Sermon du : 09.09.2016 prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad

Bénédictions de la Jalsa de l’Allemagne

Par la grâce d’Allah, dimanche dernier s’est terminé les trois jours chargés de programmes de la Jalsa Salana de la djama’at de l’Allemagne. Les préparatifs pour la Jalsa durent tout au long de l’année et des centaines de bénévoles sont à pied d’œuvre quelques jours avant la tenue de l’événement. Mais dès que débute la Jalsa, tout se termine en quelques instants : ces trois jours s’achèvent en un clin d’œil. Etant donné que la Jalsa Salana de l’Allemagne est organisée dans de grandes salles et que toutes les installations sont présentes sur place, d’aucuns, qui viennent d’ailleurs, penseront peut-être que les bénévoles n’ont pas grand-chose à faire. Or, il y a des travaux exigeant de grands efforts. En dépit de la disponibilité de ces grandes salles, il faut mettre sur pied des installations temporaires pour loger [les invités], pour préparer et servir le repas, ainsi que pour d’autres travaux.

Ces tâches ont lieu à l’extérieur du bâtiment principal dans des chapiteaux installés à cet effet. Il faut aussi préparé l’intérieur des salles afin d'accueillir l’assistance et pour la bonne sonorisation. Il existe en somme [d'innombrables] tâches de ce genre. Les Khuddam, en majorité, ainsi que les membres de la Lajna et de l’Ansar accomplissent tous ces travaux bénévolement. D’ailleurs, différents travaux sont accomplis durant la Jalsa, notamment la préparation et le service des repas, le maintient de la propreté, la [gestion] du stationnement des voitures, celle de la sécurité, de l’identification et de la sonorisation.

La MTA diffuse les discours de la Jalsa ainsi que des émissions intéressantes des studios. Des bénévoles dont des hommes, des femmes, des adolescents et adolescentes ainsi que des enfants y participent. Tous ceux présents à la Jalsa, en particulier, ainsi que les ahmadis du monde entier, doivent remercier ces bénévoles. Par l’entremise de Ses serviteurs, Allah a permis [aux ahmadis du monde entier] d’écouter et de regarder les déroulements de la Jalsa Salana. Ainsi, tous ces bénévoles méritent nos remerciements. Qu’Allah les récompense. Je remercie aussi tous ces bénévoles qui ont œuvré pour faire de cette Jalsa un succès et qui ont fait de leur mieux pour servir les invités du Messie Promis (a.s.). Qu’Allah fasse que ces personnes puissent le faire davantage à l’avenir.

La Jalsa est un moyen pour effectuer la réforme morale et spirituelle de ceux qui y participent, en particulier, et de ceux qui, en général, le suivent à travers la MTA dans le monde entier. Des invités non-ahmadis et non-musulmans y sont aussi présents. Des contacts des ahmadis ainsi que certains de nos détracteurs suivent aussi nos émissions à la MTA. En nombre de cas, la Jalsa est un moyen pour leur prêcher le message de l’Ahmadiyya. Nombre d’Ahmadis évoquent le fait que beaucoup se rapprochent de l’Ahmadiyya grâce à la Jalsa et qu’ils [tentent] de connaître davantage à propos de la djama’at. D’aucuns parmi les non-musulmans et les non-ahmadis se joignent à la Jama’at après avoir participé à la Jalsa et profité de son atmosphère.

La Jalsa Salana comporte d’innombrables bénédictions : on en fait mention lors de chacune organisée dans chaque pays. Je présenterai les impressions des étrangers qui étaient présents lors de celle de l’Allemagne où depuis quelques années l’on organise la Bai’ah (cérémonie d’initiation). Cette année-ci, 83 femmes et hommes issus de 14 pays ont fait la Bai’ah pour se joindre à la Jama’at Ahmadiyya. Les programmes de la Jalsa, le comportement et la courtoisie des Ahmadis ont touché les cœurs de certains et c’est pour cette raison qu’ils ont fait la Bai’ah.

Un certain M. Ibrahimo de la Bosnie relate : « L’Ahmadiyya est la vérité et elle suit les préceptes du Coran. Les discours du Calife m’ont les plus touché. Il m’a offert des réponses satisfaisantes. Mon cœur est satisfait en tout point et j’entre dans l’Ahmadiyya en faisant la Bai’ah. Je désire à présent appartenir au Calife du Messie et rapprocher de lui. Votre organisation, votre affection et [vos œuvres en faveur de] la paix m’ont conquis le cœur. »

M. Riyad, qui est d’origine irakienne et qui habite en Allemagne, déclare : « J’ai connu la djama’at par l’entremise d’un Ahmadi. J’ai participé à deux rencontres pour les arabophones à la Jamia Ahmadiyya en compagnie de ma famille. Et j’ai connu grâce à votre Imam local, les croyances de la communauté. C’était pour moi quelque chose de tout à fait nouveau : tout reposait sur la vérité et a eu de l’effet sur mon cœur. J’ai ensuite eu l’occasion de participer à la Jalsa. C’était pour moi une scène tout à fait extraordinaire. C’est uniquement en l’Ahmadiyya que l’on verra pareille fraternité entre des gens de nationalités différentes : ils étaient très disciplinés et imbus de valeurs humaines et étaient [au] service [d’autrui.] J’ai vu de l’amour partout. Les discours du Calife reflétaient [mes] sentiments. Je jure qu’aucune autre communauté musulmane ne pourra présenter une si belle image de l’Islam. Après avoir vu tout cela, les membres de ma famille et moi-même nous n’avons pas hésité un seul instant à embrasser l’Ahmadiyya. Quand nous avons informé nos proches à notre retour ils nous ont reproché : « Pourquoi n’avez-vous rien dit à ce propos ? Pourquoi êtes vous partis sans nous ? Nous voulons nous aussi nous joindre à votre djama’at après avoir entendu tout cela. »

