Sermon du : 15.07.2016 prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Devoirs et responsabilités des titulaires de postes

Quelque temps de cela je disais dans un sermon que cette année-ci [se dérouleront] les élections des titulaires de poste au sein de la djama’at. Ces élections ont eu lieu dans la plupart des djama’at tant au niveau [national] qu’au niveau local et les nouveaux responsables ont pris leurs charges. Dans certains endroits de nouveaux Amirs, présidents et responsables ont pris leurs fonctions et ailleurs les mêmes responsables ont été réélus. Les nouveaux venus doivent remercier Dieu pour les avoir choisis afin de servir la djama’at. Ils doivent aussi se prosterner devant Dieu en toute humilité et implorer Son aide, afin qu’Il leur permette de respecter les engagements qu’Il leur a confiés.

De même, les [anciens] responsables réélus doivent, d’une part, remercier Allah pour avoir eu l’occasion de servir de nouveau la djama’at, et d’autre part ils doivent L’implorer en toute humilité, afin qu’Il leur accorde la possibilité d’assumer, au mieux de leurs aptitudes, leurs responsabilités.

Ils doivent d’ailleurs demander à Allah de pardonner leurs manquements, leurs paresses et leurs négligences du passé, en raison desquels ils n’ont pas tenu leurs engagements.

[Ils doivent] prier pour qu’Allah les en débarrasse au cours des trois prochaines années et qu’Il leur accorde la possibilité de respecter leurs engagements.

Servir la djama’at n’est point chose ordinaire : il ne faut pas prendre cette responsabilité à la légère. Chacun d’entre nous – titulaire de poste ou ahmadi ordinaire – avons promis de préférer la foi à ce monde. Ainsi, le responsable qui accepte de servir doit, plus que les autres, respecter ses engagements.

Allah, en maints versets du Saint Coran, évoque l’importance du respect des engagements. C’est là une injonction qu’il ne faut point oublier.

Allah évoque, en ces termes, un signe des véridiques et de ceux qui marchent sur les voies de la Taqwa :

وَالْمُوفُونَ بِعَهْدِهِمْ إِذَا عَاهَدُوا

c’est-à-dire, ceux qui respectent leurs engagements. (2 : 178). C’est une distinction fondamentale de ceux qui, en particulier, assument des responsabilités au sein de la djama’at. Ils doivent constamment se cramponner à la vérité et rehausser le niveau de leur Taqwa. Si le niveau de leur véridicité s’abaisse, ne serait-ce d’un cran, si leur niveau de Taqwa n’est pas un exemple pour un ahmadi ordinaire, en ce cas ils négligent leurs engagements et leurs obligations.

Les Amirs et les présidents doivent, en premiers, servir d’exemples aux membres de leurs comités et à ceux de la djama’at. Les secrétaires de la Tarbiyyah ont pour tâche la réforme morale et spirituelle de la djama’at. Ils y réussiront quand ils serviront d’exemple [pour autrui]. Celui qui en est responsable et qui prodigue des conseils à autrui doit, en premier, mettre ces conseils [en pratique.]

Les secrétaires du département de la Tarbiyyah doivent servir d’exemples aux membres de la djama’at, car la tâche de la réforme morale et spirituelle de la djama’at leur incombe. Comme que je l’ai souligné en de nombreuses occasions, si le département de la Tarbiyyah est actif, la tâche des autres départements s’accomplira automatiquement. Autant le niveau moral et spirituel des membres de la djama’at sera élevé, autant la tâche des autres départements qu’il s’agisse des finances, des affaires générales, du Tabligh ou de la Qada sera plus facile.

