Sermon du : 07.08.2020 prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Faveurs divines et progrès de l’Ahmadiyya

Sermon du vendredi 07 août 2020, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Moubarak, à Islamabad, Tilford au Royaume-Uni. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a cité les versets 10 et 11 du chapitre 61 du Coran et a déclaré :

La traduction de ces versets est comme suit : « Ils désirent éteindre la lumière d’Allah par le souffle de leurs bouches, mais Allah rendra parfaite Sa lumière, même si les mécréants le haïssent. C’est Lui Qui a envoyé Son Messager avec la direction et la Religion de la Vérité, afin de la faire prévaloir sur toutes les autres religions, même si ceux qui attribuent des associés à Allah le haïssent. » (61 : 10-11)

Aujourd’hui nous sommes le 7 août et selon le calendrier de la Jama’at du Royaume-Uni, c’est le premier jour de la Jalsa Salana (conférence annuelle). Cependant, en raison de la pandémie qui affecte le monde entier, il est impossible d’organiser la Jalsa cette année-ci. Qu’Allah fasse que la situation se rétablisse dans les plus brefs délais afin que nous puissions organiser de nouveau la Jalsa conformément à toutes nos traditions comme dans le passé ; et que nous puissions nous rencontrer de nouveau pour accroitre notre amour et notre fraternité mutuelle. Que nous puissions suivre les discours de la Jalsa en vue d’accroitre notre savoir et d’améliorer notre condition spirituelle, comme auparavant.

La MTA tente de combler ce vide un tant soit peu, en diffusant les discours que j’ai prononcés lors de différentes Jalsas de l’année dernière dans différents pays. De même, ils diffuseront quelques émissions en direct : j’espère que cela pourra apaiser la soif du spirituel et de la connaissance des membres de la Jama’at. Je vous encourage à suivre les diffusions de ces trois jours à la maison.

Au lieu de rediffuser sur la MTA le rapport de l’année dernière sur les grâces divines reçues par la Jama’at au cours de l’année, je me suis dit que je présenterai le dernier rapport de cette année-ci, afin que cela puisse accroitre la foi des membres de la Jama’at.

Même si l’on n’a pas pu accomplir certaines activités à l’extérieur, en raison de la situation qui a perduré au cours de ces six ou sept derniers mois, par la grâce d’Allah, la Jama’at Ahmadiyya n’a cessé de progresser. Beaucoup de gens m’informent à propos des changements qui se sont opérés en leur personne, notamment dans le domaine de la Tarbiyyah (réforme morale et spirituelle) et leur relation avec la Jama’at. La majorité des gens ont écrit que leur relation et celle de leurs enfants avec la Jama’at se sont améliorées.

En tout cas, tout comme je l’ai dit, généralement je présente un rapport le deuxième jour de la Jalsa. Mais en raison du manque de temps, je ne pouvais pas en présenter une grande partie ou l’intégralité les années précédentes. Cette année-ci, étant donné que l’occasion s’est présentée c’est pour cette raison que j’ai décidé de présenter une partie du rapport lors du sermon du vendredi. Je présenterai une autre partie dimanche après-midi lors d’une diffusion spéciale en direct. Je ne pourrai peut-être pas présenter le rapport complet lors du sermon d’aujourd’hui et le discours d’après-demain, mais je citerai quand même quelques événements aptes à raviver notre foi, Incha Allah.

Avant de présenter ce rapport, je vais proposer quelques dires du Messie Promis (a.s.) qui expliquent, dans une certaine mesure, ces versets que j’ai récités. On y découvre cette annonce claire du Messie Promis (a.s.) notamment que la diffusion du message de l’islam est liée à sa personne en cette période de renaissance de l’islam. En dépit de toute opposition, sa communauté grandira, fleurira et se répandra, selon la promesse de Dieu, Incha Allah.

Le rapport que je présenterai démontrera que ces paroles du Messie Promis (a.s.) ne sont pas des déclarations en l’air, mais qu’il jouit, lui et sa Jama’at, du soutien de Dieu. Aucune force au monde ne pourra arrêter ce progrès.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Environ vingt ans de cela, j’ai reçu ce verset en révélation :

هُوَ الَّذِي أَرْسَلَ رَسُولَهُ بِالْهُدَى وَدِينِ الْحَقِّ لِيُظْهِرَهُ عَلَى الدِّينِ كُلِّهِ

Dieu a suscité son prophète avec la religion de la vérité, afin de faire primer Sa religion dans le monde entier. Dieu m’a expliqué cette révélation, notamment que j’ai été suscité par Dieu, afin qu’Il accorde la primauté à l’islam sur toutes les religions par mon entremise. Sachez qu’il s’agit là d’une prophétie grandiose du Coran ; et les oulémas en quête de la vérité sont unanimes qu’elle s’accomplira par l’entremise du Messie Promis (a.s.). Ainsi, aucun des Awliya’ou des Saints qui m’ont précédé n’ont affirmé que cette prophétie s’appliquait à leur personne. Aucun d’entre eux n’a dit qu’il a reçu une révélation annonçant que ce verset avait été révélé à son propos. Mais en mon temps, Dieu m’a révélé que ce verset s’applique à ma personne et que l’islam aura la prééminence sur les autres religions par mon entremise et à mon époque. »

Ensuite, le Messie Promis (a.s.) explique que l’islam est la vraie religion dont le printemps revient toujours : ses arbres sont verdoyants et offrent des fruits succulents. Aucune autre religion ne détient ces vertus. Si on enlève ces vertus en islam, lui aussi mourra. Mais il n’en est pas ainsi. L’islam est une religion vivante. Allah a prouvé sa véridicité en toute période. Ainsi, en cette époque, Il a établi cette communauté de par sa grâce afin de porter témoignage que cette religion est vivante et afin que la connaissance de Dieu augmente, pour faire naître une certitude à même d’annihiler le péché et l’immoralité et répandre la vertu et la piété. »

Je vais maintenant présenter quelques parties du rapport. Par la grâce d’Allah, en-dehors du Pakistan, 288 nouvelles Jama’ats ont été établies et l’Ahmadiyya a été implanté pour la première fois dans 1040 nouveaux endroits. La Sierra Leone est en tête de liste dans l’établissement de ces nouvelles Jama’ats : 40 nouvelles Jama’ats y ont été implantées. Ensuite vient le Congo-Kinshasa avec 31 ; en troisième position vient le Ghana avec 23 nouvelles Jama’ats. Et il y a toute une liste de pays où l’on a établi 10, 12, 8, 2 ou 3 nouvelles Jama’at dont la Gambie, le Libéria, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Sénégal, la Guinée-Bissau, la Tanzanie, la Guinée-Conakry, le Nigéria, le Togo, Sao-Tomé, le Cameroun, la Turquie, Congo-Brazzaville, l’Ouganda et d’autres pays.

