Sermon du : 18.03.2016 prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Conseils aux parents

Parfois les parents sont très sévères envers leurs enfants en raison de leurs agissements. D’autres, par contre, sont si indulgents envers les siens pour leurs fautes, que ces enfants n’arrivent plus à distinguer le bien du mal.

Ces deux comportements ont un effet négatif sur l’éducation de l’enfant. Être trop sévère, empêcher un enfant à tout bout de champ de faire ceci ou cela, sans présenter d’arguments, transforme les enfants en rebelles : après un certain âge ils font fi même des conseils légitimes.

De même, soutenir l’enfant à tort et à travers lui est nuisible. Cela concerne ceux qui sont à mis-chemin entre l’enfance et l’adolescence. Le comportement des parents, en particulier, celui du père les corrompt. À cet âge, il faut avoir recours aux arguments quand on tente de convaincre les enfants, en particulier, à notre époque, étant donné qu’ils ne sont pas influencés uniquement par leur milieu restreint : le pays tout entier, voire le monde entier les influencent.

Les pères en particulier doivent être vigilants à cet égard : qu’ils comprennent quand être sévère, quand être indulgent, comment convaincre. C’est la responsabilité des pères, une responsabilité qu’il ne faut pas reléguer uniquement aux mères.

Comment le Messie Promis (a.s.) éduquait-il ses enfants ? Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.) cite un incident à cet égard en expliquant ce qui est Halal, [licite] et ce qui estTayyib [sain ou convenable] à la consommation.

« Sachez que Dieu a créé une diversité d’animaux pour des tâches diverses. Certains ont été créés pour leur beauté, d’autres pour leurs chants mélodieux, d’autres pour la consommation, étant donné que leur chair est succulente. Certains sont utilisés pour les vertus médicinales de leur chair. Il ne faut point consommer ces animaux pour la simple raison que leur consommation est Halal, [licite]. La chair d’un animal peut être propre à la consommation ; cependant il se nourrit peut-être d’insectes qui nuisent aux champs ou à la santé humaine. L’État pakistanais, à titre d’exemple, interdit de tuer des oiseaux qui chassent des insectes nuisibles aux récoltes.

La chair de ces oiseaux sera certes licite et saine, cependant eu égard à l’avantage de l’humanité, sa consommation ne sera pas convenable. [En ce cas] il faudra sacrifier ses avantages personnels en faveur des avantages de l’humanité. Si l’on consomme ces animaux, l’on sera privé d’autres avantages.

Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.) explique : « On m’a enseigné cette leçon dès mon enfance. J’avais un jour apporté un perroquet que j’avais chassé. Le Messie Promis (a.s.) m’a dit en le voyant : « Mahmoud ! Sa chair n’est pas illicite à la consommation. Cependant, Dieu n’a pas créé tous les animaux pour qu’ils soient consommés. Certains ont été créés pour leur beauté. D’autres pour leurs chants mélodieux, qui plaisent aux oreilles. Allah a créé des faveurs pour chaque faculté de l’homme. On ne doit pas toutes les prendre pour les accorder uniquement à la bouche. »

C’est-à-dire qu’il ne faut pas les tuer pour les consommer. Il faudra prendre en considération les autres avantages et ne pas se soucier uniquement de son plaisir gustatif.

Le Messie Promis (a.s.) a ajouté : « Vois comment ce perroquet est beau. C’est plaisant de le voir assis sur une branche. »

Voilà une belle façon d’éduquer [autrui] : non seulement cela a de l’effet sur le cœur, mais cela nous fait comprendre davantage le commandement qui stipule qu’il faut consommer ce qui est Halal (licite) et Tayyib (sain ou convenable). Il faut prendre des précautions à cet égard. Or la définition du Tayyib change selon le contexte.

Je vous présente d’autres récits de Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.). Le Messie Promis (a.s.) est venu au monde afin de le débarrasser d’innovations et de présenter les beaux enseignements de l’Islam. Il est impossible, en ce cas, que sa personne puisse être le vecteur de la transmission d’innovations, qu’Allah nous en préserve.

Le Mousleh Maw’ood (r.a.) rapporte : « Le Messie Promis (a.s.) s’était fait prendre en photo. Cependant, lorsqu’on lui présenta une carte postale faite de sa photo, il déclara : « Je ne peux permettre cela. » Il enjoignit aux membres de la djama’at de ne pas en acheter. En conséquence, personne n’eut le courage d’entreprendre pareille chose à l’avenir.