Un certain M. Salman relate : « J’ai connu la djama’at grâce à un Ahmadi. J’étais fort impressionné par ses qualités. J’ai voulu connaître davantage la djama’at et c’est pour cette raison que je suis venu à la Jalsa. En voyant tout cela, mon monde a changé. J’étais fort impressionné par l’atmosphère de la Jalsa. C’est la première fois que j’ai vu une rencontre aussi bien organisée. Le bon comportement des gens, leur courtoisie, cette atmosphère empreinte d’amour sont autant de choses présentent uniquement en l’Ahmadiyya. J’annonce aujourd’hui que je me joints à la djama’at Ahmadiyya après avoir été témoin de tout cela. »

Ainsi un Ahmadi doit être un exemple d’aménité. C’est là une façon d’accomplir leTabligh.

M. Byron était présent de la Bosnie : il avait lui aussi fait la Bai’ah. Il relate : « C’est la première fois que je participe à la Jalsa. J’ai eu l’occasion de voir l’Ahmadiyya de très près. C’est une djama’at véridique : elle suit la voie droite. Quand j’y ai entendu les propos du Calife, j’ai décidé de faire la Bai’ah et de me joindre à la djama’at Ahmadiyya. Je me considère très chanceux que le Calife m’a rapproché de sa personne grâce à ses paroles. Je me considère chanceux de faire partie de la djama’at. Je promets de transmettre ce message aux autres. »

M. Gharyou de la Belgique rapporte : « C’était là une rencontre éminemment spirituelle. On dirait que nous nous connaissions depuis fort longtemps. J’avais fait la Bai’ah par courrier. Or, aujourd’hui mon cœur bat à la chamade en raison de l’ardeur et de la crainte. J’informe tous les musulmans que c’est cela l’Islam et je leur demande de l’embrasser. C’est pour moi inimaginable de pourvoir prêter allégeance en présence du Calife. Lorsque j’avais 14 ans j’entendais les Mollahs citer les hadiths prédisant l’avènement du Mahdi. Aujourd’hui tous mes désirs sont devenus réalité et j’ai tout vu de mes yeux. »

Ainsi la Jalsa est un moyen silencieux d’accomplir le Tabligh : son atmosphère y est propice. Les discours aussi en sont un moyen et ont de l’effet sur les cœurs. Or, les actions de chaque Ahmadi doivent laisser de meilleures impressions sur les étrangers. On ne doit pas agir de la sorte par ostentation. Chacune de nos actions doivent être la voix de nos cœurs et de nos croyances. Les invités étrangers originaires de différents pays européens sont très impressionnés, même s’ils ne sont pas ahmadis. Voire certains s’en vont être les ambassadeurs de la djama’at Ahmadiyya.

Cette année-ci des délégations de la Lituanie, de la Lettonie, de la Macédoine, de la Bosnie, de l’Albanie, de la Roumanie, du Kosovo, de la Bulgarie, du Kazakhstan, de Malte, de la Belgique, de la Croatie, de la Hongrie étaient présentes pour la Jalsa Salana de l’Allemagne. Elles ont toutes eu des audiences avec moi.

Mme Maria est de la Lituanie et travaille dans un bureau de droits financiers. Elle déclare : « Ma participation à la Jalsa a été pour moi une très bonne expérience. Je rencontre souvent des musulmans du Pakistan, de l’Iran, de l’Irak et de Dubaï. Mes amis me disaient souvent que l’Islam prône le terrorisme. Or, après avoir vu la Jalsa, je suis doit avouer que les musulmans sont très bons et qu’ils aident autrui. Durant ces jours, je me suis sentie comme chez moi. Quand je rentrerai je changerai l’opinion de mes amis à propos des musulmans. »

M. Chipais, de la Lituanie, est ministre de l’extérieur d’un des cantons de ce pays. Il relate : « C’était là une rencontre grandiose. Cette Jalsa a changé pour toujours l’idée que je faisais de l’Islam. Je ne connaissais pas grand-chose à propos de la djama’at auparavant. Ses membres ont un très grand sens de l’hospitalité et sont très affectueux. J’ai beaucoup aimé le projet d’écrire le Coran de la main de différentes personnes. J’ai aussi apprécié la présence de personnes de nationalités diverses. »

Un jeune Marocain, nommé Jalil et habitant en Belgique relate : « Abdul Qadir, mon père a prêté allégeance lors de la Jalsa Salana du Royaume-Uni. C’est lui qui m’a poussé à venir en Allemagne. C’est la première fois que je participe dans une Jalsa. En tant que jeune, je demande à mes jeunes frères de participer dans de telles rencontres, car cette Jalsa a augmenté ma spiritualité. Quand nous les jeunes nous marchons dans la rue, les gens nous saluent rarement. Or, lors de cette Jalsa tout le monde se saluait mutuellement. C’est quelque chose qui m’a beaucoup touché. Je suis très reconnaissant envers Dieu pour m’avoir accordé l’occasion d’être présent pour cette rencontre bénie. Quand je suis venu ici je me demandais ce que j’allais faire au cours de ces trois jours. Or quand j’ai vu la fraternité et l’amour qui émanait d’ici, ces trois jours se sont écoulés en un clin d’œil. Et j’ai participé à la Bai’ah le troisième jour. »