Hamid Ahmad, un Mou’allim de Congo-Kinshasa, déclare : « M. Ousmane, l’imam sunnite d’un village, a entendu notre message sur la radio FM et il est venu nous rencontrer à la mosquée. Il a posé plusieurs questions et nous lui avons offert des réponses satisfaisantes. Nous lui avons aussi offert la traduction en langue swahilie du Coran et d’autres ouvrages de la Jama’at. Après avoir lu ses ouvrages, il a fait la bai’ah et a promis qu’il transmettra le message de la Jama’at dans son village. Par la grâce d’Allah, une Jama’at de vingt personnes sincères a été établie dans son village. »

L’Amir de la Gambie explique : « Au cours du Ramadan, un Mou’allim et le président de la Jama’at avaient organisé un programme de Tabligh (prédication). Pour ce faire, ils se sont rendus dans un village. A la fin du programme, un ancien a déclaré : « Je suis très content de votre arrivée. Car ce travail que vous accomplissez est conforme à la Sounnah du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il avait quitté La Mecque pour se rendre à Médine pour cette cause. » Il s’agit là d’un style africain d’expliquer ces choses.

Il déclare : « Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) s’est rendu à Médine afin de diffuser le message de l’islam. De même, vous êtes sortis et vous prêchez partout le message de l’islam. Ceci est conforme à la Sounnah. C’est là la [bonne] manière de prêcher le message de l’islam. Nous vous accueillons à bras ouverts. Le message de l’Imam Mahdi que vous avez présenté est l’islam véritable. Nous y croyons tous et acceptons Hadrat Mirza Ghulam Ahmad (a.s.) en tant qu’Imam Mahdi dont l’avènement avait été prophétisé par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). »

Par la grâce d’Allah, deux familles, comprenant 19 personnes ont embrassé l’Ahmadiyya dans ce village.

L’Amir du Libéria explique : « Notre missionnaire avait évoqué l’importance des sacrifices financiers dans le cadre du fonds Tahrik-i-Jadid, dans un de ses sermons. Certains musulmans non-ahmadis étaient aussi présents pour la prière. Quand les ahmadis consignaient leurs noms, un individu a présenté 50 dollars libériens et il est parti sans donner plus de détails. On a su [par la suite] qu’il est un habitant du village avoisinant. Lorsqu’il a entendu des incidents sur les sacrifices financiers ainsi que son importance, il a été touché et il a contribué une certaine somme. Notre Mou’allim est parti à sa rencontre et l’en a remercié. Les autres habitants du village se sont réunis autour d’eux. Ils ont été touchés par les explications [du Mou’allim] : l’imam aussi, d’ailleurs. Celui-ci a demandé au Mou’allim de revenir après quelques jours. Il allait réunir deux ou trois villages, afin qu’il puisse leur présenter le message. Notre délégation est partie là-bas le jour convenu : les habitants des trois villages étaient présents. On leur a présenté la doctrine de la Jama’at, son objectif et d’autres détails. Ensuite, il y a eu une longue session de questions et de réponses qui a duré toute la journée. Quand ils ont été satisfaits des réponses, les imams des trois villages et leurs habitants ont embrassé l’Ahmadiyya. Par la grâce d’Allah, des Jama’ats ont été établis dans ces trois villages. »

Le missionnaire du Libéria relate : « Un vendredi nous sommes partis prêcher dans un village. J’étais sur place deux heures avant la prière de Joumou’ah. Après la conversation initiale, nous avons compris que les habitants n’accomplissaient pas la prière de Joumou’ah dans leur mosquée mais se rendaient dans le grand village d’à côté ; deux ou trois membres s’y rendaient. En dépit d’être musulmans, tous les autres habitants du village étaient privés de la prière de Joumou’ah. Quand on leur en a demandé la raison, ils ont déclaré que le grand imam du village principal a dit qu’ils doivent sacrifier trois chèvres avant de pouvoir accomplir la prière de Joumou’ah. Lorsqu’il recevra la viande de ces chèvres, le grand imam pourra choisir un individu pour diriger la prière de Joumou’ah. On a tenté de le convaincre du contraire, en disant qu’il n’y a pas pareille condition en islam. Nous avons expliqué aux habitants du village les bénédictions de la prière de Joumou’ah et que nous leur en ferons profiter sans qu’ils n’aient à sacrifier des chèvres. Étant des gens de village quelque peu superstitieux et manquant de connaissance, ils avaient peur de désobéir au mollah et d’être des pécheurs, et victimes d’un châtiment divin ; c’est ainsi que les mollahs les effraient. En tout cas, lorsque nous avons insisté, ils ont accepté et nous avons accompli la prière de Joumou’ah. Tous les habitants y ont participé. Après la prière, nous avons présenté la Jama’at en détail. Il y a eu une session de questions et de réponses. Étant donné que les gens avaient peur des réprimandes du grand imam, le missionnaire leur a dit : « Si on vous demande pourquoi vous avez accompli la prière de Joumou’ah, demandez à cette personne où il est écrit qu’il faut sacrifier des chèvres avant d’accomplir la prière de Joumou’ah. » Lorsque le mollah a su à ce propos, il a été très fâché. Les membres du village lui ont posé la question : « Où est-il dit qu’il faut sacrifier trois chèvres avant de pouvoir accomplir la prière de Joumou’ah ? » Par la suite, notre missionnaire a enseigné à un des membres du village comment accomplir la prière de Joumou’ah. L’office de la prière du vendredi a désormais lieu régulièrement là-bas et les gens de ce village ont abandonné ce mollah. Ils ont compris que l’islam véritable est celui enseigné par la Jama’at Ahmadiyya et pas celui présenté par les mollahs. La majorité d’entre eux se sont joints à la Jama’at. »

Ces gens-là ont mis en place des innovations étranges au nom de la religion. C’est ainsi qu’ils égarent ceux qui n’ont pas grand connaissance.

Le missionnaire des Philippines relate : « Les musulmans de la région de Saroping sont connus pour leur extrémisme. La Tablighi Jama’at est très active dans la région. Les beaux-parents d’un Mou’allim habitent la région. Lorsqu’il leur a prêché le message de l’Ahmadiyya, ils ont répondu à l’affirmative. Nous avons organisé un programme de Tabligh au niveau national et avons envoyé une équipe de trois Mou’allimines et trois prédicateurs dans la région pour une semaine. Ils ont dû faire face à une certaine opposition de la part des musulmans, comme c’est toujours le cas. Mais en dépit de cela, par la grâce d’Allah, 23 personnes se sont jointes à la Jama’at. »