Or aujourd’hui, dans certains endroits on est en train de diffuser cette carte postale sur Twitter ou Whatsapp. D’aucuns ont à leur disposition, soi par l’entremise de leurs aïeux ou achetées dans une ancienne librairie, ces cartes imprimées à une époque. Ceci est condamnable et l’on doit arrêter pareille pratique.

Le Messie Promis (a.s.) s’était fait prendre en photo afin que ceux qui habitent dans des coins reculés, en particulier les Occidentaux, qui savent reconnaître les gens, puissent être enclins à chercher la vérité en la voyant.

Mais lorsqu’il constata qu’on l’avait placé sur une carte postale et qu’on était sur le point d’en faire un business ou qu’on en avait déjà fait un, il interdit sa circulation avec véhémence, de peur que cela n’engendre une innovation.

Dans certains endroits, le Messie Promis (a.s.) déclara qu’il fallait détruire ces cartes postales. Ceux qui font du business de ces images pour avoir de grosses revenues, doivent être vigilants à cet égard. D’aucuns colorient les photos du Messie Promis (a.s.) alors qu’il n’existe pas de photos en couleur de sa personne. Cette pratique est tout aussi condamnable et il faudra être vigilant à cet égard. De même, d’aucuns utilisent à mauvais escient les photos des Califes. Il faudra aussi éviter pareilles pratiques.

Lors d’une Shoura on avait débattu, en présence de Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.), à propos du cinéma et du bioscope [qui était un genre de projecteur]. Il déclara à cet effet : « Affirmer que le cinéma, le bioscope ou le phonographe sont mauvais en soi est tout à fait erroné. Le Messie Promis (a.s.) avait écouté à un phonographe, voire il avait composé un poème qu’il avait fait enregistrer et qu’il avait fait écouter aux hindous. Le poème disait : « Cette voix vient du phonographe, cherchez Dieu avec le cœur et non pas dans de vaines fanfaronnades. »

Le cinéma en soi n’est pas quelque chose de mauvais. Les gens posent des questions à ce sujet et demandent s’il est interdit de s’y rendre. Le cinéma en soi n’est pas mauvais. Or, dans son état actuel, il pousse à l’immoralité. Si le sujet traité dans un film concernant entièrement le Tabligh [la prédication] ou la Tarbiyyah [l’éducation morale et spirituelle], et qu’il n’y a pas de mise en scène, il n’y aura aucun mal [à regarder ce film]. Selon moi, dit Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.), il est interdit d’avoir recours au spectacle [et à des mises en scène] pour diffuser le message de l’Ahmadiyya. »

Cela suffit pour répondre à ceux qui suggèrent qu’il n’y a aucun mal d’avoir un peu de musique dans les émissions de la MTA ou sur la radio Voice of Islam, lancée récemment. Le Messie Promis (a.s.) est venu mettre fin à ces pratiques ou à ces innovations. Nous allons devoir conformer nos opinions au but de son avènement. Il n’est point interdit d’avoir recours aux nouvelles technologies : cela n’est point une innovation. L’innovation se trouve dans le mauvais usage que l’on en fait.

D’aucuns suggèrent que des films dramatiques traitant des sujets ayant trait auTabligh ou à la Tarbiyyah auront de l’effet. Qu’ils sachent que dès que l’on a recours à une mauvaise pratique ou si l’on y accorde la moindre place dans ses émissions, des centaines d’autres innovations s’y engouffreront forcément par la suite.

Pour d’aucuns, il est peut-être permis de réciter le Coran accompagné d’un air de musique. Un ahmadi, quant à lui, doit lancer un Jihad contre les innovations : d’où la raison d’éviter pareilles pratiques.

Un non ahmadi a relaté dans un article une histoire que l’on peut qualifier de blague. Or, cela démontre aussi la bêtise d’un mollah. L’on comprend aussi, grâce à cela, l’opinion de ces gens, qui croient ces pratiques permises. On raconte qu’une cantatrice arabe chantait accompagnée d’une musique. On convia le mollah qui écoutait la chanson en se balançant tout en émettant des Subhanallah, Masha Allahet Allaho Akbar. « Pourquoi se balancer ainsi » demanda-t-on au mollah qui répondit : « N’entends-tu pas avec quelle voix mélodieuse elle récite le Coran ? » La chanson étant en arabe, il croyait que c’était [des passages du] Coran. Ainsi, quand les innovations se répandent, les opinions aussi changent.