Dans la plupart des réunions que je tiens avec les membres des comités centraux en différents lieux, [je leur explique que] la réforme morale et spirituelle débute à la maison, mais pas uniquement dans celle du secrétaire Tarbiyyah. [Cela concerne] les foyers de chaque membre du comité qui, en premiers, doivent effectuer leur réforme. Quand ils mettent sur pied un programme, l’Amir ou le président de la djama’at ainsi que le secrétaire de la Tarbiyyah doivent s’assurer que les membres du comité l’exécutent en premiers. Les membres du comité respectent-ils l’ordre principal de Dieu et le but même de la création de l’homme ? S’ils ne le font pas, ils sont dénués de Taqwa. L’adoration d’Allah est Son droit le plus important. Pour ce faire, les hommes ont reçu l’ordre d’être assidus dans leur Salat, notamment l’accomplir en congrégation. Ainsi les Amirs, les présidents et les titulaires de postes doivent être assidus dans leurs Salats en les protégeant et en s’évertuant à les accomplir en congrégation. D’une part, nos mosquées et nos centres de prières seront remplis et d’autre part [ces responsables] profiteront des faveurs divines. Ils effectueront la réforme morale et spirituelle des membres de la djama’at par leurs exemples. Ils mériteront ainsi les faveurs divines, leurs tâches seront encore plus aisées et ils ne se contenteront pas de prononcer des discours. Les responsables doivent s’examiner en premiers, et voir jusqu’à quel point leurs paroles sont conformes à leurs actions car Allah déclare :

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آَمَنُوا لِمَ تَقُولُونَ مَا لَا تَفْعَلُونَ

« Ô vous qui croyez ! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ? » (61 : 3)

Le Messie Promis (a.s.) dit à ce sujet : « Ce verset [nous] révèle qu’il existait en ce monde ceux qui enjoignaient [aux autres] de faire ce qu’ils ne faisaient pas. Il en existe encore et il y en aura [d’autres] à l’avenir. Écoutez ces paroles et souvenez-vous en : les propos de l’homme sont sans effets s’ils ne sortent pas d’un cœur sincère et s’ils ne sont pas accompagnés de la force agissante. […] De vains discours et de grandes paroles ne servent à rien sans actions. Les paroles n’ont aucune valeur aux yeux d’Allah. »

En accord à cette injonction divine, le Messie Promis (a.s.) nous explique qu’il ne doit y avoir de contradictions entre nos actions et nos paroles. Nos responsables doivent, plus que n’importe qui, s’analyser à la lumière de ce conseil.

S’il n’y a pas de mosquée ou de centre [de prière] dans un lieu où résident quelques familles [d’Ahmadis] l’on pourra organiser les Salats [en congrégation] dans une maison. Ce n’est point une tâche difficile dans la pratique. Nombre d’Ahmadis – qui n’ont d’ailleurs aucune responsabilité [au sein de la djama’at] et ne sont membres d’aucun comité – réunissent les Ahmadis de leur voisinage chez eux afin d’accomplir la prière en congrégation.

Tout est possible quand on est conscient [de l’importance de la Salat en congrégation]. D’ailleurs tous nos responsables doivent en être conscients sinon ils ne s’acquitteront pas de leurs obligations enjointes en maints endroits dans le Saint Coran. Un des signes d’un véritable croyant, évoqué par Allah, est qu’il s’acquitte de ses devoirs et de ses engagements. Il les surveille et se demande s’il ne manque pas à ses obligations et à sa promesse de servir [la communauté], car, ce n’est point une charge ordinaire. Allah déclare dans le Saint Coran :

إِنَّ الْعَهْدَ كَانَ مَسْئُولًا

[Tôt ou tard] l’on sera questionné quant à ses engagements.

Le culte d’Allah est une [obligation] fondamentale : c’est le but même de la création de l’homme. C’est un devoir que nous devons respecter : personne, encore moins un responsable et un véritable croyant, ne doit être paresseux à cet égard. Les titulaires de postes doivent être particulièrement vigilants quant aux droits d’autrui et leur comportement à l’égard des membres de la djama’at.