Un chrétien du nom de Tony accompagnait la délégation de la Macédoine. Il relate : « Je suis journaliste et j’avais participé à la Jalsa de l’Allemagne et celle du Royaume-Uni. J’étais fort impressionné quand j’y étais la première fois l’année dernière : tout était organisé à la perfection, tout le monde était discipliné et se respectait. La première fois je me suis dit que c’était là le fruit du hasard. Je croyais que tout cela était irréel et je croyais que cette grande rencontre humaine était un rêve. En août, j’ai participé à la Jalsa du Royaume-Uni et je participe encore une fois à celle de l’Allemagne. Et j’ai compris que l’organisation de la Jalsa était parfaite. J’ai 52 ans et je n’ai pas vu, au cours de ma vie, une rencontre aussi bien organisée. Je n’ai vu aucune lacune dans l’organisation de la Jalsa au Royaume-Uni ou en Allemagne. »

Les journalistes scrutent toute chose de manière critique. Or, c’est là une beauté de l’Ahmadiyya qu’il a vu la même chose partout.

Un journaliste non ahmadi du nom de Sinad relate : « Je suis fort impressionné par l’organisation de la Jalsa Salana. Quand j’ai décidé d’y participer, je ne croyais pas que ce sera une pareille rencontre et qu’il y aura un tel succès. Nombre de choses lors de la Jalsa ont laissé sur moi une impression très positive. C’est la première fois que j’ai vu un si grand nombre de gens cultivés réunis en un seul endroit. Il n’y avait pas trace de colère ou de haine ou de mépris sur le visage de personne. Tout le monde avait un très bon comportement à mon égard. J’ai été touché par les discours du Calife. Ils étaient très puissants et ont eu de l’effet sur tout le monde. Ces discours ont pénétré dans les cœurs des gens. J’ai été impressionné par le niveau de propreté. Les toilettes étaient toujours propres, en dépit du nombre important de participants présents. Cela m’a fort impressionné. Mon ami chrétien m’avait accompagné était impressionné depuis le début et n’avait pas de mots pour décrire ses sentiments. Il est en train d’étudier des livres sur l’Islam et sur l’histoire de l’Ahmadiyya. »

Comme je l’ai dit l’atmosphère de la Jalsa accomplit un Tabligh silencieux.

Dr Adil de la Bosnie relate : « Le programme et l’organisation de la Jalsa étaient hors pair. En tant que médecin, j’ai participé à des conférences au cours de ces 25 dernières années. Or, je n’ai vu, nulle part ailleurs, pareille organisation et discipline. L’Islam repose sur l’obéissance et la discipline. C’est ce que j’ai vu lors de la Jalsa. »

Un autre invité du nom de Danyal relate : « Cette Jalsa accorde la vie à des milliers de personnes mortes spirituellement. J’en faisais partie et j’ai repris vie spirituellement. Certes je suis dans la djama’at depuis plusieurs années, mais je ne ressentais pas de chaleur spirituelle en mon for intérieur : la Jalsa me l’a accordée. J’ai repris vie spirituellement de nouveau. »

M. Nouriya, d’origine bosniaque, relate : « J’ai entendu les gens parler de la Jalsa. Or, je n’y ai jamais participé. J’ai ressenti des émotions indescriptibles en y participant cette année-ci. J’ai changé de l’intérieur. »

Certaines personnes tentent de mettre les Ahmadis à l’épreuve afin de connaître [leurs réactions], leurs manquements et leurs lacunes.

M. Amar est d’origine syrienne et habite en Allemagne. Il déclare : « En réalité je suis un détracteur de la djama’at. Je suis venu chercher les défauts de la djama’at pour les dévoiler au grand jour. Pendant trois jours, j’ai laissé mon téléphone sur la table, mais personne ne l’a volé. J’ai étudié l’organisation ainsi que les gens sous différents angles. Or, je n’ai pas vu un seul défaut et je suis contraint de changer mon point de vu à propos de cette djama’at. »

Certes il n’est point permis de mettre ainsi les gens à l’épreuve. Certains peuvent être tentés. Or, l’on comprend les intentions avec lesquels les gens viennent à la Jalsa. C’est pour cette raison que tout ahmadi doit être particulièrement vigilant.

M. Ali de la Syrie rapporte : « J’ai connu la djama’at grâce à un ahmadi d’origine arabe. J’ai pu assister à une rencontre lors de laquelle on a évoqué en détail les croyances de la djama’at. J’étais satisfait dans une grande mesure. Par la suite, j’ai pu participer à la Jalsa avec les membres de ma famille. J’ai été fort impressionné par l’organisation de la djama’at et l’atmosphère spirituelle. J’ai passé un beau moment avec vous. Je vous remercie pour votre hospitalité, votre fraternité, l’accueil que vous réservez à vos invités et les nuits que vous sacrifiez pour ces derniers. La djama’at Ahmadiyya est certainement une communauté musulmane et présente de beaux enseignements de l’Islam et dévoile aux autres sa beauté. Nous devons réfléchir sur les beautés cachées [de l’Islam] et le dévoiler aux autres. »

M. Florian est un nouveau converti de la Roumanie. Il relate : « J’ai été fort impressionné par l’organisation de la Jalsa : elle était parfaite et hors pair. Il était difficile d’y trouver des manquements et des défauts. La tenue d’une rencontre aussi parfaite exige de grands efforts, une grande abnégation, des années de planification et d’expérience. De petits enfants servaient de l’eau le visage souriant : ils étaient si contents qu’on aurait dit qu’ils avaient retrouvé un objet perdu. Tout bénévole s’acquittait de sa tâche avec assiduité, dévouement et étant empli d’affection à l’égard de ses invités. Je suis un nouveau Ahmadi. C’est la première fois que je participe à la Jalsa. La première leçon que j’ai apprise de l’aéroport jusqu’à la fin de la Jalsa est que l’on doit se mettre au service d’autrui, faire preuve d’affection et être souriant. »