En évoquant la profession médicale, Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.) commente : « Des médecins croient qu’ils sont les seuls capables à traiter leurs patients, qu’il n’est pas important de le faire traiter par un autre et ou de demander conseil à autrui. Ceci est le cas en Inde en particulier.

Quatre-vingt-dix-neuf pour cent des médecins indiens croient que prendre l’avis d’un autre collègue est pour eux une injure. Le docteur Hashmatullah était le médecin du deuxième Calife. Il avait une meilleure expérience que les autres assistants chirurgiens, relate Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.), or cela ne signifie guère qu’il n’avait pas besoin l’avis d’un autre médecin.

« Quand il était malade, le Messie Promis (a.s.) avait réuni un panel de médecins [qui pratiquaient la médecine traditionnelle et européenne] relate Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.). J’en ai fait de même en 1918 quand j’étais souffrant et j’avais recours aux remèdes que me prescrivaient ces deux catégories de médecin, car on ignorait où Allah avait mis de la guérison. Un médecin peut se croire Dieu, or moi je le considère comme un simple homme. »

Les médecins d’aujourd’hui se fâchent si l’on se fait traiter par un autre. Pareil comportement est condamnable. D’aucuns, qui ne sont mêmes pas médecins, prescrivent des plantes aux vertus médicinales, or leurs remèdes et leurs cures sont des plus efficaces là où les traitements du médecin sont infructueux.

Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.) raconte : « Sayyed Ahmad Nour Saheb de Kaboul, avait une blessure au nez et s’était fait traité partout. Il visita l’hôpital Muir de Lahore, il avait fait des radios et avait suivi un traitement : mais la plaie s’était aggravée davantage. En fin de compte il se fit traiter par un barbier de Peshawar qui lui prescrivit un remède. Après trois jours, sa plaie était guérie. »

« Il est des experts maîtrisant différents savoir-faire : si on les préserve cela pourra engendrer de nouvelles professions » commente Hazrat Mousleh Maw’oud (r.a.).

Préserver ces savoir-faire signifie entreprendre des recherches à ce sujet et de demander à ces pratiquants de transmettre leurs compétences ou leurs remèdes aux autres.

« Or, il n’y a pas de progrès dans les pays du tiers-monde, étant donné que ceux qui maîtrisent ce savoir ne font pas d’efforts pour le maintenir vivant. Si les gens s’y intéressaient, cela aurait pu donner naissance à d’autres sciences. Les lutteurs et les barbiers savent, à titre d’exemple, comment remettre en place les os [disloqués]. Ils arrivent à guérir d’anciennes douleurs et des os tordus. Certains maîtrisent très bien ce savoir-faire. D’autres s’en vantent, mais ils brisent des os en bon état. Or, de grands experts doivent acquérir ce savoir et le diffuser.

Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.) ajoute : « Les anciens qui maîtrisaient ce savoir-faire étaient avares de leur science et ne l’enseignaient pas aux autres, c’est pour cette raison qu’elles ont disparu. Les Occidentaux quant à eux, dit Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.), n’agissent pas de la sorte. Ils diffusent leur savoir-faire et se bâtissent des fortunes. »

Certains médicaments dans le domaine public après l’expiration de leurs brevets qui les protégeaient [de la contrefaçon]. Le Messie Promis (a.s.) racontait qu’il y avait un barbier qui connaissait la formule d’une pommade grâce à laquelle il guérissait des plaies très graves. Les gens venaient de très loin pour se faire traiter. Quand son fils lui demandait la formule, il répondait : « Deux personnes au monde ne peuvent la connaître. J’en ai connaissance et elle restera avec moi. » Il prit de l’âge et tomba un jour malade. Son fils lui demanda encore une fois la formule car, il pouvait mourir n’importe quand [et partir avec son secret].

Le père lui répondit : « Si tu crois que je vais mourir bientôt je t’en informerai. » Mais il se ravisa après quelques instants : « Il se peut aussi que je recouvre ma santé. » Il garda son secret et rendit l’âme après quelques heures. Son fils, le malheureux, fut privé de ce savoir-faire. Lui qui croyait pouvoir en profiter demeura ignorant. En raison de l’entêtement de son père, le savoir-faire de ce dernier ne lui fut d’aucun avantage.