L’on ne confie pas à aucun titulaire une fonction pour qu’il fasse le chef. Le concept de la responsabilité est tout à fait différent en Islam. Et le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) nous l’a expliqué en ces termes : « Le chef de la nation est au service de celle-ci. »

S’acquitter de ses obligations envers autrui en tant que titulaire de poste signifie se mettre au service du peuple. Ceci sera possible lorsqu’on sera imbu d’un esprit de sacrifice, humble et beaucoup plus patient que les autres. Les titulaires de postes doivent, en certains cas, écouter des paroles [amères] : qu’ils le fassent patiemment. Chaque responsable est à même de jauger le seuil de sa tolérance et de son humilité. Dans certains cas, des responsables n’affichent aucune tolérance. Si leur interlocuteur se comporte grossièrement, ils en font de même. Être un malotru pour un homme ordinaire lui importera peu : on dira de lui qu’il est un grossier personnage. Or, si un responsable lâche des grossièretés cela portera atteinte à son honneur et sa dignité tout en affectant les membres de la djama’at. [Pareil comportement abaissera] le niveau que le Messie Promis (a.s.) désirait que sa djama’at atteigne. Un seul [mauvais] exemple de ce genre suffira pour ternir l’image de la djama’at. L’on trouve pareils exemples en certains lieux. Certains se disputent à la mosquée laissant un très mauvais effet sur les enfants et les jeunes.

Quelles sont les attentes d’Allah à notre égard et en quels termes évoque-t-Il ceux qui consentent à des sacrifices. Il déclare dans un verset:

وَيُؤْثِرُونَ عَلَى أَنْفُسِهِمْ

notamment que le croyant préfère son frère dans la foi à sa propre personne. C’est l’exemple laissé par les Ansar dans leur traitement à l’égard des Muhajirine. D’ailleurs, ils nous servent de modèles. Or, loin de préférer autrui à sa propre personne, dans certains cas, on lui refuse son droit légitime. Parfois les responsables envoient des rapports au centre en faisant preuve d’une grande négligence sans mener, au préalable, une enquête approfondie. Parfois ils laissent traîner la demande d’aide d’un nécessiteux qui souffre parce qu’il n’a pas reçu d’aide à temps. Certains responsables se disent aussi occupés, d’autres n’ont pas d’excuses car ils sont tout simplement négligents. Or leurs priorités changent si l’affaire concerne leurs personnes ou un de leurs proches. L’esprit de service et de sacrifice, ainsi que [la responsabilité de] s’acquitter pleinement de ses obligations, exigent que l’on aide autrui en se préoccupant [de son cas.]. Quand on sera imbu d’un esprit de sacrifice et quand on considérera la souffrance d’autrui comme la sienne, le niveau de sacrifice des membres de la djama’at s’accroîtra. On respectera les droits d’autrui au lieu de les usurper. Nous disons aux autres que la paix dans le monde dépend du respect des droits d’autrui ainsi que d’un sens de sacrifice et pas de l’usurpation des droits. Or, nous attirerons sur nous la colère divine si nous ne respectons pas [en premiers] cette norme.

L’humilité est une autre qualité exigée des responsables. Les serviteurs d’Ar-Rahmane marchent sur terre en toute humilité : c’est une de leurs distinctions évoquées par Allah. Nos responsables doivent être de grands exemples à cet égard. Autant l’on occupe un poste important, autant l’on doit être humble à l’égard d’autrui. C’est en cela que réside la grandeur. Les gens remarquent et ressentent [les effets] du comportement des responsables.

Certains m’écrivent parfois : « Tel responsable agissait de telle manière à mon égard. Or aujourd’hui je suis très heureux : non seulement m’a-t-il salué, mais il m’a aussi demandé mon état de santé. Il m’a traité avec grande courtoisie et je suis très content de son comportement. Cela a démontré sa grandeur d’âme. »

La majorité des membres de la djama’at sont ravis de la gentillesse et de l’affection des responsables et sont ainsi prêts à consentir à des sacrifices. Si un responsable quelconque se croit important ou s’il est arrogant en raison de son poste, qu’il se souvienne que pareil comportement éloigne d’Allah. Et quand on s’éloigne de Dieu, l’œuvre n’est point bénite. D’ailleurs cette œuvre accomplie pour Dieu a pour seul but [la quête de Son] plaisir. Si le plaisir de Dieu n’est pas l’objectif, cette personne nuit à la djama’at au lieu de lui être avantageuse.