L’Amir du Sénégal relate : « Notre délégation de prédicateurs est partie dans un village [du pays]. Là-bas, ils ont su qu’il y avait une dispute entre les tidjanes et les mourides. L’imam du village a dit à notre représentant : « Aucun des deux ne suit la vérité. Nous sommes en train d’attendre le véritable Imam. Quand il viendra nous l’accepterons. » Notre délégation a présenté notre message et nous avons répondu à leurs questions. Nous disposions du livre Al-Qawl Al-Sarih de Mawlana Nazir Saheb et la Qa’idah. L’imam a acheté ces deux ouvrages : nous leur avons présenté le message et nous sommes retournés. Deux jours après, l’imam nous a téléphoné et a déclaré : « Nous avons besoin de la traduction du Coran en mandingue. » Nous lui avons envoyé cela. Lorsque notre délégation est partie la deuxième fois, l’imam a déclaré : « L’Ahmadiyya est la religion que nous attendions, car j’ai lu votre ouvrage et votre traduction du Coran dans ma langue. » C’est ainsi que tous les membres du village ont accepté l’Ahmadiyya et qu’on y a établi une Jama’at. On leur a offert la Qa’idah et le Coran afin qu’ils puissent l’apprendre. »

L’Amir du Guatemala relate : « Nous avons présenté le message de l’Ahmadiyya, la toute première fois dans une région située à dix kilomètres de Cobán. Nous y avons fait deux visites pour y transmettre le message aux gens et nous les avons invités pour la Jalsa Salana du Guatemala. Une famille de trois personnes est venue et a participé à la Jalsa. Ils ont embrassé l’Ahmadiyya. C’est ainsi que nous avons établi une Jama’at ici. Cette famille est en train de prêcher le message de l’Ahmadiyya aux autres. »

L’Amir du Sénégal relate : « Nos Mou’allims et Missionnaires animent des émissions radio hebdomadaires d’une heure dans dix localités. On diffuse aussi le sermon du Calife pendant une heure. C’est un très bon moyen pour accomplir le Tabligh. Nous recevons des appels [téléphoniques] et répondons aux questions. C’est ainsi que nous avons pu implanter la Jama’at dans vingt endroits cette année-ci. Les gens se tournent vers l’Ahmadiyya et nous invitent chez eux. »

L’Amir de Kababir écrit : « Par la grâce d’Allah, il y a des ahmadis parmi les habitants du sud de la Palestine cette année-ci. Mais la Jama’at n’y était pas organisée. Par la grâce de Dieu, cela est chose faite cette année-ci. Dans la région d’Al-Khalil [Hébron] se trouvent les tombeaux des Prophètes Abraham, Isaac et Jacob et ceux de leurs épouses. Il s’agit d’une ville historique, et 27 ahmadis y habitent. Nous avons pu y établir la Jama’at. Un ahmadi y a offert une partie de sa maison pour qu’on l’utilise comme mosquée. »

Je vais maintenant vous présenter les détails concernant la construction de nouvelles mosquées et celles que nous avons reçues : elles sont du nombre de 217 par la grâce d’Allah. Nous avons construit 124 nouvelles mosquées et reçu 93 déjà construites, dans les pays suivants : Royaume-Uni, France, Allemagne, Inde, Indonésie, Ghana, Nigéria, Sierra Leone, Bénin, Burkina-Faso, Libéria, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Tanzanie, Ouganda, Mali, Congo-Kinshasa, Cameroun, Sénégal, Guinée-Conakry, Togo, Chad, Zambie, Australie, et d’autres pays encore. Par la grâce d’Allah, nous avons des mosquées dans nombre de pays sur les quatre grands continents.

Nous avons pu bâtir la deuxième mosquée du Guatemala après une période de 31 ans. La première se nomme Bait ul Awwal et avait été construite en 1989. La deuxième, construite après 31 ans dans la région de Cahabon, se nomme la mosquée Nur. Le message de la Jama’at est arrivé dans la région en 2015 : elle est située à 328 kilomètres de notre centre. 70 kilomètres de la route est montagneuse et en terre battue. Elle est vraiment étroite et très dangereuse. La pose de la première pierre de la mosquée a eu lieu décembre 2019. Par la grâce d’Allah et son décret on a goudronné la route et ces soixante-dix kilomètres sont en très bonne condition. D’ailleurs on est en train de l’élargir. Cette mosquée peut accueillir 170 fidèles : elle comprend un minaret de huit mètres et demi. Il s’y trouve un bâtiment de deux étages : au rez-de-chaussée se trouve une bibliothèque et un bureau et au premier étage une résidence. Il s’y trouve aussi une cuisine communale et des sanitaires pour les hommes et les femmes, comme c’est [toujours] le cas pour nos mosquées. Le site est sur un lieu élevé et est visible de loin.

La Jama’at de Kristiansen de la Norvège a acheté une église pour la convertir en mosquée. On avait acheté, en juillet 2017, un bâtiment qui servait de bureau. On y avait commencé à faire la prière et à y tenir des réunions. On avait aussi entamé le projet et dressé le plan pour la construction. Or, quand on a entrepris les démarches auprès des autorités, la population locale s’y est opposée ; les journaux ont relayé cette opposition. Cette situation a duré deux ans. Dans le voisinage se trouvait une église, dont les membres ont tout fait pour empêcher la construction de la mosquée. Mais le décret de Dieu a fait en sorte que les responsables de cette église qui s’opposaient à nous n’arrivent plus à gérer leur lieu de culte ; et ils ont donc décidé de vendre l’église. Ils en ont informé la mairie qui leur a conseillé de contacter la Jama’at Ahmadiyya, qui sera peut-être intéressée. Sur ce, ils ont contacté notre missionnaire, qui m’a envoyé un rapport complet. Suite à mon aval, ils ont acheté l’église pour la convertir en mosquée. Nous avons reçu les clés de l’église le 25 février de cette année-ci par la grâce d’Allah. La mosquée Maryam a été bâtie dans cette même église qui s’opposait à sa construction. Tous, frais administratifs compris on a dépensé dix millions de couronnes norvégiennes sur ce projet.

Nous avons bâti notre première mosquée du Malawi dans le district de Mwala. L’Amir de la Tanzanie explique : « Nous avons gagné la confiance de la population de la région avant la construction de la mosquée et de la résidence du missionnaire. Ils étaient tous très contents de la construction de la mosquée dans leur village. Mais certains fauteurs de trouble ont volé les matériaux de construction ; et suite à l’ordre de la police nous avons cessé les travaux durant quelques jours. Quand ils ont débuté de nouveau, nous avons informé les gens du village à propos de la sévérité de la situation et qu’ils devaient s’unir pour la protection. Nous les avons interpellés afin qu’il n’y ait pas d’autres incidents fâcheux. Ils ont tous accepté le fait que cette mosquée est une bénédiction et qu’ils doivent tous travailler de concert pour sa construction et afin qu’il n’y ait plus d’évènement fâcheux. Par la grâce d’Allah, les membres de la Jama’at ont accru leur contact avec les gens et leur ont présenté le message véritable de l’islam, celui de paix et d’amour. Après la construction de la mosquée environ 450 à 500 personnes étaient présent pour l’ouverture, dont 13 chefs de différentes zones, l’inspecteur de police ainsi que les imams de plusieurs mosquées. Les musulmans non-ahmadis ont déclaré ouvertement qu’on les avait trompés en disant que les ahmadis ne sont pas musulmans et que leurs actes d’adorations sont différents de ceux des musulmans. « En venant ici, non seulement avons-nous compris que vous êtes des musulmans mais que vous encouragez les autres à vivre en paix avec les autres musulmans. » Grâce aux campagnes menées dans la région, plus de mille personnes habitant trois villages ont embrassé l’Ahmadiyya, dont les chefs de plusieurs zones.