Le Réformateur Promis (r.a.) déclare : « L’avarice n’est point le vecteur du progrès mais celui de l’humiliation et de la disgrâce. C’est pour cette raison qu’il ne faut point faire preuve d’avarice lorsqu’il est question de savoir. Il faudra au contraire le répandre.

« Parfois, cette avarice cause la destruction d’une famille, ajoute Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.). Transmettre cette connaissance n’est pas désavantageux, bien au contraire elle en ressort grandit. Je désire faire revivre ces savoir-faire, en particulier ceux qui sont morts. »

Parfois l’arrogance des médecins cause la souffrance d’autrui, parfois l’ignorance détruit la connaissance : le monde est privé des avantages dont il était le récipiendaire. Cette attitude est commune dans les pays du tiers-monde ou en voie de développement. La djama’at Ahmadiyya doit, quant à elle, œuvrer afin de mettre fin à cette ignorance.

Les gens ont des tempéraments différents : certains sont très sincères et ils acceptent tout de gaieté de cœur, d’autres sont de nature hâtive. Même s’ils n’ont pas de mauvaises intentions, ils émettent des critiques ou le ton de leurs propos en sous-entend.

Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.) ajoute : « Un jour, à l’époque du Messie Promis (a.s.), des personnes possédant ces deux tempéraments se sont réunies au même endroit. Le 4 avril 1905, il eut un tremblement de terre terrible à propos duquel le Messie Promis (a.s.) avait reçu, au préalable, de nombreuses révélations. Par respect pour la parole divine, il avait pris refuge dans son jardin. Des imbéciles alléguaient, à l’époque, que le Messie Promis (a.s.) s’était réfugié dans son jardin parce qu’il craignait la peste car une épidémie sévissait aussi […] Chose étonnante, dit Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.), j’ai même entendu des ahmadis émettre ces allégations. » Or, le Messie Promis (a.s.) n’avait jamais abandonné sa maison par peur de la peste. Étant donné qu’il avait reçu de nombreuses révélations prédisant le tremblement de terre, il s’était dit qu’il serait plus juste de prendre refuge dans le jardin. Il encourageait aussi les autres ahmadis à en faire de même. Puisqu’il n’y avait pas beaucoup de temps, certains y avaient placé des tentes, d’autres s’étaient fait des huttes de tapis placés sur des briques. En tout cas tous étaient avec le Messie Promis (a.s.). »

Ceux qui sont de nature hâtive émettent des objections sans réfléchir. Les ahmadis doivent, quant à eux, éviter pareille pratique.

Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.) décrit ici-bas l’état du Messie Promis (a.s.) lorsqu’il prononçait le sermon révélé. Il déclare : « Dieu avait révélé au Messie Promis (a.s.) qu’il devait prononcer un discours en arabe pour le sermon de l’Aïd : la connaissance viendra de Dieu. Jamais auparavant le Messie Promis (a.s.) n’avait prononcé de discours en arabe. Je me souviens du moment où le Messie Promis (a.s.) avait pris la parole ; j’étais trop jeune pour pouvoir comprendre l’arabe. Or, le Messie Promis (a.s.) était dans un bel état, il resplendissait tant et si bien que je l’ai écouté du début à la fin, quoique je ne pouvais comprendre un seul mot. »

Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.) a évoqué l’importance de la mosquée Mubarak de Qadian. Ceci a été rapporté dans un article du journal Al-Fazl : certains disaient qu’ils ne savaient pas qu’elle était la mosquée Mubarak évoquée dans l’annonce annexée au Khutbah Ilhamiyya (le sermon révélé). Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.) demanda qu’on lui présente le texte en question et expliqua que c’était la mosquée que le Messie Promis (a.s.) avait fait construire.

Il ajouta : « Oummul Mominine (l’épouse du Messie Promis (a.s.)) était malade pendant 40 jours. Un jour, le Messie Promis (a.s.) lui dit : « J’ai reçu une révélation à propos de cette mosquée qui se lit ainsi :

مُبَارِكٌ و مُبَارَكٌ وَ كُلُّ أَمْرٍمُبَارَكٍ يُجْعَلُ فِيهِ

Le Messie Promis (a.s.) ajouta : « Puisque c’est une révélation reçue à propos de cette mosquée, je vais vous offrir le médicament à l’intérieur de la mosquée. » Après deux heures son épouse était rétablie.

Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.) conseille les médecins de servir la religion et de s’acquitter de leur devoir en ce sens.

« Les malades sont aisément influencés par la vérité », commenta-t-il.