Il avait aussi participé à la cérémonie de la Bai’ah. En évoquant ses sentiments il déclare : « Une vague de joie et d’émotions merveilleuses m’a traversé au cours de laBai’ah et il m’est difficile de les décrire. Mon cœur est passé par un état fort étrange. Au moment de la Bai’ah mes cheveux se sont dressés. On dirait qu’il y avait un champ magnétique et que tout le monde était entouré par une force d’attraction. La Jalsa était pour moi un rêve. »

M. Byron du Kosovo a déclaré : « Beaucoup de gens m’ont parlé à propos de la Jalsa. Or, je remercie Dieu d’avoir pu y participé et d’avoir été le témoin oculaire de toutes ces choses. J’ai vu ici la discipline, l’affection et l’organisation solide de la djama’at. »

Il m’avait posé la question : « Quel est le secret de la force de la djama’at ? » Je lui a répondu : « Cette djama’at n’a pas été fondée par la main de l’homme. La prophétie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et les promesses divines annonçaient l’avènement du Messie Promis et la fondation de cette djama’at par son entremise. Ainsi c’est la djama’at fondée par Dieu. C’est pour cette raison que vous y voyez toutes ces choses. C’est la djama’at que Dieu a fondée par l’entremise du Messie Promis (a.s.) : il a uni les membres de la Jama’at et le Califat comme les perles d’un chapelet. Il a établi un système qui progresse sous l’ombre des faveurs divines. Si c’était là une organisation fondée par l’homme, les différents complots ourdis au cours des cents dernières années l’aurait réduit à néant.

Il y avait délégation importante de 76 personnes venue de la Bulgarie : cinquante et une n’appartenaient à l’Ahmadiyya. Parmi se trouvaient des médecins, des businessmen, des anciens hauts gradés de l’armée, des enseignants et des intellectuels. Mme Magda a déclaré : « D’innombrables réfugiés viennent s’établir en Europe. Les populations locales éprouvent de la haine à leur égard ; l’anxiété monte. Les conseils offerts par le Calife nous ont apaisés ; ils offrent la solution à toute inquiétude. Je suis fort touchée par les points que vous avez évoqués quant aux droits et aux responsabilités des hommes et des femmes. »

Le fait que les étrangers sont impressionnés exigent que nous comprenions davantage nos responsabilités et que nous en fassions montre par nos actions.

M. Soyasnof, un autre invité témoigne : « C’est la première fois que je participe à cette convention. J’ai appris des choses dans chaque discours. Le discours du Calife chez les femmes m’a très touché. Il a présenté une belle image de l’Islam dont on a grandement besoin de nos jours. »

Un médecin, originaire du Nigeria, faisait partie de la délégation de Malte. Il déclare : « Quelques années auparavant j’avais suivi une formation de six mois sur l’Islam. Celle-ci m’a fait comprendre que l’Islam est la voie que je dois suivre. Or, le mauvais comportement de certains musulmans est en train de ternir les beaux enseignements de l’Islam. Cela m’a secoué un peu. Mais aujourd’hui je constate que la Communauté Musulmane Ahmadiyya est la seule qui présente la vraie image de l’Islam et pratique ses vrais enseignements. Si l’explication du Jihad que la djama’at présente est comprise par les musulmans, le monde sera un havre de paix et de partout émanera l’amour et la fraternité. » Il ajoute : « La djama’at Ahmadiyya reconnaît Dieu comme étant le Seigneur de tous les monde et ne monopolise pas sa divinité. C’est un concept qui m’a rapproché davantage de la djama’at Ahmadiyya. Ceux qui croient que Dieu parlait uniquement dans le passé sont dans l’erreur : la djama’at est sur le droit chemin quand elle dit que Dieu parle toujours. J’étais venu à la Jalsa Salana afin de chercher les réponses à mes questions sur l’Islam. En participant à cette convention et en écoutant les discours du Calife, en particulier, celui qu’il a été adressé aux non-musulmans, j’ai trouvé les réponses à mes questions. L’interprétation du Jihad que présente la djama’at doit être écrite sous forme d’un livre et enseignée aux musulmans et aux non-musulmans afin qu’ils connaissent la réalité. Je prêcherai aux Maltais le message de l’Ahmadiyya et je leur dirai que le véritable Islam est celui pratiqué par les Ahmadis. C’est un Islam de paix. A présent nous allons, aux côtés, des Ahmadis propager le message de l’Ahmadiyya. »

Trois chrétiennes de Malte avaient participé à cette Jalsa. Elles ont passé le deuxième jour dans l’enceinte réservée aux femmes. Elles ont dit au missionnaire : « Aujourd’hui vous nous avez offert la possibilité de passer du temps chez des femmes. Ceci nous a plu davantage. Nous étions plus à l’aise et plus confortable parmi elles. Nous nous sommes senties plus en liberté et nous avons gagné plus de confiance en nous. Nous voulons passer le reste du temps chez les femmes. »

C’est là une leçon pour les jeunes filles qui sont influencées par ceux qui disent qu’il faut mettre fin à la ségrégation entre les hommes et les femmes. Les esprits de beaucoup de jeunes ont été empoisonnés à cause de cela.

