que ces faveurs se manifesteront par son entremise. Si Dieu accompli des prophéties par son entremise et que ses supplications sont exaucées de manière extraordinaire, j’admettrai que la véridicité du Messie Promis (a.s.) a été prouvée, quoique je me fusse trompé. »

[En somme il leur demande de ne pas] émettre des critiques qui portent atteinte à la véridicité du Messie Promis (a.s.), car ils l’acceptent comme envoyé de Dieu, un réformateur, un véridique. Ils admettent aussi que ses prières furent exaucées et qu’il avait fait des prophéties.

Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) commente : « De prime abord, vous avez le droit de rejeter mon opinion. Or vous devez me présenter votre Imam ou leader et prouver que ses supplications sont exaucées. Si vous le faites, je l’accepterai sans objections et j’admettrai ma méprise. Or, vous mettrez en doute la véridicité du Messie Promis (a.s.) si vous annoncez que ses signes ne sont pas en train de s’accomplir.

Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) ajoute que les Paighamis ont fermé la porte, qu’ils ne veulent absolument rien écouter, ni ne veulent-ils essayer de comprendre quoi que ce soit.

Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) rapporte que le Messie Promis (as) racontait l’histoire d’une bossue, a qui on demanda si elle voulait que son dos se redresse ou que les autres deviennent bossus comme elle. Certains sont entêtés, jaloux et envieux. Elle répondit : « Je suis bossue depuis fort longtemps, les gens se sont moqués de ma bosse et en ont beaucoup ri. À présent je ne pense pas que mon dos se redressera. Je suis d’ailleurs vieille. Ce serait drôle si toutes ces personnes deviennent bossues et que je me moque d’elles à mon tour. »

Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) explique que d’aucuns sont de nature jalouse. Ils ne souhaitent pas que leurs malheurs s’éloignent mais que les autres [aussi] souffrent. »

Nous devons prier pour que nous soyons à l’abri de pareils jaloux. Et nous devons aussi prier afin de ne jamais les ressembler.

Le Messie Promis (as) racontait qu’il y avait un aveugle qui discutait avec quelqu’un pendant la nuit. L’un de ceux présents n’arrivait pas à s’endormir. Il dit [à l’aveugle] : « Hafiz Sahib, dormez à présent ». L’aveugle répondit : « Dormir pour moi, c’est de me taire ». En d’autres termes, dormir signifie fermer les yeux et se taire. « Mes yeux sont déjà fermés, je n’ai donc qu’à me taire, une chose pas difficile pour moi. Je me tais donc. »

Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) explique que les malheurs n’attristent point le croyant, car il en est déjà habitué. Au monde qui souhaite sa destruction, il déclare : « Que vous rapportera ma mort ? Je suis déjà mort dans la voie de Dieu. Je suis prêt à accomplir ce qu’Allah me demandera d’accomplir. Je suis prêt à mourir pour Lui. J’étais mort dès le jour où j’ai accepté l’Islam. La seule différence était que j’étais un mort qui marchait, mais à présent ils m’enterreront. Cela ne fera pas de grande différence pour moi. »

Un véritable croyant réfléchit en ces termes. Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) rapporte que le Messie Promis (as) racontait l’histoire d’une femme avare qui assistait à un mariage. Elle était accompagnée de sa belle-sœur qui était, quant à elle, très généreuse. La femme avare offrit un cadeau de la valeur d’une roupie alors que sa belle-sœur en offrit un valant 20 roupies. Lorsqu’elles retournèrent à la maison, quelqu’un demanda à l’avare ce qu’elle avait offert comme cadeau pour le mariage. Elle répondit : « Ma belle-sœur et moi, nous avons offert 21 roupies en cadeaux. »

[Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.)] applique cet exemple à certains qui contribuent dans les fonds de la djama’at. D’aucuns sont très généreux à cet égard et certaines djama’at s’attribuent les contributions de ces grands donateurs à l’instar de cette avare.

Or, il y a aussi certains nantis qui sont avares et qui s’attribuent toute la somme contribuée collectivement par la djama’at. Même s’ils ne s’attribuent pas cette contribution, ils laissent sous-entendre qu’ils ont contribué le plus dans les fonds récoltés par leur djama’at. Or, ce sont les pauvres, en majorité, qui y ont contribué et les riches, quant à eux, n’y ont pas contribué [autant] relativement [à leurs richesses.]

Des paroles inappropriées furent prononcées et l’on ne respecta pas la religion, ni les traditions de la djama’at lors d’une rencontre sportive.

En avertissant les coupables, Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) déclara : « Il est permis de plaisanter et de faire des blagues. Le Saint Prophète (saw) plaisantait également, ainsi que le Messie Promis (as). Je ne vous interdis donc pas la plaisanterie. Je plaisante avec mes enfants, avec mes épouses, avec mes proches mais sans qu’il n’y ait le moindre relent de mépris [dans mes plaisanteries]. Si vous méprisez autrui et si vous portez atteinte à sa dignité, cette plaisanterie ne sera point appropriée. Si je profère des propos méprisants, je demande pardon à Allah. »

Tout le monde doit le faire, si par mégarde l’on blesse quelqu’un dans ses plaisanteries ou si l’on blesse son amour-propre. Implorez le pardon de Dieu, si vous croyez avoir commis une erreur. Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) a cité un l’incident lors d’un match.

Il déclara : « Je n’interdis pas de jouer ou de vous amuser. Tant que le jeu reste un jeu cela est acceptable. Mais il n’est point tolérable de jouer avec la barbe de son père. » C’est-à-dire, il vous est interdit de jouer avec l’honneur de votre père.

« Donnez à Dieu le statut qu’Il mérite, donnez au football le statut qui lui est dû, donnez aux rencontres de poésie le statut qui leur est dû, donnez aux prophéties le statut qu’elles méritent. Certaines personnes font référence à des prophéties dans leurs blagues et plaisanteries.

Si vous aimez tant les amusements et les railleries, alors partez à Lahore et participez dans des séances de poésie. (Les poètes se raillent aussi les un les autres.) Participez dans ces réunions afin de passer votre envie. Si vous souhaitez énoncer des propos futiles et vous amuser partez dans d’autres villes. »

[Ici] Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) s’adresse aux gens de Qadian. Ces conseils s’appliquent en particulier à ceux de Rabwah, de Qadian et partout où l’on organise des rencontres sportives sous l’égide de la djama’at.

Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.) déclare : « [Si vous vous adonnez à ces plaisanteries à Lahore] on dira que ce sont les gens de Lahore qui ont fait ceci ou cela. On n’en accusera pas les Ahmadis. Or, si vous faites ne serait-ce qu’un dixième de cela [à Qadian], on en accusera les Ahmadis. Je ne vous empêche pas de faire des plaisanteries. Or, ne dépassez pas les limites au point de nuire à l’honneur de la djama’at. »

Cela est valable pour le monde entier là où des jeux sont organisés par la communauté et pas uniquement à Rabwah ou Qadian. [S’il y a ces incidents fâcheux] c’est l’image de la djama’at qui est ternie. Il faut être très vigilant à cet égard partout.

Ainsi, quel que soit nos actions, qu’il s’agisse des jeux, des amusements, ou des sessions de poésie, nous devons éviter de nuire à l’honneur de la djama’at. Il faut tout le temps se soucier de l’honneur et de la dignité de la djama’at. Chaque récit que j’ai cité recèle des conseils et comporte des leçons. Il faudra être vigilant à cet égard.

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