Un médecin avait demandé au Messie Promis (a.s.) : « Comment puis-je servir la religion ? » Le Messie Promis (a.s.) lui répondit : « Prêchez le message de l’Islam et de l’Ahmadiyya à vos patients. C’est là une bonne occasion, car le cœur du malade est sensible. »

Voilà les sentiments qui doivent animer les médecins. Par le biais de ces intentions et ces actions de leur part, ils pourront, d’une part, acquérir les biens terrestres et, d’autre part, mériter les faveurs divines en servant la religion.

On fait beaucoup de bruit en Occident concernant le port du voile au nom des droits des femmes ou pour combattre, dit-on, le terrorisme ou tout simplement pour critiquer l’Islam. Allah a évoqué plusieurs aspects des règles et des conditions qui régissent le port du voile dans le Saint Coran. Le Saint Coran affirme concernant la beauté féminine :

إِلَّا مَا ظَهَرَ مِنْهَا

C’est-à-dire, [que les femmes ne doivent pas exposer leur beauté naturelle] excepté ce qui en est apparent de soi. (Saint Coran, chapitre 24, verset 32)

Selon le Messie Promis (a.s.) « ce qui en est apparent de soi » signifie ces parties qui sont apparentes et que l’on ne peut pas cacher, en raison de l’aspect physique du corps, à l’instar de la taille. Celle-ci est une beauté que l’on ne peut dissimuler, c’est pour cette raison que la Sharia ne nous empêche pas de la montrer.

Il est aussi permis de montrer une partie de son corps au médecin quand on est malade. En accord avec le Coran, le Messie Promis (a.s.) a même déclaré que si un médecin recommande à une femme de sortir à visage découvert pour qu’elle recouvre sa santé, celle-ci sera permise de le faire.

Selon certains juristes, s’il n’y a pas de sage-femme compétente pour accoucher une femme enceinte et que des médecins affirment qu’elle sera en danger si des médecins compétents ne l’aident pas à mettre au monde, il sera permis qu’un homme l’assiste au cours de l’accouchement. Si la femme meurt parce qu’elle n’avait pas pris l’aide d’un [médecin]-homme elle sera tout aussi coupable aux yeux d’Allah que celle qui s’est suicidée.

Il existe aussi des contraintes par rapport à l’emploi. Les paysans, à titre d’exemple, ne peuvent joindre les deux bouts si leurs femmes ne les aident pas. Cela tombe dans la catégorie de « ce qui en est apparent de soi ». L’Islam a certes accordé des libertés, mais il a aussi fixé des limites. Il n’accorde point de liberté totale. Selon certaines conditions, il peut y avoir des compromis quant aux règles vestimentaires en Islam. Or, il est aussi interdit de faire fi de ces préceptes à ce sujet sans aucune raison. L’Islam interdit l’indécence au nom de la liberté.

Le Messie Promis (a.s.) évoquait la réflexion sur les aspects de la foi. Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.) déclare à ce sujet : « Les aspects de la doctrine en Islam reposent sur la réflexion : il s’y trouve des sagesses subtiles. Tant qu’on ne les saisit pas, l’on trébuchera, parfois l’on peut même s’égarer.

Le Messie Promis (a.s.) avait déclaré dans une réunion : « Celui qui fait preuve de Taqwa peut se marier une centaine de fois. Ceci a été publié dans un des journaux de la communauté. Il y avait beaucoup de bruit à ce sujet et les gens disaient que selon le Messie Promis (a.s.) on pouvait prendre plus de quatre épouses [en même temps]. Les hommes étaient très contents d’entendre qu’il n’y avait pas de limites à cet effet. Hazrat Mir Nasir Nawab a présenté au Messie Promis (a.s.) les débats et autres controverses à ce sujet, lui demandant d’expliquer davantage ses propos.

Le Messie Promis (a.s.) répondit : « Je voulais tout simplement dire que l’homme pouvait se remarier si l’épouse mourait ou s’il y avait divorce pour quelque raison. On pouvait ainsi se marier une centaine de fois. »

Il rejetait en fait l’opinion en vogue dans certaines religions qui affirmait qu’un homme ne pouvait se marier une deuxième fois, même si son épouse est décédée ou s’il y a eu divorce. Voilà le contexte et le Messie Promis (a.s.) rejetait ces opinions.

Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.) ajoute : « Si l’on n’expliquait pas cet énoncé du Messie Promis (a.s.), l’on aurait cru, après quelque temps, qu’il croyait que l’on pouvait prendre un nombre illimité d’épouses et que la seule condition était laTaqwa. Or, les hommes qui se marient une deuxième ou une troisième fois aujourd’hui ne prennent même pas en considération la condition essentielle qu’est laTaqwa.

Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.) ajoute : « Le premier Calife croyait, pendant longtemps, que l’on pouvait prendre plus de quatre épouses. À l’époque la djama’at était petite et les gens se rencontraient souvent. Il y avait de longs débats sur ces questions. Un jour on discuta à ce sujet.

Le premier Calife disait que la Sharia n’a pas limité le nombre d’épouses et il présenta un hadith tiré du recueil d’Abou Dawoud à l’appui où il était dit que l’Imam Hassan avait 18 ou 19 épouses. Quelqu’un de l’assistance déclara que le Messie Promis (as) ne partageait pas cette opinion, après quoi le premier Calife (ra) pensa que peut-être que cette affaire ne lui avait pas été présentée dans sa globalité. Il demanda à quelqu’un de présenter cet hadith au Messie Promis (as). Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.) relate qu’il rencontra en chemin la personne qui partait chez le Messie Promis (as), l’ouvrage sous l’aisselle et l’air ravi. Il lui demanda : « Où vas-tu ? ». L’autre répondit : « Maulvi Sahib m’a demandé de montrer cette référence au Messie Promis (as). » Le deuxième Calife expliqua : « En voyant son enthousiasme et sa joie je l’attendis au même endroit vu que la réponse du Messie Promis (a.s.) m’intéressait. Après quelques instants, lui qui était parti tout souriant revenait la mine triste et la tête baissée. Je lui demandai : « Alors qu’est-ce qu’il s’est passé ? » Il répondit : « Le Messie Promis (a.s.) m’a dit de demander à Maulvi Sahib : « Où est-il écrit qu’il s’était marié avec toutes ces femmes en même temps ? » » L’affaire fut donc close : l’on ne peut se marier à plus de quatre épouses, à moins de respecter certaines conditions, dont la Taqwa est la plus importante.

Le Réformateur Promis (a.s.) affirme concernant le fait d’obéir à l’Imam en toutes circonstances : « L’appel des individus n’a aucune importance comparer à l’appel de l’Imam. Il vous incombe de répondre favorablement à l’appel du prophète de Dieu dès que vous l’entendez et de vous empresser à exécuter l’ordre émis : en cela se trouve la clé du succès. Même si vous êtes en train de prier, vous devez rompre votre Salat et répondre à l’appel du prophète. […]

Par la grâce d’Allah, il est de tels exemples parmi nous. Le premier Calife avait agi de la sorte une fois. Il avait rompu sa prière dès qu’il avait entendu l’appel du Messie Promis (as). Il s’était empressé de lui répondre. Il est fort probable que Mir Mahdi Hussain Sahib (r.a.) et Mian Abdullah Sanori Sahib (r.a.) en avaient fait de même.

Certaines personnes avaient des objections à ce sujet. Le Messie Promis (as) leur répondit en citant ce verset :

لَا تَجْعَلُوا دُعَاء الرَّسُولِ بَيْنَكُمْ كَدُعَاء بَعْضِكُم بَعْضًا قَدْ يَعْلَمُ اللَّهُ الَّذِينَ يَتَسَلَّلُونَ مِنكُمْ لِوَاذًا فَلْيَحْذَرِ الَّذِينَ يُخَالِفُونَ عَنْ أَمْرِهِ أَن تُصِيبَهُمْ فِتْنَةٌ أَوْ يُصِيبَهُمْ عَذَابٌ أَلِيمٌ

Traduction : « Ne considérez pas l’appel du Messager parmi vous comme l’appel de l’un d’entre vous à un autre. Allah connaît ceux d’entre vous qui s’esquivent en se cachant. Alors, que ceux qui s’opposent à Son commandement prennent garde qu’une épreuve ne les afflige, ou qu’un châtiment douloureux ne les surprenne. »

Ceux qui n’obéissent pas cette injonction, doivent craindre attention qu’un malheur ou qu’une punition ne les frappe. Il est dit dans un autre verset du Coran :

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ اسْتَجِيبُواْ لِلّهِ وَلِلرَّسُولِ إِذَا دَعَاكُم لِمَا يُحْيِيكُمْ

Traduction : « O vous qui croyez ! Répondez à l’appel d’Allah et du Messager lorsqu’il vous appelle afin qu’il vous donne la vie ».