Il incombe aux responsables de s’analyser pour voir s’ils sont humbles ou pas. Selon le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) autant l’on se fait humble autant Allah rehausse le statut de l’intéressé. Tout responsable au service de la djama’at est récipiendaire d’une faveur divine : la meilleure façon d’en remercier Dieu est de se faire plus humble. Si cette humilité ne s’accroît point, l’on ne pourra prouver sa reconnaissance envers Allah.

D’aucuns sont très humbles et courtois envers autrui en des circonstances générales. Or, quand un différend les oppose à un de leurs subalternes ou à une personne ordinaire, ils prennent un air supérieur et se comportent orgueilleusement. L’humilité ne signifie pas être humble tant qu’autrui est d’accord avec soi. Pareille humilité est feinte. La vérité monte à la surface lorsqu’un différend oppose le subalterne à son supérieur et que ce dernier prend, en toute équité, une décision après mûre réflexion. Cette humilité doit s’accompagner d’une grande tolérance : c’est là qu’elle sera réelle. Les responsables ne doivent jamais oublier ce commandement d’Allah :

وَلَا تُصَعِّرْ خَدَّكَ لِلنَّاسِ وَلَا تَمْشِ فِي الْأَرْضِ مَرَحًا

« Et ne détourne pas ton visage des hommes avec orgueil et ne marche pas non plus hautainement sur la terre… » (Le Saint Coran, chapitre 31 verset 19)

À propos des différences d’opinions, les règles permettent certes, à l’Amir d’une djama’at de rejeter l’opinion du comité central et de se tenir à la sienne. Or, l’Amir doit tenter de prendre avec soi tous [les membres du comité] et d’arriver une décision basée sur la consultation et l’opinion de la majorité. Dans certaines régions les Amirs usent de ce droit à outrance. Ils doivent y avoir recours en des situations extrêmes, quand leur opinion est dans l’avantage de la djama’at. Ils doivent aussi en expliquer [les raisons] aux membres du comité. Les intérêts de la djama’at doivent primer : pour se faire, il faudra implorer l’aide de Dieu et ne pas placer sa confiance en son intelligence. Ce droit, cependant, ne s’applique pas [à ces pays où sont en place] des présidents nationaux : ils ne peuvent rejeter l’opinion du comité central en faveur de la leur. Afin de comprendre leur rayon d’actions, les responsables doivent étudier et comprendre les règles. Si on respecte ces dernières, ces petits problèmes qui engendrent de la frustration parmi les membres du comité ou ceux de la djama’at n’existeront pas.

Les responsables doivent aussi être aimables à l’égard de leurs subalternes. La majorité des œuvres de la djama’at est accomplie bénévolement. Les membres sacrifient leur temps pour la djama’at parce qu’ils désirent plaire à Dieu le Tout-Puissant et en raison de leur affection pour la djama’at. Ainsi les responsables doivent se soucier des sentiments de leurs subalternes et les traiter avec aménité. C’est là un ordre divin. Tout en étant aimables, ils doivent tenter d’enseigner à leurs adjoints et leurs subalternes les ficelles du métier afin que la djama’at dispose tout le temps d’effectifs pour progresser. C’est Allah qui fait avancer les œuvres de la djama’at : il n’y a pas doute à ce sujet. Or, si les responsables d’expérience préparent la relève pour [continuer] le travail, ils en seront récompensés. Par la grâce d’Allah, ni moi ni les précédents Califes nous nous sommes souciés de savoir comment poursuivre l’œuvre de la djama’at. C’est une promesse faite par Dieu au Messie Promis (a.s.) : insha Allah, Il fournira des gens dédiés qui perpétueront le travail.

À l’époque du troisième Calife, un titulaire de poste croyait que sa stratégie et ses efforts faisaient tourner à merveille le système financier [de la djama’at]. Quand le troisième Calife a eu connaissance de son opinion, il l’a remplacé par quelqu’un qui ignorait tout du b.a.-ba des finances. Or, étant donné que c’est là l’œuvre divin et en raison du traitement de Dieu à l’égard du Calife, les efforts du nouveau responsable – qui ignorait tout de la finance – ont été bénits contre toute attente.