Un avocat de la Lettonie du nom d’Arod a déclaré : « C’était la première fois que j’ai eu la chance d’assister à la Jalsa. Avant de venir, ici je ne connaissais pas trop la djama’at, mais durant ces jours j’ai eu la chance d’apprendre beaucoup sur l’Islam. De toute ma vie je n’ai jamais vu autant de personnes se dévouer à votre service avec tant d’amour. Avoir eu la chance de participer à la Jalsa Salana est un honneur pour moi et en rentrant je réfléchirai de nouveau sur ma vie. »

Une invitée d’un nom de Tina déclare : « Le discours adressé aux femmes évoquait les droits de celles-ci et les faveurs du Saint Prophète Muhammad (saw) à leur endroit. Ce discours m’a impressionnée quant au traitement des femmes en l’Islam et à présent je connais le respect que leur accorde l’Islam. En écoutant ce discours j’étais stupéfaite quant à l’emphase mis par l’Islam sur l’égalité des sexes ainsi que sur les droits des femmes et des hommes. Grâce à ce discours j’ai appris beaucoup de chose à ce sujet. »

Un musulman Sénégalais, venu de la Belgique, a déclaré : « J’ai eu la chance de participer à divers conventions et réunions des autres musulmans, mais je n’ai vu, nulle part ailleurs, l’organisation que j’ai vue ici. » Citant l’incident d’un homme qui est tombé de sa chaise il déclare : « Tous les volontaires présents se sont précipités vers lui comme si c’était l’homme le plus important. « J’ai remarqué par cet incident qu’ici tout le monde est respecté, honoré et traité de manière égale. Cet amour et cette fraternité prouvent que la djama’at est la véritable renaissance de l’Islam. L’Ahmadiyya est aujourd’hui la seule qui met en pratique les vrais enseignements de l’Islam. »

Il déclare : « J’aimerais aussi témoigner d’une deuxième chose : de nos jours nous observons une présence énorme d’agents de police dans la plupart des pays européens, surtout lors de grands rassemblements. Mais durant ces trois jours de Jalsa, alors qu’il y avait environs 40 000 personnes présentes, il n’y avait aucun incident fâcheux ou accident alors qu’aucun policier de ce pays n’était présent. Je ne connais même pas la couleur de l’uniforme des policiers allemands. Cela prouve que la djama’at Ahmadiyya connaît très bien les enseignements de l’Islam et les pratique également. Ceci a résulté en une atmosphère pacifique lors de la Jalsa. »

Une femme venue de la Lituanie déclare : « Il y a un proverbe dans notre pays qui dit qu’il faut toujours apprendre, apprendre et encore un fois apprendre. Elle dit que ces jours m’ont beaucoup appris sur l’Islam. J’ai appris que l’Islam met beaucoup d’emphase sur les droits de l’Homme. Dès mon retour j’informerais les gens à propos de la Communauté Musulmane Ahmadiyya. Je voudrais également vous remercier, car j’ai constaté un énorme changement en moi après cette Jalsa. Je vous souhaite mes meilleurs vœux et j’espère participer de nouveau à cette Jalsa. »

Ensuite un autre invité du nom d’Araldou, comptable de profession, a déclaré : « Cette Jalsa a fait naître de l’amour en moi pour les musulmans. Les musulmans prônent la paix et non la guerre. L’EI ne représente pas l’image réelle de l’Islam. Ils commettent ces atrocités pour leur propre intérêt. »

Un nouveau converti du nom de Nadeem a déclaré : « C’est ma troisième Jalsa. » Il a évoqué les nobles qualités des Ahmadis que doivent posséder les Ahmadis. Ils ne doivent pas faire montre de ces qualités à l’égard des étrangers et des nouveaux convertis uniquement. Ils doivent faire montre de compassion mutuelle et mettre fin à leurs rancunes. J’en ai fait mention lors de la Jalsa.

L’intéressé déclare : « C’est la troisième fois que j’assiste à une Jalsa. Deux mois de cela je suis venu en Allemagne à la recherche d’un travail. Un jour j’ai voulu accomplir la prière à Baitus Sabooh. Je suis venu par taxi et par coïncidence je suis tombé sur un chauffeur ahmadi. L’affection qu’il m’a montrée était inégalable et j’ai donc su à ce moment que ce n’était qu’un aperçu de l’amour que le Messie Promis (as) voulait que ses membres montrent [à l’égard d’autrui].

Plusieurs personnes comme je l’ai déjà dit ont fait part de leurs ressentis par la grâce d’Allah. C’est là la grâce de Dieu qu’Il couvre nos faiblesses. Et en général, la Jalsa laisse une bonne impression sur les gens. Cependant certaines personnes ont attiré notre attention concernant des lacunes dans certains départements. Certains invités ont dit que l’appareil pour la traduction pourrait être amélioré, quoiqu’il n’y avait pas de problèmes à cet égard dans le passé. Quelques fois il y avait beaucoup de bruit dans l’écouteur et les autres langues se mélangeaient sur le même canal. J’en ai moi-même fait l’expérience. J’étais en train d’écouter la traduction en ourdou lors de la rencontre en allemand et j’ai constaté que d’autres langues passaient sur la traduction ourdou et qu’il y avait beaucoup d’interférence. Il faut donc être vigilant à cet égard et l’organisation ne doit pas se faire des soucis d’économie mais doit œuvrer sur une meilleure gestion et se procurer de meilleurs appareils.

Une femme venue de la Macédoine a déclaré : « Je ne voulais pas mentionner un point pas très important, mais je vais le faire quand même. Nous n’avons pas l’habitude de manger le repas qui nous a été servi [lors de la Jalsa] et certains [parmi nous] en ont souffert. Les repas étaient trop épicés pour nous. »

On peut préparer les repas [spéciaux] pour ceux venus de l’étranger. C’est là un devoir du comité d’organisation. Quelques fois ils sont peu nombreux, c’est très facile d’organiser tout cela. Nous pensons que tout le monde aime les pâtes et que tout le monde en mangera. Or ce n’est pas le cas. Certaines personnes venues de certains endroits aiment la soupe ou des repas moins consistants. Il est facile de s’informer, par le biais des missionnaires qui ramènent ces invités quant à leurs habitudes alimentaires. Ce n’est pas une tâche difficile à accomplir. Il faut prêter attention à ce sujet.