Voici les détails concernant la mosquée Bait ul Afiyat du Mexique. Quelques années de cela, on a acheté un bâtiment à Mexico City, la capitale du Mexique. Il s’agit du premier édifice acheté par la Jama’at. Il comprend trois étages. Au rez-de-chaussée se trouve la mosquée, avec des salles de prière pour les hommes et les femmes, une bibliothèque et les bureaux de la Jama’at ; et il y a aussi quelques chambres que l’on peut utiliser comme salles de classe. Au deuxième étage se trouve la résidence du missionnaire. Le troisième étage sera utilisé selon les besoins futurs.

Au Belize et dans d’autres pays des mosquées sont en voie de construction. Les travaux se termineront rapidement, Incha Allah. Celles en voie de construction sont presque complètes. Je n’en ferai pas mention ici.

L’Amir du Mali relate : « La Jama’at de Dima se trouve à trois kilomètres de notre centre à Bamako. Quatre ans de cela, nous avions entamé les travaux de construction d’une mosquée. Vers la fin des travaux, avant la finition et l’érection du minaret, le chef du village nous a demandé de cesser les travaux. En raison de leur hostilité, certaines personnes avaient en fait colporté des mensonges à propos de la Jama’at auprès du maire et du chef. Les travaux ont cessé et pendant trois ans ont a tenté de les compléter. Après trois ans donc, à travers divers contacts et par différents moyens, on a tenté de convaincre le chef. Il en a donné la permission et a loué la Jama’at pour avoir fait montre de patience durant trois ans durant l’arrêt des travaux. Il a déclaré : « Vous auriez pu user de vos contacts pour construire cette mosquée. On avait aussi stoppé les wahhabites mais ils ont eu recours à leurs contacts et ont construit leur mosquée. Vous auriez pu en faire de même. Mais vous avez fait montre d’une grande patience et nous vous en félicitons. » Le chef du village et ses adjoints se sont beaucoup excusés auprès de la Jama’at en disant : « Nous vous accordons cette permission tardivement. À l’unanimité, nous vous demandons de compléter la construction de la mosquée et de commencer à y prier. » Par la grâce d’Allah, on y fait désormais les prières.

L’Amir de la Tanzanie relate : « Par la grâce d’Allah, nous avons construit des mosquées dans deux Jama’ats d’une région. Avant la construction de la mosquée, les oulémas sunnites des villages avoisinants tentaient d’égarer les gens en disant « La Jama’at Ahmadiyya est toute petite et n’a pas les moyens de construire une mosquée ; ils ont construit deux mosquées dans les villages voisins et ne pourront pas en faire davantage. »

Lorsque nous avons entamé la construction de la mosquée dans ce village, ils ont été étonnés et ont dit : « On dirait que ces gens jouissent d’un pouvoir particulier ce qui fait qu’ils ont pu construire une si belle mosquée en si peu de temps. Nous n’avons même pas pu ériger, quant à nous, une tente ici ! »

Ensuite, ils ont commencé à utiliser d’autres subterfuges et à semer la peur des ahmadis, disant notamment : « On doit les éviter, car ils veulent prendre le contrôle de toute la région et bâtir encore plus de mosquées. » Mais les gens ne se sont pas souciés de ces campagnes [mensongères].

Le missionnaire du Burkina-Faso relate : « La mosquée de Kari était en voie de construction et tous les membres de la Jama’at y participaient avec passion. On les avait encouragés à y contribuer financièrement. Un jour, deux femmes âgées sont venues en apportant deux poulets et quelques œufs. Elles ont dit qu’elles n’avaient rien d’autre à offrir comme contribution pour la construction de la mosquée, en vue de participer à cette œuvre louable. Le Mou’allim leur a donné leur reçu. » Ainsi après cent ans, [nous constatons que] les pauvres d’Afrique sont en train de préserver cette tradition établie depuis environ cent ans par les habitants de Qadian. Si l’on observe cela avec l’œil de l’intelligence et qu’on est béni [par Dieu] l’on constatera qu’il ne s’agit que de la vérité. C’est Allah qui inspire les gens à consentir à ces sacrifices.

Ahmad Saheb, le Mou’allim, de la région d’Iringa de la Tanzanie relate : « En avril 2020, j’ai accompagné quelques Khouddam dans un village avoisinant. Nous avons pris la permission des autorités avant d’organiser une conférence sur le Tabligh en public de 13 heures jusqu’à 18 heures. Après la conférence, nous avons invité les questions de l’audience et y avons répondu. Après l’événement une femme de soixante-douze ans nommé Halima est venue nous voir avec un dossier dans la main. Elle a dit : « Je suis musulmane et j’habite ici depuis fort longtemps. Jamais personne n’est venu prêcher le message de l’islam dans ces paragesu’. » En offrant le dossier au Mou’allim elle dit : « Il s’y trouve les titres fonciers de mon terrain de résidence. Quand votre Jama’at sera prête à construire la mosquée vous pourrez le faire sur mon terrain que je vous offre. »

Grâce aux travaux volontaires des membres de la Jama’at, on a entamé les travaux. On a commencé à fabriquer les briques ; et les fils de cette vieille femme participent eux aussi aux travaux. C’est ainsi qu’Allah pousse les gens de bonne nature à venir offrir leur aide.

Madame Zaynab, membre de la Jama’at de Kari du Burkina Faso, relate : « Deux ans après avoir complété ma licence j’ai tenté en vain de passer le concours d’infirmière. Mon mari et moi avons commencé à économiser de l’argent pour que je fasse mes études dans une école privée pour infirmiers. J’ai fait plusieurs concours mais je n’avais pas d’espoir de réussir. Durant ces jours, la Jama’at nous a encouragés à contribuer à la construction de la mosquée de Kari. Nous avons contribué la somme économisée pour mes études et j’ai laissé tomber l’intention de faire mes études pour quelque temps. À peine deux semaines plus tard, j’ai reçu un appel du département de la santé m’informant que j’ai été sélectionnée directement et que l’Etat paiera tous mes frais d’études ! » C’est ainsi qu’Allah accroît la foi des gens.

Par la grâce d’Allah, cette année-ci nous avons 97 missions ou centres de prédication de plus. En tête de liste se trouve le Ghana, suivi des pays suivants : Indonésie, Inde, Sierra Leone, Congo-Kinshasa, Congo-Brazzaville, Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, Mali, l’Australie, Bangladesh, Belize, Canada, Gambie, Guatemala, Guinée-Bissau, Macédoine, Malawi, Norvège, Sao-Tomé, Tonga et Turquie.