Allah accorde aux responsables, aux travailleurs de la djama’at et aux Waqfe-Zindagil’occasion de servir la djama’at et la religion afin de mériter les faveurs divines. Sinon, c’est Allah en personne qui est en train d’accomplir ces œuvres, en accord à Sa promesse. Que personne ne croit que son expérience et son savoir font progresser la djama’at : elle progresse grâce aux faveurs divines. Si nos faiblesses et nos lacunes étaient présentes dans nos activités mondaines, elles ne seraient pas bénites à ce point et n’auraient pas eu de résultat positif. Or, Allah couvre [nos faiblesses] et nous accorde Son soutien par l’entremise des anges.

Prenons, à titre d’exemple, le travail de Tabligh. Allah nous a fourni des jeunes volontaires qui ont grandi en Occident, qui ont acquis la connaissance de la religion par leurs propres moyens et qui réduisent au silence les ennemis de l’Ahmadiyya par des réponses qui nous laissent bouche bée. Beaucoup de jeunes présentent des réponses qui n’offrent à [nos] adversaires qu’une seule option : celle de prendre la fuite. Ainsi les responsables doivent considérer le service à la religion comme une grâce divine et non pas comme le fruit de leurs expériences, de leurs talents ou de leurs aptitudes.

Une autre qualité que doivent posséder les responsables est l’amabilité et la courtoisie à l’égard d’autrui. Allah déclare [dans le Saint Coran] :

وَقُولُوا لِلنَّاسِ حُسْنًا

Vous devez parler avec bienveillance aux hommes (2 : 84)

Les responsables doivent, dans une grande mesure, faire montre de cette vertu fondamentale dans leurs conversations avec leurs subalternes et leurs collègues. Ils doivent faire preuve d’une grande courtoisie. La sévérité dans les propos est parfois nécessaire quand il est question des affaires administratives ; or elle est nécessaire qu’en dernier recours. Si les responsables tentent de convaincre les autres avec affection, leur faisant ressentir qu’ils éprouvent de la sympathie à leur égard, 99 % des concernés seront convaincus et seront prêts à coopérer avec la djama’at en raison de leur lien avec celle-ci. Or, la condition la plus importante est de faire ressentir aux membres de la djama’at que les responsables leur veulent du bien. Parlez aux gens aimablement. Ne réprimez point autrui au tout début en raison de sa faute, lui interdisant ainsi l’occasion de faire amende honorable. Certes, il faut être sévère à l’égard de ceux qui sont habitués à fomenter la discorde et le désordre à toute occasion. Or, il faudra, [au préalable], mener une enquête approfondie. D’ailleurs, cette sévérité ne doit pas être motivée par une inimitié personnelle, mais par un [désir] de réforme.

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) conseilla une fois aux gouverneurs du Yémen qu’ils doivent créer de la facilité pour les gens et non de la difficulté et de propager l’amour et la joie, et non la haine. Pareil comportement générera de l’affection entre les responsables et les membres de la djama’at. En conséquence ces derniers seront attentifs aux sentiments des uns et des autres.

C’est une grande responsabilité qui repose sur les épaules des titulaires de poste, en particulier sur ceux des Amirs, des Sadrs et des départements de la Tarbiyyah et sur ceux qui ont pour responsabilité de prendre des décisions : ils doivent réfléchir sur les moyens pour engendrer de la facilité tout en respectant les commandements divins. Ils ne doivent pas suivre les gens de ce monde qui créent des facilités tout en oubliant les préceptes divins. Tout en respectant la loi de la Sharia et en accordant prééminence au plaisir divin, nous devons accomplir nos devoirs envers l’humanité et protéger nos promesses et nos engagements.

Ensuite, comme je l’ai déjà rappelé, il faut que chaque responsable étudie les règles, afin qu’il sache la fonction de son département. Chacun doit connaître les limites [de sa charge].

Parfois un département entreprend une tâche qui, selon les règles, concerne un autre département. Ou, quelques fois, en raison d’une infime différence entre leurs œuvres, divers départements s’emmêlent les pinceaux.