Ensuite j’ai appris que chez les dames, grand nombre de femmes Ahmadies mangeaient dans le chapiteau réservé aux invitées. Nos femmes, et l’organisation des Lajna en particulier, doivent être vigilantes à cet effet. Nos filles et nos femmes ne doivent pas durant les trois jours de la Jalsa manger dans le chapiteau des repas non épicés mais dans celui des repas ordinaires. Ce faisant il sera plus facile aux invités de prendre leur repas et aux organisatrices de les servir.

Ensuite une femme m’a directement posé une question. Son objectif était clair : elle voulait me dire que la tenue de certaines femmes n’était pas correcte lors des prières. On voyait leurs cheveux et certaines ne se couvraient pas la tête ou n’étaient pas entièrement couvertes. C’était une bonne remarque : il faut que les cheveux soient couverts de l’arrière et de l’avant. Il faut couvrir ces cheveux et faire attention à cela. Certaines m’ont écrit que la prochaine fois il serait mieux d’avoir un lieu réservé pour les mères ayant des enfants en bas âge et d’âge moyen, car il est difficile d’écouter les discours à cause du bruit. Il n’y avait aucun objectif à les placer [dans le chapiteau principal].

Ensuite certaines personnes m’ont dit que lors de la distribution de prix chez les femmes, les caméras de la MTA ont zoomé en gros plan sur les filles. J’avais donné des directives de les montrer de loin et que leurs visages ne devaient pas être visibles. Premièrement, elles doivent se voiler correctement. Si elles ne le sont pas, MTA doit prendre des précautions. S’il y a des nouvelles bénévoles dans ce domaine et qu’elles n’ont pas été briefées correctement, l’on doit prendre des mesures à cet égard et la MTA doit prendre charge de cela. Les instructions concernant le port du voile seraient envoyées aux différentes présidentes des Lajna et il n’y a donc pas besoin de discuter à propos de cela ici.

Les jours de la Jalsa sont porteurs de bénédictions : nous effectuons notre réforme et nous prêchons le message [de l’Islam] aux autres. Nous devons aussi prendre conscience de nos faiblesses. Il ne m’est pas nécessaire de mentionner à chaque fois les manquements. Mais il est certain qu’il y a toujours des lacunes. Aucune organisation ne peut être parfaite. D’une part, nous sommes reconnaissants auprès de Dieu qu’Il a caché nos faiblesses, mais nos organisateurs doivent aussi analyser [leurs œuvres]. Il faut étudier ces lacunes et ces manquements d’un œil critique. Et comme je l’ai évoqué à maintes reprises, il faut consigner ces manquements dans le livre rouge et tenter de les éloigner la prochaine fois. C’est ainsi que nous pourrions améliorer notre organisation.

L’officier de la Jalsa Salana doit tenir une réunion avec chaque département et leur demander de consigner leurs manquements. Ils

doivent les noter afin de trouver la solution après consultation mutuelle et afin de pouvoir améliorer l’organisation l’année prochaine. Si les gens évoquent un point qui mérite rectification ou attention, il faudra, en faisant preuve d’ouverture d’esprit, mettre en place un plan immédiatement afin de dissiper ces doléances à l’avenir. Qu’Allah accorde la possibilité à tous de pouvoir le faire.

Durant cette tournée, j’ai eu l’occasion de faire la pose de la première pierre et l'ouverture de plusieurs mosquées. C’est aussi une grande occasion pour le Tabligh. Les invités présents apprennent davantage à propos de l’Islam : ils sont très étonnés de connaître des aspects de ses préceptes qu’ils ignoraient.

Je vais donc présenter quelques commentaires à ce propos.

Lors de l’inauguration d’une mosquée, un chrétien d’origine espagnole a déclaré : « Mon fils s’est converti à l’Ahmadiyya depuis quelques années. Cela m’a beaucoup inquiété, car je suis un catholique très pratiquant. J’étais triste de voir où mon fils était tombé. Pour moi l’Islam est une religion de mal. Mais aujourd’hui j’ai vu votre Calife et j’ai écouté ses enseignements. J’ai ressenti une paix réelle. Maintenant je suis soulagé que mon fils soit tombé au bon endroit. »

Mme Carola était parmi les invités. Elle relate : « J’étais outrée et peinée que votre Calife a dû répéter à maintes reprises que l’Islam est une religion de paix. Or, je comprends qu’il y a une propagande mensongère à propos de l’Islam aujourd’hui dans le monde. On attribue des mensonges à l’Islam. Ainsi il faut répéter ces faits afin que les gens comprennent cela. Le Calife a expliqué en détail que l’Islam est une religion de paix. Personne ne peut le contredire. Le message est simple : l’on doit s’accepter les uns les autres et vivre en harmonie et dans une atmosphère empreinte de paix. Je n’ai aucun reproche contre la mosquée Ahmadiyya, mais un seul regret. L’église et la mosquée ont le même statut. Les églises sont les lieux d’adorations des chrétiens et la mosquée est celle des musulmans. Or, on a le droit de construire une église au centre de la ville, mais pas une mosquée. Elles sont construites en dehors de l’agglomération. Les musulmans doivent parcourir une longue distance pour venir prier. Pourquoi la commune n’autorise-t-elle pas la construction des mosquées en pleine ville ? »

Comme vous le constatez ceux qui étaient naguère contre la construction des mosquées les défendent à présent. Tout cela grâce aux réceptions organisées par la communauté lors de l’ouverture des mosquées. À présent ils souhaitent qu’elles soient construites en ville aussi.