Il est donc essentiel de répondre immédiatement à l’appel d’un prophète : cela est une partie essentielle de la foi, c’est pour cela que l’action de ces gens pieux était amplement justifiée.

La prière n’est pas le véritable objectif : le but réel est d’atteindre Dieu et de faire preuve d’une obéissance totale, dont l’exemple nous est présenté par les compagnons du Messie Promis (as) et du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.) affirme « Le croyant n’a pas besoin d’exhortations persuasives : une simple indication doit lui suffire. En la saisissant, il doit travailler avec un tel enthousiasme que d’aucuns sont persuadés qu’il est frappé de folie. C’est pour cela que tous les croyants parfaits qu’a connu le monde ont été traités de fous. »

Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.) rapporte qu’un de ses enseignants (qu’Allah lui accorde son pardon) s’appelait Maulvi Yaar Muhammad Sahib. Il était un compagnon du Messie Promis (as) et souffrait d’un trouble mental qui le poussait à croire que le Messie Promis (as) était son bien-aimé et qu’il était lui, son amoureux. Dans ses délires, il croyait que le Messie Promis (as) l’avait déclaré comme son fils promis et le Réformateur Promis. Parfois quand le Messie Promis (as) parlait avec passion il touchait sa cuisse de sa main de sorte que l’on aurait pu croire qu’il appelait quelqu’un. Une fois, que le Messie Promis (as) parlait avec la même passion, Maulvi Yaar Muhammad Sahib se précipita pour s’asseoir à côté de lui. Quelqu’un demanda par la suite : « Qu’est-ce qui vous a pris ? » Il répondit : « Le Messie Promis (as) m’avait fait signe de la main de m’approcher. Je me suis précipité à ses côtés. »

C’était de la folie de sa part, or certaines passions sont positives. Sa passion ne l’avait pas poussé vers la haine mais vers l’amour. L’amoureux fou considère le moindre geste [de son bien-aimé] comme un signe qui lui est adressé.

En conseillant les membres de la djama’at, Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.) déclare : « Pourquoi ceux qui revendiquent aimer Dieu ne comprennent-ils pas l’indication qui leur a été adressée ? Est-ce que l’amour des passionnées de notre djama’at n’égale pas celui de Maulvi Yaar Mohammad Sahib, qui s’était précipité rien que pour un simple geste du Messie Promis (as). Ici Dieu et son Messie vous donnent des indications claires, mais vous n’y prêtez guère d’attention. »

Il faudra réfléchir à ce propos et analyser jusqu’à quel point nous comprenons les ordres et les indications de Dieu. Chaque action doit être conforme aux commandements divins afin qu’Il soit satisfait de nous. Le Mousleh Maw’ood (r.a.) affirme qu’il faut travailler conformément aux ordres divins non pas pour plaire à autrui.

Il raconte que Maulvi Ghulam Ali Sahib était un wahhabite rigoriste. D’après les wahhabites, la prière du vendredi était autorisée en Inde alors que les hannafites croyaient le contraire. Les controverses, à cette époque, étaient des plus insolites : selon les hannafites la prière du vendredi n’est autorisée que si les musulmans vivaient sous l’autorité d’un roi musulman, que l’Imam soit un Qadi [juge musulman] et qu’on accomplisse la prière dans une ville. Comme l’Inde était gouvernée par les Anglais, le roi et le juge n’étaient pas musulmans, c’est pourquoi, selon les hannafites, la prière du vendredi n’y était pas autorisée. Mais comme le Saint Coran stipulait que « Lorsque l’appel à la Prière est fait le vendredi, hâtez-vous vers le souvenir d’Allah, et laissez de côté les affaires de commerce » ils n’en étaient pas tout à fait convaincus. D’une part les hannafites voulaient accomplir la prière du vendredi, d’autre part ils craignaient qu’un de leur savant n’émette un décret contre eux.

[Pour se sortir d’affaire], ils avaient pour pratique, dans leurs villages, d’accomplir d’abord la prière du vendredi et ensuite celle de Zohr. Ainsi, ils se disaient saufs dans les deux cas : que la pratique de la prière du vendredi soit bien fondé ou celle de la prière de Zuhr. Ils avaient d’ailleurs nommé la prière de Zuhr « Ihtiyati » [qui signifiait, une mesure de précaution]. Si Dieu rejetait leur prière de vendredi, pensaient-ils, ils présenteraient à sa place leur prière de Zuhr et vice versa. Celui qui n’accomplissait pas la prière « Ihtiyati » était considéré comme étant un wahhabite.