Ces derniers jours, j’ai eu une réunion avec la Majlis-e-Amila du Royaume-Uni. J’ai remarqué qu’en raison de la méconnaissance des différences minimes [entre les départements] on discutait pour rien. Si l’on étudie les règles l’on ne perdra pas ainsi son temps. Par exemple, le département de Tabligh a pour but de propager le message de l’Islam et de contacter les gens. D’ailleurs c’est grâce aux contacts que l’on diffusera le message de l’Islam. Le secrétaire des affaires externes a aussi pour but de contacter les gens et d’introduire la djama’at [à l’extérieur]. Le champ d’action de ces deux départements est différent : l’un travaille pour le Tabligh et l’autre en faveur des relations publiques. L’objectif principal est bien sûr d’introduire la djama’at et d’attirer les gens vers la religion afin qu’ils embellissent leur vie ici-bas et dans l’Au-delà. Nous souhaitons aussi les interpeller concernant la paix mondiale. Notre but n’est pas de nous nous attribuer quelque mérite. Le but principal est de satisfaire Dieu et de mériter Son plaisir. Si les départements s’entre aident, les résultats seront bien meilleurs.

On remarque aussi que le budget de différents départements n’est pas spécifié correctement. Chaque département devra recevoir le budget qui lui a été attribué lors de la Shoura et chaque secrétaire concerné a le droit de le dépenser. En effet, le secrétaire doit élaborer un plan annuel pour son département et le présenter devant le comité central. Les dépenses devraient être conformes au plan approuvé. Le progrès réalisé devrait être suivi dans chaque réunion de l’Amila. Si toutefois il est nécessaire de modifier le plan approuvé ou s’il y a des possibilités d’amélioration [le budget] devrait être révisé.

De même, un autre aspect important des travaux des Umarah [Amir du pays] ou présidents ou secrétaires locaux est la mise en œuvre immédiate et attentive des directives et des circulaires émises par le Centre dans leurs localités respectives.

Je reçois des reproches concernant certaines djama’at, notamment qu’elles ne suivent pas, à la lettre, les directives émises par le centre. Si certains pays ou djama’at en particulier ont des appréhensions concernant ces directives en raison de la situation de leurs pays, ils doivent immédiatement contacter le centre et leur demander s’il est possible d’apporter des modifications. C’est l’Amir ou le Sadr qui doivent s’en charger.

Mais il est inacceptable qu’une directive émanant du centre soit mise de côté et pas appliquée sur la base d’opinions personnelles et sans en informer le centre. Pareille action de la part d’un Amir ou d’un Sadr sera considérée comme un acte de rupture avec le centre et celui-ci prendra les mesures nécessaires en conséquence.

Je veux également ajouter concernant les mousis (personnes ayant fait la Wassiyah) qu’ils leur incombent d’être réguliers dans le paiement de leurs cotisations et de tenir leurs comptes à jour. Cependant, il incombe aussi au bureau central et aux secrétaires concernés de maintenir à jour le compte de chaque mousi, et de leur faire des rappels sur l’état de leurs cotisations. Il incombe aux djama’at nationales de rendre actifs les secrétaires des djama’at locales et de s’assurer que ces derniers soient en contact avec tous les mousis. Parfois selon un rapport un Mousi n’a pas cotisé dans le fond d’Al-Wassiyah depuis telle ou telle date. Lorsqu’on demande comment la Wassiyah de cette personne a pu être maintenue alors qu’elle n’était pas à jour dans ses cotisations, on apprend que ce n’était pas de la faute du Mousi. Il cotisait régulièrement : or les responsables du bureau concerné n’avaient pas mis son dossier à jour. Premièrement, un tel rapport est source d’inquiétude pour le mousi, et deuxièmement cette faiblesse du système de la djama’at laisse une mauvaise impression. Maintenant nous disposons d’un système de comptabilité très sophistiqué, tout est classé de manière méthodique et numérisé. Pareille erreur ne doit plus se produire. Tous les secrétaires de la Wassiyah ainsi que les secrétaires des finances nationaux doivent, dans leurs pays respectifs, rendre actifs les secrétaires de chaque djama’at, et il est du devoir des Amirs de superviser régulièrement ce travail. Leur tâche ne se résume pas à récolter les cotisations et à rédiger des rapports. Il incombe aussi aux Amirs de faire en sorte que ce système soit digne de confiance et de renforcer la communication entre la djama’at centrale et les djama’at locales.