Le Mou’allim de la région de Simiyu de la Tanzanie raconte : « Nous avons bâti une mosquée et une résidence cette année-ci dans une Jama’at fondée l’année dernière. Lors de la construction, un prêtre chrétien a demandé : « Pour qui construisez-vous cette maison ? » Quand on lui a expliqué qu’il s’agit de la résidence du Mou’allim, tout étonné il a déclaré : « Il y a six églises chrétiennes dans ce village. La plupart de ces communautés sont présentes ici depuis fort longtemps. Aucune d’entre elles n’a eu la possibilité de bâtir une résidence pour leur prêtre. Vous devez certainement respecter vos leaders religieux et vous appliquez votre devise « Amour pour tous, haine pour personne ». Les autres aussi doivent suivre votre exemple. »

Le Waqar-e-Amal (le travail bénévole) est une des distinctions de la Jama’at Ahmadiyya. Cette année-ci, selon les rapports reçus de 148 pays à propos de la construction des mosquées et des missions, dans 114 pays il y a eu 41,111 sessions de Waqar-e-Amal, grâce auxquels la Jama’at a économisé la somme de 5 213 000 dollars américains. Au vu des dépenses encourues pour la construction d’une mosquée en Afrique, grâce aux économies faites par le bénévolat, Dieu a permis à la Jama’at de bâtir dix mosquées de plus. C’est ainsi qu’Allah béni nos biens.

Les représentants centraux ont entrepris plusieurs tournées dans d’innombrables pays. Les détails sont nombreux à ce sujet. Je laisse cela de côté. Ces tournées ont eu des retombées positives par la grâce d’Allah.

La Raqeem Press est à pied d’œuvre en Afrique sous l’égide de la Raqeem Press du Royaume-Uni. De notre imprimerie de Farnham nous avons imprimé 360 240 ouvrages. Les magazines Mawazanah Al-Mazahib, Al-Nusrat, Maryam et Ismael, deux journaux des Waqafin e Nao, des dépliants, et des fournitures des bureaux de la Jama’at y sont imprimés. Cette année-ci [la Jama’at] a imprimé le Saint Coran avec la police d’écriture dite Manzur ou celle du Yassarnal Qur’an. Ce travail, confié à la Jama’at de Qadian, a duré six ou sept ans, afin qu’on dispose de cette police d’écriture. La Nazarat Isha’at de Qadian a travaillé dessus. Par la grâce d’Allah une édition très belle du Coran a été imprimée avec cette police d’écriture. Les [pages] comportent des bordures coloriées et le volume est très beau. Cette édition est disponible au Royaume-Uni et sa vente est rapide. Je pense que nous allons devoir imprimer la deuxième édition très bientôt. Le volume, le texte, le papier et la reliure sont très beaux. Comme je l’ai dit la police d’écriture utilisée est celle du Yassarnal Qur’an, qu’on a nommé le Khatt-e-Manzur. Il s’agit d’une police d’écriture propre à la Jama’at Ahmadiyya, qui n’est pas disponible ailleurs. Sa lecture est aisée. La Nazarat-e-Isha’at de la Jama’at de l’Inde a beaucoup travaillé dessus. De même, M. Mehmet, un ahmadi de la Turquie, a aidé la Raqeem Press dans le cadre de la publication. On utilisera la même police d’écriture pour les traductions futures du Saint Coran. On est en train de préparer la traduction du Coran du Maulvi Sher Ali Saheb en utilisant la même police d’écriture. Insha Allah on va l’envoyer à l’imprimerie bientôt. On utilisera aussi cette même police pour la traduction littérale de Mir Ishaq Saheb : ce travail est en cours.

Autant qu’on nous a empêchés au Pakistan de publier ou de lire le Coran, autant Allah est en train de nous ouvrir de nouvelles voies. Huit imprimeries africaines, au Ghana, au Nigéria, au Tanzanie, en Sierra Leone, en Côte d’Ivoire, en Gambie, au Burkina-Faso et au Bénin travaillent sous l’égide de la Raqeem Press du Royaume-Uni. On a fourni à ces imprimeries les équipements nécessaires. Elles ont imprimé plus de 612 000 livres. En sus de cela, elles impriment des magazines, des journaux et des dépliants au nombre de 9 450 000. Au cours de cette période, notre imprimerie en Gambie a imprimé pour le département de la santé gambienne des dépliants et des affiches sur la prévention contre l’épidémie Covid-19 en sus des travaux privés. Ce travail a été confié par l’état gambien. Étant donné que les autres imprimeries étaient fermées, l’Etat nous a contactés et demandé de les imprimer. Nous lui avons fourni l’aide nécessaire. D’après la Wakalat-e-Isha’at, selon les rapports reçus de 93 pays, 407 livres, dépliants ont été imprimés en 42 langues au nombre de 4 256 659. La liste de ces pays est très longue. Quatre-vingt-quatorze journaux et magazines d’information et d’éducation ont été imprimés en 29 langues dans le monde. La liste est en effet longue.

Selon le rapport de la Wakalat-e-Isha’at-Tarsil, un autre département, plus de 199 000 livres en 24 langues ont été envoyés dans différents pays. En sus de cela 6 387 000 copies de 709 différents livres et dépliants ont été distribués gratuitement. Des centaines de milliers de personnes ont reçu le message par leur entremise.

Selon la Wakalat-e-Tasnif du Royaume-Uni, la révision de la traduction du Coran en langue italienne a été complétée cette année-ci. Elle a été envoyée à l’imprimerie. Onze volumes du Sahih d’Al-Boukhari accompagné de sa traduction et de commentaires ont été préparés. La traduction anglaise d’I’jaz-e-Ahmadi, un livre du Messie Promis (a.s.) a été imprimée. La traduction des ouvrages Itmam-e-Hujjat et Jang-e-Muqaddas a été complétée. Incha Allah, ces ouvrages seront envoyés à l’imprimerie bientôt.

En sus du dixième volume du Ruhani Khazain, les autres 22 volumes seront bientôt imprimés au Royaume-Uni. Le dixième volume sera donc bientôt imprimé et nous espérons que tous les vingt-trois volumes le seront aussi. Selon les rapports reçus de 36 pays, entre l’an 2019 et 2020, 154 livres et dépliants en 33 langues ont été publiés. Ces langues sont : l’anglais, l’espagnol, le letton, le luganda, le persan, l’allemand, le birman, le français, l’osa, l’arabe, le swahili, l’indonésien, l’ourdou, le chinois, le burundais, le mandingue, le macédonien, le tongien, le portugais, l’hébreu, le néerlandais, le croate, le peul, le bemba, le lusi, l’Albanais, le russe, le bengali, le yoruba, le wolof, le nyanja, le thaï et le norvégien.