Le Messie Promis (a.s.) rapporte qu’une fois il se rendit à Gourdaspour en compagnie de Maulvi Ghulam Ali Sahib. En cours de route, ce fut l’heure de la prière de vendredi. Ils entrèrent dans une mosquée. La pratique du Messie Promis (as) était semblable à celle des wahhabites qui estimaient qu’il était obligatoire d’agir en fonction des hadiths et croyaient que le salut ne peut être atteint qu’en suivant laSunnah du Saint Prophète (s.a.w.). Or, après avoir terminé sa prière du vendredi, Maulvi Sahib accomplit également les quatre rak’aats de zohr. Le Messie Promis (as) lui en demanda la raison. Il répondit : « Ce sont des rak’aats de « précaution » ».

Le Messie Promis (a.s.) ajouta : « Mais vous êtes un wahhabite. Votre pratique est contraire à cela. Pourquoi donc avez-vous accompli ces quatre rak’aats de « précaution » ? »

Maulvi Ghulam Ali Sahib expliqua : « Je n’ai pas pris cette précaution de peur que Dieu rejette ma prière de vendredi ou celle de Zuhr, mais afin que les gens ne me harcèlent pas. »

Il existe des gens qui agissent comme Maulvi Ghulam Ali Sahib : il était satisfait d’avoir accompli la prière du vendredi. Or, il accomplit aussi la prière de Zuhr afin de plaire à autrui.

Quelqu’un dit au Messie Promis (as) lors d’une rencontre, que la plupart des membres de notre Jama’at se rasent la barbe. Il répondit : « Le but réel est l’amour de Dieu. Quand il naîtra dans le cœur des hommes, ils commenceront instinctivement à me copier. »

Qu’Allah fasse que nous puissions comprennent les paroles du Messie Promis (as), que l’amour véritable amour naisse en nous et que chacune de nos actions soient conformes aux commandements divins.

Après la prière de Jummah, je dirigerai la prière funéraire de Mokarram Abdun Nur Jabi né en 1989, en Syrie. Selon le rapport, il avait reçu son degré en business management récemment. Le 31 décembre 2013, il a été arrêté par l’état syrien : quelqu’un avait pris son téléphone pour téléphoner aux rebelles. C’était durant les premiers jours du conflit en Syrie, à une époque où l’on pouvait prêter son téléphone sans hésiter.

Un des rebelles avait pris son portable pour téléphoner à un de ses compagnons : ils ont discuté sur une question d’argent. Les services de l’Etat avaient intercepté l’appel. Ils ont arrêté Abdun Nur Jabi, ils ont prouvé que l’appel provenait de son téléphone et qu’il était en contact avec les rebelles. Il a été arrêté et tué. Selon le rapport médical, le troisième jour de son arrestation il est décédé des suites d’une blessure grave à la tête. Les policiers l’avaient fait subir des tortures terribles. D’ailleurs les rebelles et policiers se comportent de la même façon.

Le 22 février 2013 les membres de sa famille ont eu connaissance de son décès. Inna Lillahi Wa Inna Ilaihi Rajeoune.

Le défunt était le petit-fils de Salim Al-Jabi, un ancien ahmadi qui avait aussi visité Rabwah à l’époque de Hazrat Mousleh Maw’ood (r.a.) et qui maîtrisait bien la langue ourdou.

Le défunt possédait de nombreuses qualités et laisse derrière lui, sa mère, ses frères et sœurs ainsi que son grand-père.

La situation en Syrie mérite de nombreuses prières. L’Etat syrien a donné naissance à ces groupes rebelles en raison de ses exactions. Tout deux commettent des atrocités. Le troisième groupe est Daesh qui est en train de commettre des actes de barbaries. Les populations innocentes ne sont pas à l’abri ni des atrocités de l’Etat, ni celles des rebelles, ni celles du prétendu Etat Islamique. Les honnêtes gens et les ahmadis, quant à eux ne font parti d’aucuns de ces trois groupes : ils sont pris au milieu. Qu’Allah fasse miséricorde. Qu’Allah aie pitié de ce pays et qu’Il le libère au plus vite de ces infâmes.

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