Monsieur le Maire a déclaré : « Je croyais connaître votre communauté. Or, aujourd’hui j’ai appris davantage à propos de l’Islam et en particulier à propos du soutien que vous apportez dans le monde en raison de votre sympathie. »

Il évoquait les points que j’avais mentionnés auparavant. Le Maire ajoute : « J’étais ravi d’entendre le Calife dire que l’Islam préconise la protection des églises et les adeptes des autres religions. »

M. Stephen, un autre invité, a déclaré : « Ce que j’ai vu était différent de ce que j’avais imaginé. J’ai vu le contraire de ce que j’avais imaginé. Il y avait une atmosphère emplie de paix : le Calife a évoqué le respect des droits d’autrui, la protection de l’autre et l’affection que l’on doit éprouver pour autrui. Aujourd’hui, j’ai connu les principes fondamentaux de l’Islam. J’ai fort apprécié le fait que le Calife a déclaré que l’on doit se concentrer sur nos bonnes qualités et que nous devons fermer les yeux sur nos faiblesses et nos manquements. J’ai aussi apprécié le fait qu’il ait évoqué l’histoire de l’Islam, le fait que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ait été contraint à l’exil, mais qu’il n’a cessé d’être persécuté. On dirait qu’il a ouvert tout un livre de secret sur l’Islam, un livre que personne ne connaissait auparavant. »

Une autre invitée a déclaré : « J’ai écouté le discours du Calife à propos des voisins. Ce sont des préceptes sublimes que je n’ai entendus nulle part ailleurs. Si tout le monde s’acquittait de ses devoirs envers ses voisins tout comme l’a déclaré votre Calife, ce monde sera un havre de paix. Le Calife a déclaré qu’il faut accorder à autrui ses droits au lieu de réclamer les siens. Certainement c’est ainsi que l’on pourra établir la paix réelle.

Le chef du district était présent pour l’inauguration de la mosquée. Dans son discours, il a déclaré : « Les Ahmadis affirment qu’ils ne peuvent serrer la main aux femmes. Pareille pratique est un frein à l’intégration. Cela signifie que vous ne pouvez vous intégrer tant que nos femmes ne vous serrent pas la main et tant que nos hommes ne serrent pas la main à vos femmes. »

Dans mon allocution, j’ai répondu à son objection. La femme [concernée par l’affaire] a déclaré : « Je suis ravie que le Calife a évoqué cette question de serrer la main à autrui. Il n’est point nécessaire que tous ceux qui étaient présents soient d’accord avec lui. Or, je suis quant à moi entièrement d’accord avec lui. Nous devons mettre en exergue les bonnes qualités des autres. C’est ce que j’ai appris de votre Calife aujourd’hui : à savoir que pour qu’il y ait intégration il faut qu’il y ait compréhension mutuelle. Je sais que les musulmans ne consomment pas la chair de porc. C’est pour cette raison que je préparerai une autre chair si les j’invite. C’est là un principe fondamental. De même, si les hommes musulmans ne veulent pas me serrer la main, pourquoi dois-je les forcer à le faire ? »

Ensuite un autre invité allemand a déclaré : « J’ai fort apprécié les explications très claires de votre Calife concernant cette question de serrer la main aux femmes. C’était un honneur pour moi de pouvoir l’écouter. L’on ne peut rejeter ses arguments. Il est fort étrange dans notre société que les hommes musulmans ne serrent pas la main aux femmes. Or, votre Calife a bien expliqué que l’on doit respecter les croyances d’autrui afin de créer une société où règnent la paix et la tolérance. »

La dame qui avait accompagné le chef de district était aussi présente lors de la pose de la première pierre de la mosquée. C’est en raison de cette dame que le chef de district avait dû annoncer que l’on doit serrer la main aux femmes. Cette dame était présente lors de la pose de la première pierre et lors de l’ouverture de la mosquée. Elle était présente un an auparavant. Elle était très en colère que les hommes et les femmes ne peuvent se serrer la main, car on l’avait informé que je ne serre pas la main aux femmes.

Elle déclare : « Je suis ravie que le Calife a répondu à toutes les questions de M. Gemké, le chef de district. L’année dernière la lettre d’invitation que j’ai reçue disait que les hommes ahmadis ne serreront pas la main aux femmes [lors de la réception]. J’étais fort blessée en lisant cela. Or, aujourd’hui le Calife a expliqué cela en détail. Si on me l’avait ainsi expliqué avant de m’avoir envoyé la lettre, je l’aurai aisément compris. Selon moi les femmes peuvent serrer la main aux hommes, cependant le discours du Calife a changé mon point de vue à savoir que nous ne devons pas imposer de force nos traditions sur les autres et que nous devons prendre en considération les croyances et les opinions d’autrui. »