Sergei Dimitri de l’Ukraine était présent pour la Jalsa Salana l’année dernière. Il n’était pas ahmadi mais avait participé à la Bai’ah Internationale et avait prêté allégeance. Il est commentateur et un expert en religion. Lors de notre rencontre, je l’avais encouragé à lire l’ouvrage « La philosophie des enseignements de l’islam » et d’envoyer ses commentaires à ce propos. Il déclare : « De retour chez moi, j’ai lu ce livre. J’ai complété sa lecture. J’en ai déduit que Mirza Ghulam de Qadian n’était pas uniquement un leader spirituel mais un grand érudit du savoir religieux. J’ai commenté sur de nombreux ouvrages au cours de ma vie, cependant je n’ai jamais ressenti que j’avais découvert de nouveaux points grâce à ces livres. Or, j’ai beaucoup appris de l’ouvrage « La philosophie des enseignements de l’islam ». Je ne commente pas sur ce livre du point de vue intellectuel mais de tout mon cœur et mon âme. Le Messie Promis (a.s.) a mis beaucoup d’accent sur le renouveau de l’islam et du peuple de l’islam. Sans nul doute, la réforme d’une religion est une tâche très importante. Le Moyen-âge nous apprend qu’avant la réforme en Europe, la foi et la conviction chrétiennes y faisaient face à une crise majeure. Tant que le Messie Promis (a.s.) n’avait pas été suscité, l’islam était dans le même état. J’ai apprécié la partie où il a expliqué l’état naturel et moral. Il est très important pour nous de comprendre les principes de notre création et son importance, et de les respecter. De même, nous devons comprendre les principes de notre moralité et ses fondamentaux. Nous oublions souvent que les moyens visant à éloigner l’homme de la vérité ont pris de l’ampleur durant ces jours. C’est pour cette raison qu’il faut nous soucier davantage de la création divine. Quand j’ai lu ce livre, je me suis rappelé des paroles du Calife qui a dissipé dans son discours les malentendus à propos de l’islam et qui a aussi réformé sa Jama’at. Quand chacun des nôtres réformera les membres de sa famille, son environnement et son pays, c’est là que nous pourrons réformer l’état spirituel du monde. En commentant sur l’état naturel et moral de l’homme, Mirza Ghulam Ahmad de Qadian a ouvert un nouveau chapitre dans le domaine du savoir religieux. Selon moi, il est le premier à avoir utilisé ces termes et il l’a expliqué d’une très belle manière. J’ai tiré grand plaisir de la lecture de cet ouvrage en tant qu’expert en connaissance religieuse et en tant que philosophe. Je propose à la Jama’at Ahmadiyya de publier cet ouvrage en grand nombre et de le faire traduire en différentes langues afin qu’un plus grand nombre de personnes puisse connaître davantage à propos de la religion, de la foi et de la vérité. »

Un professeur du Népal a reçu en cadeau mon recueil de discours nommé « La crise mondiale et la voie vers la paix ». Il a commenté : « Cet ouvrage décrit bien la situation contemporaine. » Il avait surligné plusieurs paragraphes de cet ouvrage et il a déclaré à ce propos : « Je souhaitais mettre l’accent sur ces paragraphes, car il est très important de faire connaître ces points au monde entier. Il s’y trouve des principes d’or pour le monde entier dans ce livre. Ce livre est très bon et je l’offrirai aussi à mes amis. »

Le docteur Govinda du Népal relate : « J’ai lu ce livre. Vu que les médias font mauvaise presse des musulmans, le fait qu’un leader musulman fasse des efforts pour établir la paix dans le monde, est, pour un non-musulman, un fait des plus étonnants. Il existe 73 communautés au sein de l’islam et il existe de l’inimitié politique et religieuse contre Israël : il est courageux de la part d’un leader musulman d’écrire au premier ministre de ce pays et au premier ministre de l’Iran. Cela m’a profondément touché. Il déclare : « Ce livre, « La crise mondiale et la voie vers la paix », permettra aux non-musulmans de comprendre le message de paix de l’islam. La Jama’at Ahmadiya, comparée aux autres communautés islamiques, présente ses points de vue sur la paix. Selon l’Ahmadiyya, c’est en suivant les préceptes du Saint Coran que l’on pourra établir la paix dans le monde. C’est là une certitude. »

Une personne est venue visiter le stand d’exposition de livres au Népal. Lorsqu’elle a vu ce livre, elle a dit : « Cette question, Pourquoi et quand l’Islam autorise-t-il la guerre ?, est une question cruciale, à laquelle je recherchais une réponse depuis très longtemps, et aujourd’hui j’ai enfin obtenu une réponse. »

À Jharkhand, en Inde, lors d’un salon du livre, un visiteur qui avait une opinion très négative sur l’islam, est venu visiter notre stand. Dès qu’il est venu, il a commencé à soulever diverses objections à l’encontre de l’islam et du Saint Prophète (s.a.w.). Il avait lu l’ensemble des livres des opposants de l’islam, et c’est pour cette raison qu’il soulevait toutes ces objections. Lorsqu’on lui a présenté le véritable message de l’islam, il a été très impressionné, et a dit : « Jusqu’à ce jour, je ne connaissais pas le véritable Islam, maintenant je vais lire l’ensemble de vos ouvrages. » On lui a offert des livres, dont « La crise mondiale ». Le lendemain, cet homme est revenu et a dit : « J’ai lu une partie du livre Pathway to peace (Le chemin de la paix), que j’ai très appréciée, et cela a répondu à bon nombre de mes objections. » Cet homme est maintenant continuellement en contact [avec la Jama’at].

Le missionnaire de Kiribati écrit : « Les autochtones pensent que les musulmans sont toujours prêts à tuer les autres, bien que désormais de nombreuses personnes savent que c’est une croyance erronée ; au point qu’on a reproché au président de la république d’avoir laissé entrer des musulmans dans le pays, et on lui a demandé de les expulser. Il a répondu qu’il avait lu le Coran, que l’islam est une religion de paix, et qu’il ne va jamais les expulser. Alhamdoulillah, au cours de quelques rencontres avec le président de la république, on lui a présenté le véritable message de l’islam. Aujourd’hui, il n’y a que la communauté Ahmadiyya qui propage les enseignements de l’islam dans ce pays. »

Lors d’une tournée dans la région de Shiyanga (Tanzanie), le missionnaire régional a rencontré le dirigeant local qui était une personne raisonnée et intelligente, mais athée. Il écrit : « Je lui ai présenté l’importance de reconnaître Dieu et de la nécessité de la religion. Au cours de la discussion, il m’a dit : « J’occupe un poste honorable dans la société, j’ai deux femmes, des enfants, j’ai une belle vie, et ce sans croire en Dieu… pourquoi aurais-je donc besoin de croire en Dieu ou en une religion ? » » Le missionnaire lui a donné des arguments présentés par le Mousleh Maw’oud au sujet de l’existence de Dieu. Ces deux livres du Mousleh Maw’oud sont excellents, il faut que tout ahmadi les lise également. Après avoir entendu les arguments, il a dit : « Je souhaite accepter l’islam Ahmadiyya. » Le missionnaire a répondu : « Il y a quelques instants vous niiez la nécessité d’une religion, et maintenant vous êtes prêt à accepter l’islam Ahmadiyya ? » Il a répondu : « Après vous avoir écouté, mon cœur est convaincu. Si une religion présente une telle image de Dieu, alors il faut absolument qu’on l’accepte. » On lui a présenté les conditions de la Bai’ah, et suite à cela il a rejoint la communauté Ahmadiyya avec ses huit enfants. Par la grâce d’Allah, il vient régulièrement à la prière du vendredi et il est régulièrement en contact avec la communauté.