Je veux également mentionner quelque chose concernant les Murabbis et lesMuballigh. On constate qu’en certains endroits il n’y a pas de réunions mensuelles régulières entre les Murabbis et les Muballigh. Il incombe au missionnaire en charge de veiller à la régularité de ces réunions. Il faut s’enquérir du travail effectué pour l’éducation de la djama’at et le Tabligh. Si quelqu’un a effectué un bon travail, il faut échanger des opinions à ce sujet afin que d’autres missionnaires s’en inspirent et en profitent.

Les secrétaires de la djama’at qui donnent des directives aux membres de la djama’at ou qui relaient des directives du centre doivent faire également des rapports à ce sujet. Les Murabbis doivent veiller au respect de ces consignes dans les djama’at. Ils doivent aussi attirer l’attention des secrétaires du Tabligh, de la Tarbiyyah (réforme morale et spirituelle) et des sacrifices financiers qui ne sont pas actifs.

Qu’Allah permette à tous les responsables de servir aux mieux de leurs capacités durant les prochaines trois années à venir et qu’ils puissent, par leurs paroles et leurs actes, être des exemples pour les djama’at.

Après la prière du vendredi je dirigerai la prière funéraire de Sahibzadi Tahirah Siddeeqa, épouse de Sahibzada Mirza Muneer Ahmad Sahib. Elle est décédée le 13 juillet 2016 vers 18 heures. Inna Lillahi Wa Inna Ilaihi Rajeoune.

Elle était la fille de Nawaab Abdullah Khan Sahib et de Nawaab Amatul Hafeez Begum Sahiba. Elle était aussi la petite fille paternelle de Nawaab Muhammad Ali Khan Sahib et la petite fille maternelle du Messie Promis (as) et la bru de Hazrat Mirza Bashir Ahmad Sahib. Elle était mousie par la grâce d’Allah.

La défunte avait 95 ans et avait complété ses études jusqu’au BEPC à Qadian. Hazrat Amma Jaan l’avait adoptée comme fille et entretenait une relation spéciale avec elle. Elle a vécu avec Sahibzada Mirza Muneer Ahmad Sahib à Jhelum, propriétaire de l’usine de bois aggloméré incendiée quelques mois de cela. Elle a servi la djama’at en tant que Sadr Lajna à Jhelum. Lors des émeutes [anti-ahmadis] de 1974, une grande partie de la djama’at de Jhelum s’était réfugiée dans cette même usine. Durant ces jours, elle a fait montre d’une grande générosité et d’un grand sens de l’hospitalité. Sa fille, Amatul Haseeb Begum est mariée à Mirza Anas Ahmad Sahib, le fils du troisième calife et son fils, Mirza Naseer Ahmad Sahib, a aussi servi au poste d’Amir à Jhelum. Il a dû déménager lorsque son usine a été incendiée. Mirza Safeer Ahmad, le fils de la défunte, est le gendre du quatrième Calife.

La défunte possédait de hautes qualités morales : elle avait un bon sens de l’humour et était très conviviale. Elle faisait montre de patience et de gratitude. Elle priait constamment, en particulier, la prière de Tahajjud et avait une relation profonde avec le Califat.

La défunte participait généreusement dans divers fonds financiers. Elle était connue pour son hospitalité. Elle avait un grand sens de l’honneur pour la djama’at et ne tolérerait pas que l’on critique l’institution du Califat.

Comme je l’ai mentionné auparavant, Hazrat Amma Jaan la considérait comme sa propre fille et avait même préparé beaucoup d’accessoires pour son mariage, lui accordant ses effets personnels, dont certains portaient le nom de Hazrat Amma Jaan. Que Dieu accorde à la défunte un statut élevé au paradis. Qu’Il Lui accorde Son pardon et Sa miséricorde. Qu’Il offre à ses enfants la possibilité de perpétuer ses bonnes actions et qu’ils soient toujours fermement attachés à l’institution du Califat.

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