L’on doit faire preuve de sagesse lorsqu’on évoque aux autres sa religion et ses traditions, afin qu’autrui comprenne vos propos et ne soit pas blessé. Cette femme, qui était la représentante d’une église, a bien souligné qu’il n’était point nécessaire d’annoncer dans une lettre que [les hommes musulmans] ne serrent pas la main [aux femmes]. Ce n’est pas là quelque chose que l’on met en écrit. Si vous doutez qu’elle agira de la sorte en ce cas ne l’invitez pas. Ensuite vous l’avez aussi invitée à l’inauguration de la mosquée. Or le chef du district a bien fait de soulever à nouveau ce point. Ceci m’a permis de leur donner, dans une certaine mesure, une réponse détaillée. Je ne leur ai pas répondu avec une quelconque gêne, mais de manière franche et avec sagesse. Le chef du district aussi n’espérait peut-être pas recevoir une réponse aussi détaillée, car il a fait part de son ressenti à ce sujet. Mais il était content d’avoir reçu une réponse à ses questions, et il a aussi ajouté que j’avais très bien réfuté ses arguments. Ayez toujours à l’esprit que nous ne voulons pas imposer de force [nos valeurs] à autrui, mais nous n’allons pas non plus abandonner nos enseignements. Nous ne devons pas ressentir de la gêne pour quoi que ce soit. En matière de religion, l’enseignement islamique est si sublime, qu’aucun garçon, fille, femme et homme ahmadi ne doit être victime de quelque complexe d’infériorité. Si nous devons réunir le monde sous le drapeau de l’Islam, nous devrons, en toutes circonstances, présenter nos exemples de mise en application, et nous devons faire preuve de courage. J’ai évoqué cette femme qui a vu ce message sur son bordereau d’invitation à l’inauguration. Après m’avoir écouté, en plus d’avoir fait part de ce que je viens de vous présenter, elle a également dit : « Depuis un an j’étais très peinée par cet incident. J’avais l’impression d’avoir été humiliée, et je suis partie pour la cérémonie de la pose de la première pierre le cœur serré. Je suis certes venue aujourd’hui, mais j’étais anxieuse. Mais aujourd’hui après avoir écouté vos paroles, je repars avec le sourire, et on a tout à fait le droit de serrer ou de ne pas serrer la main. »

De nombreuses personnes ont fait part de leurs impressions à ce sujet, et ont dit qu’elles ont maintenant compris ce qu’est la véritable intégration, et qu’elles ont compris ce qu’est le véritable Califat. Un jeune homme a lancé un défi important à l’endroit de tous les hommes et toutes les femmes ahmadis. Il a déclaré : « Votre Calife est âgé. Il est également Calife, c’est peut-être pour ces raisons qu’il met en pratique ses enseignements. Mais maintenant nous allons voir si les jeunes ahmadis, garçons et filles, les femmes et hommes ahmadis mettent en pratique les préceptes de l’Islam. Est-ce que les femmes s’empêcheront de serrer la main aux hommes, et ces derniers celles des femmes ? Si les jeunes ahmadis, filles et garçons, respectent cette consigne, je saurai que vous suivez vraiment vos préceptes. »

Il s’agit là d’un grand défi lancé à tout ahmadi, homme et femme de l’Allemagne. Il est maintenant de votre responsabilité de mettre en pratique chaque petite partie de vos enseignements sans être victime d’aucun complexe d’infériorité. Montrez à ces personnes que même en vivant en Europe, vous n’avez pas le moindre doute quant à la suprématie des préceptes de l’Islam.

De même, les filles doivent également faire attention quant à leurs tenues et au port du voile. Elles doivent éviter toute atteinte à leur pudeur et à leur chasteté. La branche des Lajna doit particulièrement veiller à cela. Ainsi, la branche de la Khuddam-ul-Ahmadiyya doit également prêter une attention particulière quant à l’éducation des Khuddam. L’Ansarullah doit également remplir ses devoirs. Toutes les branches et l’organisation de la communauté doivent, selon les faiblesses décelées chez les membres, faire leur propre programme d’éducation, et essayer d’en tirer le meilleur profit. Les autres commencent maintenant à vous regarder et regarderont vos actes. Qu’Allah l’Exalté, nous permette à tous d’en être à la hauteur.

Je veux également ajouter que la Jalsa et les cérémonies concernant mosquées, ont en tout généré plus de 80 articles dans les médias, et il est rapporté que le nombre de personnes susceptibles d’écouter et de lire ceux-ci atteint les 72 millions de personnes. Cinq chaînes de télévision ont présenté un reportage sur la Jalsa d’Allemagne. Il y avait une chaîne Radio, trois journaux, deux agences d’information, et aussi d’autres nombreux journaux. Parmi les chaînes télévisées il y avait : SWR TV, Baden TV, RTL TV, ZDF TV, et Albanian TV. Il y a également eu des articles dans de nombreux journaux.

J’ai prononcé le sermon [dans cette salle], mais en raison du manque de place je me rendrai dans une petite pièce au niveau de la réception afin de diriger la prière. Je vous demande de patienter ici, le temps que je me rende là-bas, et que je commence la prière.

Lors de ma dernière visite [nous avions prié] dans le bâtiment nommé Baitul Affiyat acheté par les Lajnas et les Ansars. Il s’y trouve une grande salle et il y avait de la place. Mais cette fois-ci en raison de certaines objections non résolues soulevées par la mairie nous n’avons pas encore obtenu l’autorisation de prier là-bas.

C’est pour cette raison qu’on a empêché les femmes de venir ici pour la prière du vendredi, seuls les hommes sont présents. Ces faits remontent à longtemps. Il incombait à la Lajna et à l’Ansarullah, de le rendre conforme aux lois et de faire en sorte qu’il puisse être utilisé dans les plus brefs délais. La Lajna et l’Ansarullah attendaient-ils peut-être que la Mairie vienne vers eux et qu’ils les supplient d’utiliser le bâtiment ? Il n’en sera pas ainsi. Vous devez immédiatement prendre les mesures nécessaires. Si l’Amir Saheb et le comité en charge des propriétés sont impliqués, ils doivent immédiatement les aider. Il ne faut pas que vous restiez encore à attendre des années que la Mairie nous autorise d’elle-même à utiliser ce bâtiment. Abandonnez à présent ces paresses, et remplissez vos devoirs vis-à-vis votre travail.

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