Un plan a été lancé pour la distribution de tracts dans 111 pays. En tout, 9 357 000 ont été distribués, ce qui a permis de transmettre le message à près de 22 700 000 personnes. L’Allemagne est le pays où le plus de tracts ont été distribués, avec un total de 2 500 000, ensuite il y a le Royaume-Uni avec 1 300 000, l’Australie avec 800 000, les Pays-Bas avec 400 000, la France avec 300 000, le Canada avec 300 000, de même il y a d’autres pays où plusieurs centaines de milliers de tracts ont été distribués.

En Afrique, c’est en Tanzanie que le plus de tracts ont été distribués avec un total d’environ 2 000 000, ensuite il y a le Bénin avec un total similaire, puis il y a le Burkina Faso, le Niger, le Nigéria, Congo-Kinshasa et d’autres pays. En Inde, plus de 446 000 tracts ont été distribués.

Le Mou’allim de la région de Mara en Tanzanie écrit : « Trois jeunes hommes d’un village ont téléphoné après avoir lu un tract de la communauté, et ont fait part de leur volonté d’en apprendre davantage au sujet de la communauté. Après avoir discuté à plusieurs reprises, ils ont fait la Bai’ah avec leur famille, et ont commencé à prêcher dans leur village. L’un des jeunes est également le chef du village. Par la grâce d’Allah, le message de l’Ahmadiyya s’y répand très rapidement, et jusqu’à maintenant 82 personnes ont fait la Bai’ah dans ce village. Au cours des prêches il y a également de l’opposition. Un jour un Maulvi de la Jama’at Ansar As-Souna est venu et il a commencé à tenir des propos indécents à l’égard de la communauté devant les gens. Mais ces derniers l’ont eux-mêmes fait taire en lui disant que faire autant de bruit n’est pas digne d’un représentant religieux. Ensuite, il a été invité à débattre et à entendre les enseignements de l’Ahmadiyya. Lorsqu’il n’avait aucune réponse aux arguments il en est venu aux injures. Impressionné par les enseignements pacifiques de la communauté Ahmadiyya, et par cette scène, une personne âgée a offert un terrain à la communauté pour faire la prière du vendredi et pour les prières en congrégation. De plus, de nombreux enfants non-ahmadis participent à nos cours d’éducation. » L’opposition ouvre en effet des portes pour le Tabligh.

Un président d’une communauté locale de France écrit : « Nous étions en train de distribuer des tracts dans le centre-ville de Toulouse. Une femme d’âge moyenne et souriante est venue et a dit : « Vous m’avez donné des dépliants au sujet de l’amour pour la patrie et le voile, je les ai lus, et je les ai beaucoup appréciés. Aujourd’hui nous avons grandement besoin de ces enseignements. » Elle nous a également demandé combien nous étions rémunérés ; lorsque nous l’avons informé que nous faisons cela bénévolement dans la voie d’Allah, elle a été grandement impressionnée. »

Voici le rapport sur les expositions et salons du livre.

Des expositions sur le Saint Coran et des livres de la communauté ont été organisées. Selon les rapports reçus, à travers 7540 expositions, le message de l’islam a été transmis à près de 343 000 personnes. Cette année 1580 Coran traduits dans diverses langues ont été offerts à des invités. De plus, à travers ces plus de 5000 expositions et salons du livre, le message a été transmis à plus de 734 000 personnes.

Le missionnaire de la Lettonie écrit : « Une personne très âgée est venue visiter notre exposition, où il y avait un écran où des messages défilaient avec la photo du Calife. Il y avait entre autres des messages islamiques ; sur l’un d’eux elle a lu certains de mes messages, et à chaque message, en le pointant du doigt elle nous disait en russe que ce message est sublime, et tout à fait véridique. Deux autres femmes sont venues ; elles ont acheté des livres traduits, dont l’Introduction à l’étude du Saint Coran et d’autres livres, et elles ont grandement apprécié le travail que nous faisions. »

En décembre 2019, le département Nour-ul-Islam de l’Inde avait participé à un salon du livre, auquel un grand savant religieux hindou, Monsieur Jahria, avait participé. Il a une très grande connaissance religieuse et dirige également une école. Il est venu (au stand), il est resté quelques instants et après quelques minutes il a soulevé des objections contre l’islam, et a dit que le Coran et l’islam ordonnent de tuer tous les non-musulmans. On lui a répondu que le Saint Coran se trouvait devant lui, et il lui a été demandé de montrer à quel endroit ce commandement figurait. Il a répondu : « J’ai lu le Saint Coran dans son intégralité, et à un endroit on trouve ce commandement, mais je ne sais pas où précisément. » Les enseignements du Saint Coran, l’enseignement de bienveillance de l’islam à l’égard des non-musulmans, et ainsi que la pratique du Saint Prophète (s.a.w.) lui ont été présentés. Après avoir écouté les enseignements de l’islam pendant quelques instants, il a dit : « Je souhaite m’asseoir dans l’enceinte du stand afin d’avoir plus de renseignements au sujet de l’islam et du Saint Coran. Pendant près de deux heures, nous lui avons fourni des réponses convaincantes à l’ensemble de ses questions et objections. Il a ensuite dit : « Jusqu’à ce jour, je n’ai jamais entendu de réponses aussi convaincantes. Je suis parti à la rencontre de nombreux savants afin d’apprendre au sujet de l’islam, et j’ai beaucoup voyagé, mais les réponses que j’obtenais de ces érudits ajoutaient encore plus à la haine que j’avais pour l’islam et le Coran, au lieu de faire naître des sentiments d’acceptation. Tant de haine s’était accumulée en moi que j’ai décidé de lancer une chaîne de télévision contre l’islam. J’ai donc commencé à œuvrer dans cette voie, et j’enregistrais régulièrement des émissions. Mais vous avez totalement changé mon opinion. » Il a été grandement impressionné, et en partant il a promis qu’il ne dirait plus un mot contre l’islam ou le Coran, et qu’il ne diffuserait pas les émissions qu’il avait enregistrées jusqu’à ce jour contre l’islam et le Coran. Il a ajouté : « Au contraire, je présenterai les enseignements de l’islam. »

En présentant le véritable Islam, la communauté Ahmadiyya convainc même les ennemis que les enseignements de l’islam sont merveilleux. Elle présente le véritable statut du Saint Prophète (s.a.w.) et sa véritable pratique. Tandis que ces soi-disant savants, qui se considèrent comme les représentants de l’islam, éloignent les autres de l’islam et du Coran et ensuite ils s’opposent à nous.

Durant le salon du livre d’Agra, le journal local Agar Bharat a publié un article au sujet de notre stand. Nous avons discuté avec [le journaliste] et il a fait part de l’état de l’Oummah (le peuple de l’islam). Lorsqu’on lui a présenté les services rendus à l’islam par la communauté Ahmadiyya, il a été très impressionné, et il a promis qu’il nous aidera de son mieux dans cette voie. Grâce à ses contacts, il nous a également aidé à diffuser notre message sur trois chaînes d’information, ce qui a permis de transmettre le message à des centaines de milliers de personnes.

Lors du salon de livres d’Assam, on a présenté la communauté à Aftab Ahmad Chaudhary, qui détient un doctorat et qui est également Hafiz-e-Qur’an (personne ayant mémorisée le Saint Coran dans son intégralité). On a eu une longue discussion avec lui lors de laquelle on lui a présenté la croyance de la communauté au sujet de la mort de Jésus (a.s.) et on lui a prouvé le décès de Jésus (a.s.) à partir du Saint Coran. Il a répondu : « Certes, je suis Hafiz-e-Qur’an, mais je n’avais jamais fait attention à cela. Vous m’avez ouvert les yeux. J’écris également des articles dans les journaux : je vais maintenant Incha Allah publier tous ces versets avec les références dans les journaux, même si tous les musulmans d’Assam s’opposent à moi. »

Lors du symposium pour la paix, organisé en Suisse, un prêtre prénommé Michel Fischer, qui dirige une association caritative, a été récompensé par la communauté. Il a dit : « Je remercie la communauté Ahmadiyya de tout cœur. Je suis étonné de voir qu’une communauté musulmane récompense une organisation chrétienne pour ses œuvres caritatives. Cela montre que vous ne vous contentez pas uniquement de parler que de paix, mais vous montrez en pratique comment établir la paix. On reconnaît un arbre à ses fruits, et vos fruits sont ces conférences pour la paix. »

Le missionnaire en chef de la Zambie écrit : « Des personnes occupant différents postes ont participé au symposium pour la paix, parmi lesquelles il y avait des policiers, des juges de tribunaux locaux, des prêtres et représentants de différentes églises. Il y avait également des enseignants, des représentants des médias locaux, des représentants des membres parlementaires, et des représentants des mosquées non-ahmadies locales. Le pasteur d’une église a partagé : « Nous pensions organiser un événement semblable depuis un long moment, mais la communauté Ahmadiyya nous a devancés en organisant celui-ci. »

Lors du symposium pour la paix organisée à Chandigarh, on a présenté l’Ahmadiyya à un Afghan prénommé Obaidullah. On l’a informé au sujet du Messie Promis (a.s.), et sur le fait qu’il s’était proclamé Messie Promis et Mahdi, et dont la venue a été prophétisée par le Saint Prophète (s.a.w.). On lui a également enjoint de réfléchir sur tout cela et de se demander si la situation actuelle ne nécessitait pas la venue d’un Mahdi. Il a rougi et a commencé à trembler, et il a demandé à plusieurs reprises : Est-ce vrai que le Messie est arrivé ? Par la suite, on lui a présenté la considération que le Messie Promis (a.s.) a démontré pour le Saint Prophète (s.a.w.) dans ses paroles. En les entendant, il fut pris d’émotion, et il a embrassé le front de notre ami ahmadi, en disant : « Ceci est vraiment le véritable enseignement de l’islam que vous présentez au monde. »

Le président national de la communauté de Finlande écrit : « Un ambassadeur et diplomate des affaires étrangères a participé à notre symposium pour la paix. Il avait également servi comme ambassadeur de la Finlande au Pakistan. Il a dit : « Je suis véritablement ravi de participer à ce noble événement. Je suis resté au Pakistan, à Islamabad, de 1995 à 1998. J’y ai dirigé l’ambassade de la Finlande. J’ai de très bons souvenirs de cette période. Moi-même et les membres de ma famille comptons parmi nos amis très proches des membres distingués appartenant à la communauté Ahmadiyya. Les ahmadis ont joué un rôle clé dans ce pays et même au-delà de ses frontières dans le domaine éducationnel ainsi que pour le bien de la société. Lorsque les Britanniques ont colonisé le sous-continent indien, de nombreux citoyens célèbres et soldats du Royaume étaient des membres de la communauté Ahmadiyya. » Il a ajouté : « J’ai également voyagé en Italie, j’ai visité l’académie mondiale des sciences de Trieste fondée par le scientifique pakistanais Abdus Salam, et qui était le premier scientifique musulman à obtenir le prix Nobel. Cette nouvelle a été largement partagée dans les journaux, à la radio et à la télévision, il a obtenu un grand honneur, mais très rapidement lorsque les gens ont appris qu’il était ahmadi, tous les compliments et diffusions se sont arrêtés. En 1996, lorsqu’il est décédé, il a été enterré à Rabwah une ville du Pendjab. De façon honteuse, le mot « musulman » a été effacé de sa pierre tombale. »

Il a ensuite parlé de la persécution. Aujourd’hui les livres d’histoire au Pakistan sont en train d’être modifiés. La véritable histoire est effacée de la mémoire des enfants. Peu importe nos réactions, les personnes éduquées de ce monde connaissent les services que la communauté Ahmadiyya a rendus au Pakistan, et les persécutions dont elle est la cible aujourd’hui. Les personnes qui s’opposaient à la création du Pakistan, sont en train d’essayer d’en devenir ses soi-disant fondateurs. Tous les ahmadis du Pakistan sont fidèles envers leur pays ; ils l’étaient et le seront toujours, Incha Allah. Nous avons espoir que ces tentatives des opposants seront, Incha Allah, vaines, et l’aide divine nous accompagnera, Incha Allah ; et elle nous accompagne aussi aujourd’hui.

Les opposants pensaient que tous ces efforts qu’ils ont entrepris auraient été suffisants pour anéantir la communauté. Mais Allah le Très-Haut a protégé la communauté.

Ces récits que j’ai relatés dans ce rapport ne représentent qu’une partie de celui-ci. Comme je l’ai mentionné, ce rapport est habituellement présenté lors de la deuxième journée de la Jalsa Salana. Comme cette année la Jalsa Salana ne peut avoir lieu, j’ai donc pensé à présenter ce rapport en deux parties. Incha Allah, le dimanche après-midi à 16h, je présenterai le reste du rapport devant un petit rassemblement, de quelques personnes, à l’image de la Jalsa Salana, depuis la salle ici. Le monde entier pourra l’écouter à travers la MTA. Je présenterai les grâces qu’Allah le Très-Haut a répandues sur la communauté au cours de l’année qui vient de s’écouler. J’ai dû enlever de nombreux récits et points de ce rapport : je présenterai le reste dimanche, Incha Allah.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication du texte de ce sermon)

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